THÈSE Pour le diplôme d'Etat de DOCTORAT EN MEDECINE Psychiatrie en Tunsie
ÉTUDE DES THÈSES DE PSYCHIATRIE EN TUNISIE

Résultats

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(c) Psychiatrie Adulte :

1. Retard mental :

Les débilités mentales en consultation de psychiatrie. Etude comparative de deux années de consultation. [Touati Souad, Sfax 1986]

2. Delirium :

La confusion mentale: Etude clinique et psychopathologique. A propos de 94 cas. [Zribi Sofiene, Tunis 1988]

La confusion mentale: Profil clinique et évolutif. A propos de 50 cas hospitalisés au service de psychiatrie de Monastir. [Ouni Bouraoui, Monastir 1999]

3. Troubles mentaux dus à une affection médicale générale :

Aspects psychologiques et psychiatriques de l'hémodialyse chronique et de la greffe rénale. [Tabbane Karim, Tunis 1989]

Contribution à l'étude clinique des troubles mentaux dans l'épilepsie (À propos de 87 cas). [Boughanmi Lotfi, Tunis 1990]
L’importance de l’organicité dans la genèse des troubles mentaux a toujours été une question fondamentale en psychiatrie. Plus spécifiquement, l’épilepsie constitue le modèle où le psychique est intimement lié au somatique. Dans une perspective essentiellement clinique, ce travail rappelle combien sont polymorphes et souvent difficiles à diagnostiquer les désordres psychiatriques de l’épilepsie surtout au début. Il souligne l’intérêt de l’examen clinique surtout psychiatrique devant l’identification diagnostique de ces troubles et leur suivi.

Mots clés : Epilepsie, Clinique, Troubles psychiques, Aspects sociaux.

Epilepsie en consultation de psychiatrie adulte. A propos de 344 cas. [Baklouti Mejda, Sfax 1991]

Affections organiques à masque psychiatrique. Psychiatrisation abusive et intrication somato-psychique. (A propos de 20 observations). [Zouari Naceureddine, Sfax 1992]

Contribution à l'étude des formes psychiatriques de l'hyperparathyroïdie primaire chez le sujet âgé (À propos de deux cas). [M'tar Mohamed, Tunis 1994]
Dans ce travail, nous avons essayé de contribuer à l'étude des manifestations psychiatriques de l'HPTP chez les sujets âgés. En l’occurrence, nous avons rapporté nos observations à propos de 2 cas illustrant 2 tableaux psychiatriques différents de la maladie.

- Dans la première observation, nous avons une patiente âgée de 80 ans qui présente une démence (avec difficulté de concentration, défaillance de mémoire) et des troubles du comportement associés à une asthénie, une anorexie et une HTA. Une hypercalcémie à 2,75 mMoles/L, une hypophosphorémie à 0,80mMoles/L, des P.A légèrement élevées à 95 U.I /L et une PTH élevée à 340 Pmoles/L. L’échographie cervicale conclu à un adénome parathyroïdien ectopique. Un traitement médical hypocalcémiant à base de calcitonine a été inefficace. La chirurgie a consisté en l'ablation d'un adénome parathyroïdien sur P3 gauche ectopique. L'évolution post-opératoire a été marquée par la régression totale des troubles psychiques, l'amélioration de l'état général et une calcémie toujours strictement normale à 2,32 mMoles/L.

- Dans la seconde observation, nous avons rapporté l'histoire d'une patiente âgée de 67 ans qui présente depuis 10 ans une hypercalcémie, des lithiases viscérales multiples (rénale pancréatique et vésiculaire) dont l'origine a été rattachée à une HPTP justifiant 3 cervicotomies successives sans succès faisant évoqué une parathyroïde ectopique.

La patiente s'est présentée dans un tableau de dépression et de confusion associé à une asthénie, une fatigabilité et une HTA à 17/9. Une hypercalcémie à 3,14 mMoles/L , une hypophosphorémie à 0,6 mMoles/L , des PA élevées à 101 U.I/L et une PTH élevée à 400 Pg/ml. Un scanner cervico-thoracique a conclu à un nodule sécrétant ectopique. Le traitement médical hypocalcémiant à base de calcyn est de nouveau inefficace. La chirurgie a aboutie à la résection d'une glande parathyroïde ectopique. L'évolution post-opératoire est favorable avec disparition des manifestations psychiatriques, amélioration de l'état général et une normalisation de la calcémie à 95 mg/L.

Au tenue de ces observations, nous soulignons l'inefficacité du traitement médical et le grand succès du traitement chirurgical à faire régresser totalement les désordres psychiatriques et à normaliser le bilan biologique au cours de cette affection.

Mots clés : Hyperparathyroïdie primaire, Sujet âgé, Dépression, Confusion, Démence, Traitement chirurgical.

Remaniements psychoaffectifs chez les hémodialysés chroniques (À propos de 100 cas). [Mseddi Mounir, Sfax 1994]

Les aspects psychiatriques de l'épilepsie (A Propos de 160 cas). [Chelly Mohamed, Sfax 1997]
Les rapports épilepsie-psychisme ont de tout temps suscité l'intérêt, la curiosité, voire la polémique.

Nous avons réalisé ce travail, dans le but d’approcher les aspects psychiatriques de l'épilepsie: essentiellement les troubles psychiques critiques, péri-critiques et inter-critiques, et accessoirement les aspects psycho-dynamiques et psychosociaux; et ce, à partir de la population des épileptiques suivis aux consultations externes de psychiatrie, au C.H.U. de Sfax. Notre étude est de type rétrospectif.

Nos critères de sélection ont été: la première consultation ayant eu lieu entre le 1/1/81 et le 31-12-95; un âge minimum 17 ans au 1/1/96, présence de troubles psychiques critiques, péri-critiques ou inter-critiques; absence d'antécédents d'hospitalisation en psychiatrie.

Nous avons ainsi, colligé 160 cas représentant 20,5% de l'ensemble des 780 épileptiques suivis pendant la période considérée.

Dans cette série, l'âge moyen était de 30 ans 6 mois. Il y avait une légère prédominance masculine (sex-ratio = 1,08), un âge moyen de début de l'épilepsie relativement précoce (12 ans et 11 mois), et une longue évolution moyenne de l'épilepsie (ancienneté moyenne 17 ans et 6 mois).

Conformément aux donnés de la littérature le sexe masculin, le début précoce et la longue évolution de l'épilepsie, semblent avoir une valeur prédictive du développement des troubles psychiques, chez les épileptiques.

Il en est de même pour les lésions cérébrales patentes: le taux des épilepsies symptomatiques était de 52,5% dans notre série.

73,8% présentaient, des crises généralisées d'emblée dont 55% de type grand mal. Les autres (26,2%) présentaient des crises à début focal, dont la moitié était formée de crises partielles à sémiologie complexe que nous avons assimilées à des crises d'épilepsie temporale. Rappelons que pour beaucoup d'auteurs, il y aurait un lien étroit entre celle-ci, et les troubles psychiques.

53,1% étaient célibataires; 43,76% étaient professionnellement inactifs, et 52,5% illettrés.

Dans l'ensemble, l'insertion socioprofessionnelle des malades de la série étudiée était médiocre. Ceci, à côté des attitudes de rejet et d'exclusion, alimentées par des préjugés sociaux hostiles, expose l'épileptique à un stress durable, pouvant déclencher des crises épileptiques, signant ainsi et d'un point de vue psychodynamique, une fuite dans l'inconscient.

Quant aux troubles psychiques dans la série étudiée, ils étaient de nature très variée et parfois associés.

La débilité mentale avait une prévalence de 43,7% et était, pour la plupart, liée à une encéphalopathie patente.

Des accès psychotiques aigus, ou répétitifs, étaient retrouvés chez 13,8%. Ces troubles survenaient en période, critique ou péri-critique, de crises partielles complexes le plus souvent. Alors que les psychoses chroniques n'étaient relevées que chez 8,1%, et apparaissaient généralement après une longue évolution, d'une épilepsie à crises à début focal, le plus souvent.

Les troubles névrotiques durables étaient relevés chez 33,1%, avec autant de névroses structurées, que d'états anxio-dépressifs névrotiques, et une prédominance féminine nette dans les deux cas.

21,9% présentaient des troubles épisodiques du comportement de type agressif, instable ou agité.

Des troubles mineurs, du caractère à type d'irritabilité, d’impulsivité ou de viscosité, étaient retrouvés dans 37,5% des cas. Ces troubles, autrefois mis sur le compte, de la personnalité épileptique, ne concernaient en fait, qu'une minorité (7,6%) des épileptiques ambulatoires, dans notre étude.

Dans l'ensemble, 119 patients présentaient des troubles psychiques inter-critiques, soit 15,3% de l'ensemble des épileptiques consultants. Les psychoses chroniques, et les états névrotiques durables, y étaient plus fréquents en cas d'épilepsie à crises à début focal, alors que les troubles épisodiques du comportement, y étaient plus fréquents, en cas d'épilepsie à crises généralisées d'emblée.

Quoi qu'il en soit, les rapports existant entre le psychisme et l'épilepsie, vus sous un angle psychodynamique et psychosocial, même en l'absence de troubles psychiques manifestes, montrent que la prise en charge de l'épileptique devrait viser, non pas la seule suspension des crises, mais plutôt un équilibre général, et une intégration, familiale et socioprofessionnelle, satisfaisante.

Mots clés : Epilepsie, Troubles psychiques, Ethiopathogénie, Aspects psychosociaux.

Evaluation de la morbidité psychiatrique mineure chez l'hémodialysé. A propos de 109 cas. [Beltaief Nabil, Monastir 1997]

Qualité de vie après traitement des cancers gynécologiques et mammaires. A propos de 100 patientes traitées au C.H.U Farhat Hached de Sousse. [Ben Fatma Leila ép Rejeb, Sousse 1998]
II s'agit d'une étude prospective portant sur 100 patientes traitées au CHU F. Hached de Sousse pour cancers gynécologiques ou mammaires.

Le but de ce travail est d'évaluer la qualité de vie de ces patientes afin d'améliorer le vécu psycho-social de la maladie et prévenir les séquelles éventuelles.

Notre questionnaire est formé d'items groupés en 3 échelles : les aspects fonctionnels et physiques, psychologiques et sexuels, et relationnels.

L'âge moyen de nos patientes est de 44 ans. 76% sont porteuses d'un cancer mammaire et 24% d'un cancer gynécologique.

Dans 66% des cas il s'agit d'un stade avancé III ou IV. 85% des patientes sont en cours du traitement et 25% sont traitées par l'association chirurgie, chimiothérapie, radiothérapie.

La qualité de vie des patientes est appréciée par plusieurs paramètres:

• L’état général: 74% des patientes ont un Indice de Karnosfky supérieur ou égal à 90%.

•les effets secondaires des traitements: retrouvés dans 100% des cas après chimiothérapie, dans 44% des cas après radiothérapie et dans 13% des cas après chirurgie.

• L’état physique et fonctionnel : la moitié des patientes présentaient une diminution de leur activité physique et fonctionnelle.

• L’état psychologique et sexuel : 50% des patientes souffraient psychologiquement de la maladie ou de ses traitements. Les problèmes sexuels étaient fréquents notamment chez les patientes opérées pour cancers gynécologiques.

• L'évaluation de la qualité de vie selon l'échelle de SPITZER et le FACT-G a révélé que la qualité de vie est dégradée de façon importante chez 6% des patientes, moyenne chez 33%, minime chez 61% des patientes.

L'amélioration de la qualité de vie de ces patientes est multidisciplinaire. Elle impose le choix des thérapeutiques les moins invalidantes, la prévention et le contrôle des effets secondaires, la prise en charge psychologique et la réinsertion socioprofessionnelle adéquate.

Mots clés : Cancérologie, Gynécologie, Psychologie, Tumeurs Gynécologiques, Qualité de vie, Prise en charge.

Etude des facteurs de risque des troubles mentaux chez l'épileptique. A propos de 200 cas. [Sayadi Latifa ép Besbes, Monastir 1999]

Aspects psychologiques, psychiatriques et qualité de vie chez les patients atteints de la maladie de Behcet. [Cherif Trabelsi Mouna, Sfax 2001]

La qualité de vie en dermatologie. [Ben Ammar Hatem, Tunis 2001]
La peau située à l'interface entre le corps et le monde extérieur, est une zone privilégiée des interactions entre l'individu et la société.

La qualité de vie est un concept assez large, dont la mesure est particulièrement utilisée au cours des affections chroniques y compris en dermatologie.

L'objectif de notre travail a été d'étudier la qualité de vie en dermatologie, tout en élaborant une version tunisienne de l'échelle Skindex-29, pour cela nous avons questionné 60 malades, dont 20 sont atteints de psoriasis, 20 sont atteints de vitiligo et 20 sont atteints d'onychomycoses.

L'évaluation des propriétés psychométriques du questionnaire a été satisfaisante.

Les dermatoses chroniques ont altéré la qualité de vie des patients. Cette altération touche par ordre décroissant les malades atteints de psoriasis (score total =54,9%), de vitiligo (score total =34,8%), et d'onychomycoses (score total =25,3%) avec p<10-3. Les malades ont été particulièrement sensibles à l'atteinte des zones découvertes p=0,017, et notamment du visage p=0,05. Ces résultats sont conformes aux données de la littérature relative au sujet.

La version tunisienne du Skindex-29 permettra une meilleure adéquation entre les aspirations des patients et la nature de la prise en charge offerte par les dermatologues.

Mots clés : Qualité de vie, Echelle d’évaluation, Psoriasis, Vitiligo, Onychomycose.

Santé mentale et infertilité féminine: Concepts et mesure. [Amor Mounir, Monastir 2001]

Santé mentale et qualité de vie du diabétique: concepts et mesure. [Faouel Noura, Monastir 2002]
Le diabète sucré est un problème majeur de santé publique en Tunisie. Source de réactions psychologiques assez variées, le diabète peut aboutir à des problèmes de santé mentale à type de détresse psychologique, voire d'authentiques troubles anxieux et dépressifs, altérant par la même de façon significative la qualité de vie des malades.

L'étude présentée est une enquête transversale réalisée sur une période de quatre mois du premier février jusqu'au 31 mai 2001 auprès de 250 diabétiques suivis à la consultation externe et au service de médecine interne et d'endocrinologie au CHU Mahdia.

Le but est d'apporter une contribution objective à l'évaluation de l'impact de la maladie diabétique sur la santé mentale et la qualité de vie de ces patients, afin d'améliorer la qualité de la prise en charge ce qui permettra une personnalisation et une meilleure adhésion au traitement.

La mesure de la santé mentale de nos diabétiques nous a permis d'identifier une détresse psychologique et une mauvaise adaptation psychologique chez 41,2 % des cas ; une symptomatologie anxieuse majeure dans 20,8 % des cas et une symptomatologie dépressive sévère dans 20,4 % des cas.

L'évaluation de la qualité de vie en utilisant la MOS SF-36 nous a permis de retrouver un score moyen global de 47,75 et une altération de la qualité de vie de nos patients dans 71,6% des cas.

L'approche analytique nous a permis de relever que la probabilité de présenter une symptomatologie dépressive ou une altération de la qualité de vie est corrélée à des variables quantitatives et qualitatives.

L'étude de lien entre qualité de vie et santé mentale nous a permis de retrouver que la présence d'une souffrance psychologique, d'une mauvaise adaptation et d'une symptomatologie anxieuse ou dépressive sont corrélés positivement à une altération de la qualité de vie.

La mesure de la santé mentale et de la qualité de vie du diabétique contribue à l'amélioration de la prise en charge globale et permet au patient de devenir un interlocuteur actif et sensible à l'action du médecin dans ses conduites thérapeutiques.

Mots clés : Santé mentale, Qualité de vie, Echelles de mesures, Diabète Facteurs de risque.

Qualité de vie et santé mentale de l'hémodialysé. [Ghachem Anouar, Monastir 2003]
L'hémodialyse itérative en tant que traitement substitutif de l'insuffisance rénale terminale a considérablement amélioré l'espérance de vie des patients hémodialysés. Toutefois, ce traitement, en raison des impératifs thérapeutiques, de l'atteinte de l'intégrité physique et des perturbations de la vie familiale et socioprofessionnelle, entraîne une souffrance cliniquement significative pouvant aboutir à des problèmes de santé mentale et par la même à une altération de la qualité de vie.

Le présent travail est une enquête transversale réalisée du 2 Février au 29 Avril 2002 auprès de 162 hémodialysés dans quatre centres situés dans les gouvernorats de Mahdia et de Monastir.

Le but est d'apporter une contribution objective à l'évaluation de l'impact de l'hémodialyse itérative sur la santé mentale et la qualité de vie des patients. Nos objectifs étaient essentiellement de mesurer la santé mentale et la qualité de vie à l'aide du GHQ et du KDQOL-SF.

L'étude des caractéristiques de l'hémodialyse nous a permis de retrouver une ancienneté supérieure à 15 ans (3,1%), une fréquence bihebdomadaire de séances (47,5%), une durée de séance de moins de 4 heures (52,5%), une prescription de l'Erythropoïétine recombinante humaine (4%) et une insuffisance de la "dose de dialyse" (42%).

L'évaluation de la santé mentale nous a permis de retrouver une symptomatologie anxio-dépressive chez 51,85% des hémodialysés.

La mesure de la qualité de vie nous a permis de retrouver un score moyen global de 55,22 au KDQOL-SF et une altération de la qualité de vie dans 65% des cas en se référant à la valeur seuil de 66,7 du score moyen global du SF-36.

L'approche analytique nous a permis de relever que la survenue d'une altération de la qualité de vie est corrélée essentiellement à l'absence d'autonomie, au sexe féminin, à l'âge avancé et au faible niveau socioéconomique et que la survenue d'une symptomatologie anxio-dépressive est corrélée à l'absence d'autonomie et d'activité professionnelle.

L'étude du lien entre santé mentale et qualité de vie nous a permis de retrouver une corrélation entre la présence d'une symptomatologie anxio-dépressive et une baisse des scores moyens du KDQOL-SF indiquant une altération de la qualité de vie.

Mots clés : Hémodialyse, Qualité de vie, Santé mentale, Évaluation.

Cancer, qualité de vie, et troubles psychiatriques. A propos d'une étude comparative réalisée auprès de 50 patientes traitées pour cancer du sein. [Ben Amor Cyrine, Tunis 2004]
Le cancer est une pathologie lourde, invalidante et mortelle. Il est associé à des représentations socioculturelles variées ainsi qu’à une détresse psychologique très variable selon les individus et les sociétés.

Malgré l’amélioration de l’efficacité des thérapeutiques et l’allongement de la survie des patients, d’autres préoccupations sont apparues : le poids des traitements et leurs toxicités, le retentissement psychologique et social de la maladie et de son traitement. Le concept de qualité de vie et de soins fait partie intégrale, actuellement, des essais cliniques, des choix thérapeutiques et du suivi des patients traités pour cancer.

Nous avons mené une enquête auprès de 50 patientes, traitées pour cancer du sein et suivies à l’institut Salah Azaiez, et d’un groupe témoins issu de la population générale.

Ce travail a pour objectifs : de décrire les répercussions personnelles, familiales, professionnelles, sociales et du cancer du sein, de comparer la qualité de vie des patientes par rapport à la population générale et de dépister les troubles psychiatriques.

Dans notre population nous avons relevé que 11% des patientes présentent des difficultés avec leurs enfants, 26% avec leur conjoint, 9% ont divorcé suite à l’apparition du cancer et 40% déplorent une modification de leur vie sexuelle. Sur le plan professionnel, 48% des patientes ont abandonné leur profession et 36% décrivent une détérioration de leurs relations et de leurs ambitions professionnelles. Nous avons trouvé également que 31% des patientes ont recours à la tradithérapie simultanément au traitement conventionnel et que 28% sont favorables à l’euthanasie.

A l’échelle SF-36 de qualité de vie, on a relevé une altération significative de la santé générale, psychique ainsi que l’existence de la douleur chez ces patientes en rémission, comparées aux témoins ; alors que le QLQ-C30 a permis de détecter une détérioration significative de la dimension émotionnelle de la qualité de vie.

L’inventaire de Beck de la dépression, a permis le dépistage de 28% de cas de dépression modérée et sévère.

On conçoit la nécessité d’une intégration de l’évaluation psychologique, de la qualité de vie des patientes à toutes les phases du suivi et la formation d’équipe qualifiée au soutien et à la prise en charge de ces malades.

Mots clés : Qualité vie, Tumeurs, Psychologie, Psychiatrie.

4. Troubles liés à une substance :

4-a- Troubles liés à l’alcool :

Les aspects psychosociaux de l'alcoolisme en Tunisie (À propos de 306 cas). [Annabi Mohamed, Tunis 1977]

L'alcoolisme dans le milieu des Dockers de Tunis. [Elaissaoui Moncef, Tunis 1981]

Contribution à l'étude des aspects psychiatriques de l'alcoolisme en Tunisie. [Fitouri Abdessatar, Tunis 1993]
Après avoir rapporté, les données de la littérature concernant les aspects socioculturels, cliniques et étiopathogéniques de l'alcoolisme chronique, nous avons procédé à l'étude de 83 dossiers d'éthyliques, recensés à partir de 2509 entrants dans un service de psychiatrie de l'hôpital RAZI, au cours d'une période de 13 ans (1980-1992).

Les patients, en majorité de sexe masculin (une femme pour 24 hommes), avaient dans la plupart des cas (62,6%) entre 21 et 40 ans, 48,7% étaient mariés et de conditions socio-économiques modestes (55% "sans profession" ou "travailleurs occasionnels").

Les conduites alcooliques observées étaient dans 55,4% des cas périodiques et massives. Un malade sur deux avait des antécédents judiciaires.

Les tableaux cliniques présentés étaient, par ordre de fréquence décroissant : les syndromes délirants et/ou hallucinatoires (30,1%) les ivresses pathologiques (l6,9%), les delirium tremens (15,7%) les troubles de l'humeur (13,3%), les troubles caractériels (8,4%), les syndromes névrotiques (6%) et les états démentiels (6%).

Sur le plan psycho dynamique, le fonctionnement psychique était dominé par : l'oralité, l'homosexualité, la tendance au passage à l'acte et un masochisme érogène.

Mots clés : Alcoolisme, culture, Psychiatrie, Psychopathologie.

L'alcoolisme en Tunisie: Approche médico-psychologique et psycho-sociale. [Dellagi Fatma, Tunis 1994]
Le but de notre travail est de comparer les formes cliniques de 1'alcoolisme telles qu'elles sont décrites dans les pays occidentaux, aux modalités de consommation d'alcool dans notre contexte socioculturel présumé intolérant. Nous nous sommes basés essentiellement sur une enquête auprès de 130 buveurs et sur l'étude de quelques dossiers de patients alcooliques. Les résultats montrent qu'il s'agit d'une consommation excessive (en moyenne 8 bouteilles de bière ou 1,8 bouteille de vin) et qu'au cours du mois de Ramadan, l'abstinence n'est responsable d'aucune symptomatologie de sevrage. Ce phénomène particulier nous a amenés à évoquer un certain nombre d'hypothèses pour expliquer la rareté de l'alcoolo-dépendance, en Tunisie.

Mots clés : Alcool, Alcoolisme, Culture, Alcoolopathie.

L’Alcoolisme en Milieu Psychiatrique. [Maoui Sabri, Monastir 1997]*

4-b- Troubles liés au Cannabis :

Toxicomanie au cannabis et ses complications. A propos de 58 cas. [Ben Rhayem Slim, Tunis 2004]
La toxicomanie au cannabis est un sujet d'actualité, qui fait l'objet d'une importante discussion.

Les objectifs de l'enquête ont été :

1. D'étudier le profil épidémiologique et clinique du toxicomane au cannabis.

2. De rechercher les spécificités de cette toxicomanie.

3. De mettre en évidence les complications de cette forme d'addiction.

Il s'agit d'une enquête type descriptive et rétrospective.

La population a été composée d'un échantillon de 58 patients hospitalisés.

Le toxicomane au cannabis apparaît comme une personne de sexe masculin a 90%, âgé en moyenne de 30 ans, célibataire, issue d'un milieu économique moyen ou défavorable avec un emploi précaire ou au chômage.

Une personnalité pathologique a été retrouvée. La personnalité antisociale dans 25% suivie de la personnalité évitente l6%, puis schizoïde 14%, dépendante 9%, histrionique 5%, et enfin de type borderline 5%.

14% des patients sont atteints de schizophrénie.

80% des usagés présentent une dépendance au cannabis.

La durée moyenne de la toxicomanie est de 10 ans.

Le nombre moyen de joint est de 5 par jour.

Le motif essentiel de rencontre du sujet avec le cannabis est l'intégration à un groupe (45%) suivie de la lutte contre un conflit (29%).

45% des patients associent l'héroïne.

64% des patients ont présenté différents troubles induits d'expressions diverses.

Les complications sociales décelées dans notre échantillon sont importantes, puisque nous avons retrouvé un absentéisme dans 37% ainsi qu'une restriction social dans 60%.

La toxicomanie au cannabis est également responsable de problèmes légaux dans plus de 50%.

Ce travail montre l'importance de la comorbidité, et l'étendue des complications psychiatriques et sociales liées à la toxicomanie au cannabis.

Mots clés : Toxicomanie, Cannabis, Dépendance, Complication.

4-c- Troubles liés à la nicotine :

Le tabagisme chez les enseignants de Kalaa Kebira: épidémiologie et perspectives de prévention. [Zeineb Amira ép Kaouel, Sousse 1994]
L'objectif de ce travail est d'étudier l'ampleur du phénomène tabagique chez les enseignants de la commune de Kalaâ-Kebira (Sousse-Tunisie). Il s'agit d'une enquête descriptive, transversale et exhaustive: utilisant un questionnaire auto administré distribué à 402 professeurs et instituteurs (taux de participation 89%). La population d'étude est constituée de 358 enseignants dont 40,5% sont des professeurs de l'enseignement secondaire et 53,6% sont de sexe masculin, la moyenne d'âge est de (35,76 ± 7,9) ans. Les principaux résultats sont : la prévalence globale du tabagisme chez les enseignants est de 29,32% (51,6% chez les homme et 3,61% chez les femmes). Le taux des ex fumeurs est de 10,34%. 58% des fumeurs consomment plus que 20 cigarettes par jour. 78,7% des fumeurs sont dépendants à la nicotine selon le test de Fagertröm. La moitié des fumeurs souffrent d'au moins un signe fonctionnel respiratoire (toux, dyspnée, expectoration). 42,4% des enseignants sont mal informés de la gravité du tabac. 77,9% du corps enseignant sont favorables à la lutte antitabac, cependant les 3/4 des enseignants fumeurs ne s'abstiennent pas de fumer devant leurs élèves. La prévalence tabagique masculine chez les enseignants est proche de celle des médecins et de l'adulte tunisien en général. L'ampleur du phénomène tabagique chez les enseignants de Kalaâ-Kebira est identique à celle de certains pays Européens et Africains. Une insuffisance des connaissances a été notée limitant ainsi le rôle de modèle et de relais de l'information que doit jouer l'enseignant. Le tabagisme des enseignants, point de départ de l'intoxication tabagique des élèves, est un obstacle majeur à la réussite des programmes de lutte anti-tabac. Un programme d'éducation pour la santé destiné au corps enseignant est indispensable.

Mots clés : Médecine Communautaire, Tabagisme, Corps enseignants, Prévention, Education sanitaire.

4-d- Troubles liés aux opiacés :

La toxicomanie aux opiacés: A propos de 39 cas hospitalisés. [Trabelsi Inès ép Bennys, Tunis 1998]
Les toxicomanies occupent une place prépondérante dans l'actualité médico-sociale.

Les dépendances aux opiacés, particulièrement à l'héroïne sont parmi les plus graves et les divers recours thérapeutiques demeurent aléatoires.

Malgré les progrès de la neurobiologie et des études comportementales, il demeure difficile d'élucider l'étiopathogénie de ce trouble dont semble à l'origine, une vulnérabilité qui serait la résultante de facteurs biologiques, d'une sociogenèse et d'une psychogenèse.

Notre travail a consisté à tenter d'établir le profil clinique, épidémiologique et thérapeutique du toxicomane aux opiacés hospitalisé. Ceci à partir d'une étude rétrospective, portant sur 39 patients toxicomanes aux opiacés et avec l'appoint d'un groupe témoin composé de 39 toxicomanes à des produit autres qu'opiacés. Il apparaît que la toxicomanie aux opiacés est une pathologie essentiellement masculine atteignant surtout des adultes jeunes. 74% de nos patients ont commencé à consommer ces substances à l'étranger. Le produit de prédilection est l'héroïne. Près du quart ont fait l'objet de poursuites judiciaires. D'autre part, ses complications somatiques s'avèrent lourdes. Deux patients sont décédés du SIDA. Un patient est atteint d'hépatite B chronique. Un patient est atteint de syphilis. Enfin il ne semble exister aucune stratégie thérapeutique particulière quant à leur prise en charge. Ainsi ces particularités de la toxicomanie aux opiacés rendent urgent l'organisation de soins pluridisciplinaires pour ces patients souvent en détresse.

Mots clés : Toxicomanie, Opiacés, Epidémiologie, Clinique, Traitement.

4-e- Autre :

La Toxicomanie en Tunisie. En - sommes- nous encore à l'abri? A propos de 33 cas. [Hamza Houda ép Khalfallah, Tunis 1988]

Les toxicomanies. Aspects sociologiques et cliniques. A propos de 121 cas du 1/1/1982 au 1/3/1993. [Hsairi Amel, Sfax 1994]

5. Schizophrénie :

A propos des modes d'entrée dans la schizophrénie. Etude à partir de 300 observations. [Sahloul Habiba ép Ayoub, Tunis 1986]

Les psychoses schizoaffectives. [Boulila Salim, Tunis 1986]

Contribution à l'évaluation du devenir des schizophrènes. Étude de suivi sur cinq ans (Á propos de quatre vingt cas). [Essâafi Tawfik, Monastir 1991]

Facteurs génétiques dans la schizophrénie: Etude d'association schizophrénie-gènes des récepteurs dopaminergiques D2 et D3. [Amara Mohamed Yahia, Sousse 1994]
La schizophrénie est une maladie aliénante d'étiologie inconnue, qui touche 1% de la population générale,

La participation de facteurs génétiques dans la genèse de cette affection est très probable.

Notre travail consiste en une étude génétique d’association qui cherche la fréquence allélique d'un marqueur des gènes des récepteurs dopaminergiques D2 et D3, chez un groupe de 42 patients et chez 44 témoins.

Les résultats n'objectivent pas d'association marqueur-maladie dans cet échantillon de schizophrènes originaires du Sahel Tunisien.

Nos résultats sont en accord avec ceux obtenues par certains auteurs.

Cependant d'autres études trouvent récemment chez les schizophrènes un taux d'homozygotes plus élevé que celui des témoins, pour un marqueur des gènes du récepteur D3.

Ces divergences des résultats obtenus sont dues aux difficultés de l'application de la génétique moléculaire à la schizophrénie. En effet l'expressivité de cette psychose est variable, son phénotype est peu précis et sa pénétrance est incomplète.

Une hétérogénéité génétique est probable pour cette maladie.

L'extension de notre étude à d'autres malades sera concluante pour affirmer ou exclure une association entre la schizophrénie et les gènes des récepteurs dopaminergiques D2 et D3.

Mots clés : Psychiatrie, Génétique, Schizophrénie Marqueurs Génétiques.

Héboïdophrénie. Approche clinique, éthiopathogénique et médicolégale. A propos de 8 cas. [Jedidi Slim, Sfax 1995]

Schizophrénies familiales. A propos de 16 familles et 40 cas. [Halouani Adel Ben Mokhtar, Sfax 1995]

Les troubles cognitifs chez les schizophrènes. [Turki Sana, Tunis 1996]
Le but de notre travail était d'étudier les structures cognitives chez les schizophrènes, de situer leur niveau de raisonnement et de vérifier l'existence d'un déséquilibre de l'assimilation sur l'accomodation des opérations de leur raisonnement.

La population étudiée se composait de 50 sujets schizophrènes et de 50 témoins à qui nous avons passés 3 tests: l'échelle de pensée de Longeot, la figure de Rey et l'échelle des signes positifs et négatifs de la schizophrénie (PANSS).

L'attention, la perception de l'espace et la mémoire de fixation sont défaillantes chez tous les schizophrènes.

Leur raisonnement se situe entre le stade concret B et le stade préformel du développement cognitif de Piaget.

Il existe au niveau de leur raisonnement une perturbation de l'équilibre assimilation -accomodation avec soit une hyper -accomodation, soit une hyper - assimilation.

Mots Clés : Schizophrénie, Troubles cognitifs.

Schizophrénie masculine et schizophrénie Féminine (À propos de 325 cas). [Riahi Lassaad, Tunis 1997]
Les études épidémiologiques consacrées à la schizophrénie ont montrées que le sexe des malades influence l'expression clinique et le pronostic de la maladie. Le but de notre travail était d'étudier les différences cliniques, pronostiques et thérapeutiques chez des schizophrènes de sexe masculin et féminin, en pratique hospitalière, en Tunisie.

Cette étude a été réalisée dans un service hospitalo-universitaire de psychiatrie à Tunis à partir des dossiers de malades schizophrènes, diagnostiqués selon les critères du DSM III R et hospitalisés au cours des années 1994 et 1995.

Ce travail a concerné 325 malades.

L'analyse statistique des corrélations entre le sexe des malades et les paramètres sociodémographiques, cliniques et thérapeutiques a permis de montrer que la schizophrénie masculine était de pronostic plus sévère que la schizophrénie féminine. Sur le plan symptomatique, elle débutait plus tôt (25,4 ans versus 27 ans) et le taux d'hospitalisation était plus élevé (sexe ratio 2,69/1). Sur le plan de l'insertion familiale, les femmes étaient plus adaptées, plus souvent mariées (34,1 % versus 9,7 %) et avaient plus d'enfants (3,5 versus 2,1) que les hommes.

Par delà les facteurs biologiques, et en particulier endocriniens et génétiques, il a été possible de montrer, dans cette étude, que les différences de pronostic pouvaient, en partie du moins, être expliquées par des facteurs socioculturels dépendant de l'attitude des familles. Cette attitude familiale expliquait également la plus grande dépendance des femmes schizophrènes de leur milieu familial.

Mots clés : Facteur sexuel, schizophrénie, épidémiologie, facteurs sociaux, ethnopsychiatrie.

Schizophrénie et psychose maniaco-dépressive: Indépendance nosologique ou continuum psychotique. Etude comparative des formes d'entrée. [Chaîrat Rym, Tunis 1997]
Les formes trompeuses de début de la psychose maniaco-dépressive sont fréquentes. (Jusqu’à 50% des bipolaires).

Notre étude, rétrospective, a réalisé une comparaison des tableaux d'entrée de 30 bipolaires et de 30 schizophrènes.

Nous avons retenu des facteurs et des symptômes pertinents et prédictifs d’une évolution vers la psychose maniaco-dépressive : le début aigu (p=3x10-6), la bonne adaptation sociale prémorbide (p=74x l0-7), le facteur déclenchant à type de perte (p = 17 x 10-4), les troubles de !a conscience (p = 55 x 10-8), la logorrhée (p = 3 x 10-4), les idées de grandeur (p = 17 x 10-3), l'hyperactivité motrice (p = l9x 10-3) et l'hyperthymie expansive (p=77x 10-6),

Les affects émoussés sont le symptôme le plus pertinent d'élimination d'une évolution vers la psychose maniaco-dépressive (p = 11 x 10-6).

Il est certain que plus le diagnostic est valide, plus la prise en charge, en particulier thérapeutique, et le pronostic seront meilleurs.

Mots clés : Diagnostic, Pronostic, Psychose maniaco-dépressive, Schizophrénie, Troubles bipolaires.

Troubles schizophréniformes: Facteurs de pronostic et évolution (A propos de 100 cas). [Binous Outaïl, Tunis 1998]

Enquête sur la saison de naissance des schizophrènes en Tunisie. [Ben Zineb Sarrah, Tunis 1998]
La schizophrénie est une pathologie encore difficile à cerner, du fait de son hétérogénéité clinique et très probablement aussi étiopathogénique. Les recherches actuelles mettent l'accent sur deux grands axes, celui d'une prédisposition génétique pour la maladie, et celui qui considère la participation de facteurs environnementaux précoces à la pathogenèse des troubles. A l'appui de cette dernière théorie, plusieurs études épidémiologiques en hémisphère nord ont montré que les schizophrènes naissaient plus fréquemment durant les mois d'hiver et au début du printemps. Ce travail s'est proposé d'étudier le profil saisonnier de la répartition des dates de naissances d'une population de 1127 schizophrènes (diagnostic DSM III-R) nés en Tunisie, comparé à celui de la population générale. Un excès de naissances (+14.15%) significatif durant le premier quartier de l'année, ainsi qu'un déficit (-15,90%) durant le troisième quartier (prédominant chez les hommes : -18,32%) ont été mis en évidence. Des corrélations avec certains facteurs sociodémographiques et cliniques - tels que le sous-type de schizophrénie, l'existence d'antécédents familiaux psychiatriques, la densité de population de la région d'origine, et le niveau socio-économique - ont ensuite été effectuées. Lés hypothèses étiopathogéniques ont enfin été discutées à la lumière des données de la littérature, en particulier le rôle éventuel des agents viraux responsables des épidémies de diarrhée estivales.

Mots clés : Schizophrénie, Psychose, Saison de naissance, Facteurs environnementaux.

La dépression chez les schizophrènes. [Sebeï Ridha, Monastir 1999]

La schizophrénie: Profil clinique et évolutif (A propos de 80 cas). [Beyaoui Fethi, Monastir 1999]

La dépression dans la schizophrénie. [Ben Azzouz Olfa, Tunis 2003]
La survenue d’un épisode dépressif au cours d’un trouble schizophrénique est un événement dans la fréquence moyenne est estimée à 25%. Il aggrave le cours évolutif de la maladie et majore le risque suicidaire. En pratique, le diagnostic de dépression au cours de la schizophrénie est sous évalué en raison des difficultés du diagnostic différentiel avec les symptômes déficitaires.

L’objectif de notre travail a été d’évaluer la fréquence de la dépression, d’en identifier les facteurs de risque, ainsi que les caractéristiques diagnostiques et pronostiques au sein d’une population de 70 consultants, suivis pour schizophrénie selon le DSM IV, en utilisant notamment une échelle d’évaluation de la dépression adaptée à la pathologie schizophrénique (l’échelle de Calgary).

Notre étude, retrouve une fréquence élevée de la dépression au cours de la schizophrénie(31%), avec comme facteurs de risque, un haut niveau intellectuel, des antécédents familiaux et personnels de dépression et de tentatives de suicide, ainsi qu’une forme positive de la maladie. Il n’existe pas de corrélation entre la symptomatologie dépressive, évaluée par l’échelle de Calgary et la symptomatologie déficitaire ni extrapyramidale.

Le fonctionnement global sur l’année est significativement moins bon chez les déprimés comparés aux non déprimés.

Nos résultats, rejoignent un certains nombre de données de la littérature, sur le plan de la fréquence, des caractéristiques cliniques et pronostiques. Ils confirment l’intérêt de l’échelle de Calgary comme instrument spécifique pour l’évaluation de la dépression au cours de la schizophrénie.

Mots clés : Schizophrénie, Dépression, Psychométrie, Antidépresseurs.

Les symptômes négatifs de la schizophrénie. [Kallel Lassaad, Tunis 2003]
Le syndrome déficitaire de la schizophrénie désigne l’ensemble des symptômes négatifs prononcés, durables et primaires.

L’objectif de notre travail était de décrire le profil épidémiologique, clinique, psychométrique, thérapeutique, évolutif et social du patient déficitaire ensuite de le comparer au non déficitaire.

Nous avons effectué une étude transversale rétrospective, comparant des patients atteints de schizophrénie avec et sans syndrome déficitaire. Notre population était composée de 80 patients atteints de schizophrénie selon les critères du DSM IV et en période de stabilisation clinique. Nous avons utilisé un questionnaire et trois échelles d’évaluation clinique : l’échelle d’évaluation de la symptomatologie négative et positive, l’instrument diagnostique du syndrome déficitaire et l’échelle de Simpson et Angus.

La proportion du syndrome déficitaire était de 42,5%. Une mauvaise adaptation prémorbide, a été retrouvée chez une majorité significative (82%) des déficitaires, avec un début insidieux (76%) et une évolution grave caractérisée par un dysfonctionnement global (68%). L’arrêt de toute activité professionnelle ou scolaire représente la modalité évolutive la plus fréquente chez les déficitaires (82%), d’où une situation de dépendance matérielle (80%). Une prescription importante de neuroleptiques à action prolongée (59%) a été retrouvée ainsi que des posologies élevées (dose moyenne en équivalent chlorpromazine = 977 mg/jour), et un recours peu fréquent (14%) aux antipsychotiques atypiques.

Notre travail confirme donc, que le syndrome déficitaire de la schizophrénie est une entité spécifique. Par ailleurs il est important de repérer les symptômes négatifs.

Mots clés : Schizophrénie, Déficit, Psychométrie, Diagnostic

Schizophrénie et insight. A propos de 60 cas. [Mnif Slim, Tunis 2004]
La conscience des troubles ou insight a suscité récemment un regain d’intérêt en psychiatrie. La majorité des auteurs s’accordent sur le fait qu’un insight altéré chez les schizophrènes est à l’origine d’une mauvaise adhésion au traitement, d’un mauvais fonctionnement psychosocial, d’un mauvais pronostic et d’une mauvaise qualité de vie.

Les études sur l’insight se sont multipliées, afin de comprendre son origine, et de cerner les facteurs susceptibles de l’améliorer, et d’améliorer la qualité de vie des schizophrènes.

L’objectif de notre étude a été d’explorer les différentes dimensions de l’insight, et de rechercher l’existence d’éventuelles corrélations entre l’insight, et les caractéristiques sociodémographiques, les antécédents, le mode d’hospitalisation, la clinique, et l’observance thérapeutique.

Notre travail a porté sur 60 schizophrènes retenus selon les critères du DSM IV, en utilisant notamment l’échelle SUMD pour l’étude de l’insight.

Notre étude a permis de constater que 40 à 50% de nos patients ont un bon niveau de conscience concernant le fait d’avoir une maladie mentale, l’effet du traitement et les conséquences sociales de la maladie. Cependant, en tenant compte à la fois de la conscience et surtout de l’attribution des divers symptômes, les chiffres baissent à 20% de bon insight.

L’insight était meilleur chez les patients : ayant moins de symptômes globaux, ayant moins de symptômes positifs, ayant une forme clinique indifférenciée, ayant une symptomatologie dépressive, suivis en ambulatoire et adhérents à leurs traitements.

Mots clés : Schizophrénie, conscience, psychologie, psychiatrie.

Trouble schizoaffectif: Problématique nosographique, diagnostique et pronostique. A propos de 50 cas. [Ferchiou Abdelaziz, Tunis 2005]
Le trouble schizoaffectif a, depuis ses premières descriptions, soulevé le problème de son appartenance nosographique et de l'existence d'un continuum psychotique entre la schizophrénie et les troubles de l'humeur.

Nous avons mené une étude rétrospective, comparant 50 patients schizoaffectifs à 50 patients schizophrènes au début de la maladie et après un suivi moyen de 14 ans.

Nous avons tenté d'individualiser des indices de prédiction d'une évolution vers un trouble schizoaffectif, ainsi que les facteurs influençant le pronostic de ce trouble.

Nous avons relevé des facteurs pertinents en faveur du trouble schizoaffectif par rapport à la schizophrénie, dés le début de la maladie :

Plus d'antécédents familiaux de troubles de l'humeur (p=0.003), moins de personnalité prémorbide de type schizoïde (p=0.002), un meilleur fonctionnement prémorbide (p=0.0002), moins de débuts insidieux (p= 0.006) et plus d'événements précipitants (p=0.0009).

Le pronostic du trouble schizoaffectif est globalement meilleur que celui des schizophrènes (p=0.03) notamment pour l'insertion professionnelle (p=0.003) et la qualité des intervalles (p=0.03).

Nous avons essentiellement retenu comme facteurs pronostics du trouble schizoaffectif : le mode de début aigu (p=0.03), l'existence d'un événement précipitant (p=0.0002), la fréquence annuelle des épisodes (p=0.04). L’existence d'un épisode schizomixte (p=0.00001). Le délai de mise sous traitement thymorégutateur (p=0.04) et la qualité de l'observance thérapeutique (p=0.003). '

En conclusion, le trouble schizoaffectif se démarque de ta schizophrénie sur plusieurs points mais semble être un groupe plus hétérogène, appelant à une reconsidération de ses critères nosographiques.

Un diagnostic précoce et une prise en charge adéquate permettent une meilleure évolution au long terme et un pronostic meilleur pour ce trouble.

Mots clés : schizophrénie, Trouble bipolaire, Diagnostic différentiel, Evolution, Pronostic

6. Trouble délirant :

La paranoïa: Approche clinique et psychopathologique (A propos de 40 cas). [Aissa Zohra Ben Slama, Tunis 1989]

7. Trouble psychotique bref :

Les troubles psychotiques aigus. Analyse des caractéristiques cliniques et évolutives. [Ben Jelloun Ali, Monastir 1999]

La psychose aigue nuptiale. Approche clinique et psychopathologique. A propos de 14 observations. [Mokrani Olfa ép Fahem, Monastir 2001]

8. Trouble psychotique dû à une affection médicale générale :

Atteintes psychiatriques au cours des endocrinopathies. [Bouhali Ridha, Tunis 1996]
Les progrès récents de la neuro-endocrino-immunologie, la mise en évidence de l'importance du rôle des systèmes nerveux et endocrinien dans l’immunorégulation ont ravivé l’intérêt que suscitait l'association de troubles endocriniens et dysimmunitaires aux troubles psychiques. Nous rapportons une série de 8 patients présentant une telle pathologie d’origine non iatrogène, recrutés dans un milieu psychiatrique. L’endocrinopathie était méconnue dans 5 cas. Deux de ces malades souffraient d'une symptomatologie attribuée à une psychose chronique (une psychose paranoïde et une schizophrénie hébéphrénique). Dans les trois autres cas, la pathologie endocrinienne fût révélée par un épisode d'agitation aigue. Chez les trois autres patients, des troubles psychiatriques variés ont compliqué l'évolution d'une endocrinopathie déjà diagnostiquée. Une régression partielle ou totale des désordres psychiques a été observée après correction du trouble hormonal ou métabolique associé à l'affection endocrinienne.

Mots clés : Endocrinopathie, Troubles psychiques, Hyperthyroïdie, psychoses chroniques.

9. Troubles de l’humeur :

9-a- Trouble dépressif majeur :

La dépression majeure avec caractéristiques psychotiques. A propos de 36 cas hospitalisés au service de psychiatrie du C.H.U de Monastir. [Bedoui Abdelkarim, Sousse 1995]

La dépression masquée. A propos de 41 cas. [Abbes Mohamed Habib, Sousse 1995]
Ce travail a été réalisé en s’appuyant sur l’étude de 41 dossiers de patients ayant consulté dans le service de psychiatrie pendant la période allant du mois de Janvier 1991 au mois de Décembre 1993. Il ressort de cette étude que la moyenne d'âge de la dépression masquée est de 39,5 ± 13 ans, avec 43 ± 14 ans pour les hommes et 36 ± 11 ans pour les femmes,

L'étude clinique montre une nette prévalence des plaintes somatiques constituées essentiellement de fatigue, d'insomnie, d'anorexie et de céphalées.

Les variations selon le sexe montrent une tendance plus nette à la somatisation chez les femmes. Les idées suicidaires sont deux fois plus fréquentes en milieu urbain. L'observance est moins bonne et les délais de réponse au traitement sont plus longs en milieu rural.

Le traitement se base essentiellement sur les antidépresseurs tricycliques à composante sédative (Amitriptyline dans 44% des cas), les résultats thérapeutiques sont bons avec un taux de guérison totale dans 68% des cas et un résultat moyen dans 24% des cas.

Mots clés : Psychiatrie, Dépression, Adulte.

La dépression majeure avec caractère saisonnier. Etude des caractéristiques épidémiologiques, cliniques, thérapeutiques et évolutives (À propos de 16 cas). [Mrad Amel, Monastir 2001]
Le trouble affectif saisonnier est une entité nosographique récemment individualisée dans les classifications internationales des troubles mentaux. Les objectifs de ce travail étaient d'estimer la fréquence de la dépression avec caractère saisonnier (DCS) en milieu hospitalier, de décrire ses caractéristiques épidémiologiques, cliniques et évolutives et de discuter l'apport des différents moyens thérapeutiques dans la prise en charge de ces dépressions. Il s'agit d'une étude rétrospective et comparative, pratiquée au service de psychiatrie de l'EPS de Monastir, portant sur 16 patients hospitalisés pour DCS, comparés à un groupe témoin constitué de 32 patients déprimés non saisonniers. La fréquence de la DCS a représenté 8,8% de l'ensemble des dépressions majeures.

Cette dépression rentrait dans le cadre d'un trouble dépressif majeur récurrent dans 75% des cas. Elle se caractérisait par un âge de début moyen de 30 ans, une légère prédominance féminine (56,3%), un début hivernal (75%), une fréquence de la dysphorie et des signes atypiques avec rareté des caractéristiques psychotiques et des idées suicidaires.

Le tableau dépressif était d'une sévérité légère à moyenne dans 68% des cas. Notre étude a permis de mettre le focus sur cette entité nosographique relativement récente et ouvre la voie pour d'autres études concernant les aspects neurobiologiques et génétiques de la DCS.

Mots clés : Episode dépressif majeur, Caractère saisonnier, Latitude, Signes atypiques, Chronobiologie, Luminothérapie.

Epidémiologie des troubles dépressifs dans les centres de soins de santé de base de la région de Monastir. [Lakhdhar Hafedh, Monastir 2002]

Trouble dépressif majeur et anxiété chez la femme Tunisienne entre 45 et 65 ans: Etude sur 930 cas. [Ayari Fatma, Tunis 2005]
Nous avons participé au PROTOCOLE MENOPAUSE TUNISIE (Perception et vécu de la ménopause par la femme Tunisienne entre 45 et 64 ans), sous l'égide de l'Office National de la Famille et de la Population, en collaboration avec plusieurs autres intervenants. L'objectif principal de ce travail était de déterminer la prévalence ponctuelle des symptômes dépressifs, du trouble dépressif majeur, du trouble dysthymique ainsi que le niveau global d'anxiété dans une population de 930 femmes tunisiennes âgées de 45 à 64 ans et résidant dans la région du Grand Tunis.

Il s'agit d'une étude transversale, à travers un questionnaire réalisé ad hoc, comprenant entre autres le Women's Health Questionnaire (WHQ), les sections du Mini International Neuropsychiatric Interview (MINI) relatives au trouble dépressif majeur et à la dysthymie, et enfin l'échelle d'anxiété de Hamilton (HAM-A). Un bilan biologique comprenant un profil métabolique et endocrinien (thyroïdien) a pu être pratiqué pour certaines femmes.

La prévalence ponctuelle de la dépression majeure était de 35,2 % de l'échantillon, celle de la dépression récurrente de 48,3 % des femmes déprimées, et enfin celle de la dysthymie de 1,2 %. Le score moyen d'anxiété était de 19.85, et une anxiété majeure a été constatée chez 60,8 % des femmes au moment de l'interview.

Il existait une corrélation très significative entre la dépression, l'anxiété et les symptômes vasomoteurs de la ménopause (bouffées de chaleur et sueurs nocturnes).

La dépression et l'anxiété étaient corrélées au statut ménopausique. Les femmes en péri- et post-ménopause étant les plus susceptibles de souffrir de dépression majeure, et d'avoir des scores d'anxiété élevés.

Il n'y avait pas de corrélation entre prise d'un traitement hormonal substitutif et dépression ou anxiété.

La ménopause est une période de vulnérabilité aux troubles dépressifs et à l'anxiété surtout chez les femmes qui se plaignent de symptômes vasomoteurs intenses.

Sachant le poids économique et sanitaire que représentent les troubles dépressifs non ou insuffisamment traités, et sachant que l'espérance de vie des femmes tunisiennes va bientôt atteindre les 75 ans, il apparaît urgent de mieux sensibiliser les différents acteurs de santé au dépistage et à la prise en charge des troubles anxio-dépressifs dans ce groupe particulièrement vulnérable.

Mots clés : Santé femme, Epidémiologie, Trouble dépressif majeur, Anxiété, Ménopause, Attitudes, Perception, culture, Traitement hormonal substitutif, Echelles évaluation psychiatrique.

9-b- Troubles bipolaires :

La maladie maniaco-dépressive (A propos de 80 cas). [Khalfallah Kamel, Tunis 1987]

La psychose maniaco-dépressive (A propos de 66 cas). [Mezghani Yousr ép Moalla, Sfax 1995]

La dépression majeure dans les troubles bipolaires et unipolaires (Etude comparative des caractéristiques cliniques, thérapeutiques et évolutives: à propos de 155 cas). [Zouaghi Leila, Monastir 1999]

Trouble bipolaire à début précoce: Etude comparative des caractéristiques cliniques, thérapeutiques et évolutives (A propos de 152 cas). [Hamouda Dhouha, Monastir 2000]

Les manies délirantes. [Chemingui Hager ép Mermeche, Tunis 2000]
La fréquence importante des troubles bipolaires, la gravité des accès maniaques notamment la forme clinique délirante, nous ont amené à étudier ses particularités cliniques et pronostiques.

Nous avons effectué une étude rétrospective à la fois descriptive et comparative concernant 114 patients hospitalisés durant l’année 1995 pour un trouble bipolaire maniaque.

L’épisode considéré représente la première décompensation maniaque durant l’année 1995.

Lors de l’épisode index, 48 % des patients ont présenté des caractéristiques psychotiques dont 76% étaient congruentes et 24% non congruentes à l’humeur.

Les thèmes délirants les plus fréquemment observés ont été de type mégalomaniaque persécutoire et mystique.

Les hallucinations ont été observées dans 44% des manies délirantes. Les idées d’influence et le syndrome d’automatisme mental ont été retrouvés respectivement dans 6 et 4% des manies délirantes.

La comparaison entre les patients présentant des symptômes psychotiques avec ceux sans symptômes psychotiques a retrouvé deux populations similaires par leurs caractéristiques sociodémographiques, leurs antécédents familiaux, la fréquence des récurrences quatre ans après l’épisode index et différentes par la durée d’hospitalisation et les doses thérapeutiques prescrites en période aiguë.

La comparaison entre les patients présentant des caractéristiques psychotiques congruentes et non congruentes à l’humeur n’a pas relevé de différence quand à ces paramètres.

Il ressort de cette étude :

-La fréquence élevée des manifestations psychotiques et leurs conséquences à court terme.

-L’absence d’influence pronostique des caractéristiques psychotiques non congruentes.

Mots clés : Manie, Troubles bipolaires, Symptômes psychotiques, Congruence à l’humeur.

L'évolution du trouble bipolaire: Une étude comparative entre deux populations de patients hospitalisés en Tunisie et en France. [Nehdi Mohamed Arbi, Tunis 2001]
L'existence de particularités épidémiologiques, cliniques et évolutives des troubles bipolaires en fonction des cultures et de la situation géographique des populations étudiées, nous a amené à effectuer ce travail.

Les objectifs que notre travail s'est fixé étaient d'analyser de manière descriptive puis comparative, les profils évolutifs du trouble bipolaire dans deux populations tunisienne et française, et de discuter ces différences à la lumière de variables d'ordre épidémiologique, clinique, thérapeutique et environnemental.

Nous avons mené une étude, rétrospective à la fois descriptive et comparative concernant 45 patients hospitalisés pour trouble bipolaire de type 1 dont 30 patients tunisiens et 15 patients français.

Durant la période d'étude, nous avons trouvé une prévalence hospitalière du trouble bipolaire deux fois plus élevée dans le service tunisien que dans le service français (20,9% contre 9,28%).

La comparaison entre les patients tunisiens et français a trouvé deux populations similaires par leurs antécédents familiaux, la fréquence des symptômes psychotiques et la nature de l'épisode inaugural.

Ces deux populations se distinguent toutefois par l'âge moyen de début qui a été trouvé plus précoce chez les patients tunisiens (24,5 ans contre 30,26 ans), l'abus de substance et l'abus d'alcool significativement plus fréquents dans l'échantillon français (80 %et 66.7% contre 3.3% et 3.3%), le nombre de récidives qui a été trouvé plus élevé chez les patients français (0.94 épisode par an contre 0,74). Au cours de l'évolution de leur maladie, les patients français ont présenté légèrement plus de manies que de dépressions (0.39 contre 0.27 épisode par an), tandis que les patients tunisiens ont présenté trois fois plus d'épisodes maniaques que d'épisodes dépressifs. La fréquence des épisodes dépressifs a été trouvé nettement plus élevée chez les patients français (0,27 épisode par an contre 0,16; p=0,06). Un décalage de 2 mois a été trouvé dans l'échantillon français par rapport à l'échantillon tunisien concernant les 2 pics mensuels de survenue des épisodes thymiques (Mars et Septembre chez les tunisiens, Mai et Novembre chez les français). Notre étude met en évidence des différences transculturelles dans l'expression et l'évolution du trouble bipolaire, ces différences reflètent les rôles joués par les facteurs socioculturels et climatiques dans les pays non occidentaux.

Mots clés : Trouble bipolaire, Récidive, Saison, Histoire naturelle, Pronostic, Evolution.

Troubles bipolaires et risque familial. Odds Ratio [Khammassi Wissal ép Ben Slama, Tunis 2002]
Les troubles bipolaires présentent des facteurs de risques environnementaux et génétiques.

Le but de ce travail a été d’évaluer le risque relatif (odds ratio) chez les parents de sujets atteints de troubles bipolaires, ainsi que l’élévation de ce risque en fonction de la proximité génétique et la consanguinité.

Nous avons effectué une étude rétrospective à la fois descriptive et comparative, du risque morbide chez les apparentés de sujets bipolaires et le rôle de la consanguinité dans la transmission de ces troubles. Elle a porté sur 70 familles.

Ce risque a été de 12%. Il croit significativement avec !a proximité génétique. Il est de 15,5% chez les apparentés de 1er degré et de 9,7% chez les apparentés de 2ème degré. Parmi les 70 proposants, la moitié était issue de mariage consanguin. Le risque augmente significativement en présence de consanguinité, il passe de 12,3% à 19,3%.

Nous avons pu distinguer une tonne familiale et une forme sporadique. La forme familiale parait être plus sévère et avoir un pronostic plus sombre. L'âge de début y est plus précoce, le nombre d'épisode thymique est plus important, ainsi que les caractéristiques psychotiques, et une évolution dominée par le mode rapide cyclaire. Les rémissions complètes y sont moins nombreuses que dans les cas sporadiques. Le début en post-partum y est plus fréquemment retrouvé.

L'élude des pedigrees nous a laissé supposer la coexistence de gène majeur de déterminisme autosomique dominant a pénétrance incomplète estimée à 35% et de gènes mineurs de déterminisme autosomique récessifs,

Ce travail est un préliminaire aux études de génétique moléculaire qui tenteront dans l'avenir d'élucider la localisation des gènes de la maladie bipolaire.

Mots clés : Troubles bipolaires, Génétique, Consanguinité.

La manie mixte (A propos de 70 cas). [Cherif Olfa, Tunis 2005]
Décrite depuis l'antiquité, la manie mixte connaît un regain d'intérêt actuel du fait de sa fréquence accrue et des problèmes diagnostiques, nosographiques et thérapeutiques qu'elle entraîne.

Nous avons tenté à travers ce travail de contribuer à étudier les caractéristiques cliniques, évolutives et thérapeutiques de la manie mixte et de dégager, à partir des données de la littérature, la pertinence d'une définition de la manie mixte moins restrictive que celle proposée par le DSM IV, et nous nous sommes basés pour ce faire sur une étude rétrospective, menée auprès de 70 patients maniaques, ayant un âge moyen de 35 ans et répondant aux critères du DSM-IV de trouble bipolaire de type I, auxquels a été administré un questionnaire établi pour les besoins de l'étude, les critères de la manie mixte de McElroy et l’échelle de manie de Cassidy.

En utilisant les critères du DSM-IV, la fréquence de la manie mixte parmi nos patients étudiés est de 12.9%. Si nous nous basons sur les critères de McElroy, cette fréquence devient de 42.8%.

Nous n'avons retrouvé de différences significatives qu'en utilisant les critères du DSM IV. Dans ce cas, les manies mixtes comparées aux manies pures, commencent plus volontiers leur trouble par un épisode mixte (44%vsl4%), ils présentent un nombre moyen plus important d'épisodes antérieurs de type mixte (1.3vs0.5) et moins d'épisodes antérieurs de type maniaque (4vs1.5).

Cependant, quelque soit les critères utilisés, McElroy ou DSM IV, il n'existe pas de différences significatives entre la manie pure et la manie mixte, concernant toutes les autres variables socio démographiques, cliniques et évolutives étudiés. Par ailleurs, sur le plan sémiologique, les symptômes qui semblent caractériser la manie mixte par rapport à la manie pure sont l'humeur labile, l'humeur dépressive et l'anxiété.

Ainsi, notre travail ne soutient pas la validité d'une définition moins restrictive de la manie mixte contrairement à certaines données de la littérature.

Mots clés : Etats mixtes, Trouble bipolaire, troubles de l’humeur.

Trouble bipolaire chez la femme (À propos de 100 cas). [Dammak Mohamed Anis, Tunis 2005]
L'existence de particularités épidémiologiques, cliniques et évolutives du trouble bipolaire dans le sexe féminin est rapportée dans les études internationales récentes. Nous avons voulu rechercher ces particularités dans la population tunisienne. Nous avons mené une étude rétrospective à la fois descriptive et comparative concernant 200 patients hospitalisés pour trouble bipolaire, répartis en 100 hommes et 100 femmes. La comparaison entre les deux groupes a mis en évidence un âge de début plus tardif chez les femmes (26,15 contre 25,51 ans), une fréquence significativement élevée d'un épisode dépressif inaugural dans la population féminine comparée à celle masculine, une fréquence significativement plus élevée des récurrences dépressifs et mixtes ainsi que des formes à cycles rapides dans la population féminine (P<0,001). Notre étude met en évidence les particularités du trouble bipolaire chez la femme, ces différences selon le sexe reflètent le rôle joué non seulement par les facteurs génétiques et hormonaux mais aussi socioculturels.

Mots clés : Trouble Bipolaire, Femme, Sexe, Evolution, Pronostic

Troubles bipolaires et puerpéralité: A propos de 43 cas. [Elloumi Hend, Tunis 2005]
Les troubles bipolaires constituent une pathologie fréquente pouvant débuter chez la femme en âge de procréer.

L’objectif de ce travail est d'estimer la fréquence de décompensation pendant La grossesse et en post-partum, de rechercher les facteurs de risque et de préciser les caractéristiques cliniques des épisodes.

La grossesse ne paraît pas être une période de rémission alors que le post-partum est une étape à haut risque de décompensation. En effet, les fréquences de décompensations avant la grossesse, pendant la grossesse et en post-partum sont respectivement de 5%, 17% et 71%. La fréquence maximale de décompensation a été notée au premier mois du post-partum (61%).

L'âge au début de la maladie, les complications gynécologiques, les antécédents familiaux psychiatriques n'ont pas été associés à un risque plus élevé de décompensation pendant la grossesse. Par contre, un nombre d'épisodes antérieurs supérieur à quatre est corrélé à une augmentation de ce risque.

Les antécédents familiaux psychiatriques ont été plus fréquemment retrouvés chez les patientes qui ont décompensé en post-partum (58%). Le rang de la grossesse, les complications gynéco-obstetricales, le nombre d'accès antérieurs ainsi que les facteurs psychosociaux ne prédisposent pas aux décompensations en post-partum.

Lorsque le délire porte sur l'enfant (27% des cas), une augmentation de la dangerosité doit être suspectée. En effet, des incidents graves ou des actes médico-légaux ont été notés dans 9% des cas.

La prise en charge des patientes pendant la grossesse nécessite une surveillance rapprochée, la réintroduction du thymorégulateur peut se justifier si le nombre d'épisodes est supérieur à 4, alors que sa réintroduction à but préventif dès les premiers Jours du post-partum est fortement recommandée.

Mots clés : Trouble bipolaire, Grossesse, Post partum.

10. Trouble de l’humeur dû à une affection médicale générale :

Les dépressions dues à une affection médicale générale (À propos de 28 cas). [Gharsalli Adel, Monastir 1999]

11. Troubles anxieux :

Névroses invalidantes en milieu militaitaire. [Ben Hadj Ali Béchir, Sousse 1982]

Contribution à l'étude des névroses traumatiques. [Ghodhbane Taieb, Tunis 1990]

La névrose obsessionnelle (Etude clinique et psychopathologique). A propos de 15 cas. [Ben Ayed Jalel, Tunis 1993]
La Névrose Obsessionnelle occupe une place centrale dans la nosographie psychiatrique.

Notre étude comporte deux objectifs :

-premièrement une revue de la littérature, axée sur les recherches récentes; les Troubles obsessifs Compulsifs sont 20 à 25 fois plus fréquents dans la population générale qu'on ne le croyait auparavant, ils seraient en relation avec un dysfonctionnement du système sérotoninergique cérébral ; et l'efficacité du traitement par la clomipramine en dehors de toute dépression de l'humeur est admise actuellement par la majorité des auteurs.

-deuxièmement une étude descriptive de 15 observations de patients atteints de névrose obsessionnelle, 4 femmes, et 11 hommes dont les âges varient de 19 à 54 ans. La symptomatologie comprend des idées obsessionnelles, associées à des compulsions, sur une personnalité marquée par l'ordre, l'obstination, et la propreté. Le traitement par la clomipramine a été efficace 11 fois sur 15.

Mots clés : Obsession, Compulsion, Dépression, Trouble obsessif compulsif (TOC), Clomipramine.

Trouble obsessionnel compulsif. Revue de la littérature: A propos de 32 cas. [Zaghdoudi Lilia ép Fekih, Tunis 2002]
A partir des années 80, le trouble obsessionnel compulsif est abordé différemment qu’il y a un siècle surtout avec les progrès de la génétique, de la biologie et de la psychométrie.

Nous nous sommes proposés de réaliser un travail concernant 32 patients souffrant de cette affection.

Notre but est de faire la mise au point sur les différentes approches qui ont contribué à la compréhension de cette pathologie, associée à une étude pratique qui établit l’importance de la richesse sémiologique, de la comorbidité et de la difficulté de prise en charge.

Une description épidémiologique quantitative a été réalisée associée à 3 cas cliniques commentés.

Nous avons trouvé que 50% de nos patients ont soufferts de dépression. La première consultation psychiatrique est estimée à 4,3 ans. Seulement le 1/8 des patients ont bénéficié d’une thérapie comportementale et cognitive.

Plusieurs aspects se sont dégagés à travers cette étude :

La comorbidité est importante lors de cette affection.

La première consultation psychiatrique est tardive.

La prise en charge reste aléatoire.

Mots clés : Trouble obsessionnel compulsif, Etiologie, Diagnostic, Pronostic, Evolution, Thérapie.

Le trouble panique en Tunisie. Etude transversale à propos de 69 cas. [Drira Senda ép Koubaa, Tunis 2002]
Le trouble panique est l'un des troubles anxieux les plus fréquents qui, de par son expression symptomatique, interpelle à la fois le somaticien et le psychiatre.

Notre étude a pour but d'estimer la fréquence du trouble panique parmi les consultants en psychiatrie, de décrire ses aspects cliniques et évolutifs et d'évaluer sa prise en charge thérapeutique dans notre pays.

69 nouveaux cas de TP ont été colligés à la consultation externe de l'hôpital Razi et dans un cabinet de psychiatrie de libre pratique entre le 1er juillet 2000 et le 31 mai 2001. L'incidence du TP sur une période de 11 mois est de 3.1 %. Elle est de 2.2 % en secteur public et de 5.9 % en secteur privé.

L'âge moyen de début des troubles est de 32 ans et le sexe ratio est de 0.7. Le délai entre l'apparition des troubles et la première consultation en psychiatrie est de 28 mois et se caractérise par une surconsommation de soins médicaux : les patients en moyenne consultent 4 médecins, sollicitent 3 fois les services d'urgences et bénéficient de deux examens para-cliniques. Pourtant le diagnostic de TP n'a été posé que dans un seul cas.

Les attaques de panique prédominent l'après midi et le soir avec en moyenne 10 symptômes et une durée de 20 minutes. Leur fréquence moyenne est de 2 à 4 par mois.

Le TP s'associe à une agoraphobie dans 57 % des cas, une dépression majeure dans 27 % des cas, un TAG dans 20% des cas, une nosophobie dans 22 % des cas, une personnalité pathologique dans 54 % des cas et à une pathologie somatique dans 41 % des cas.

Il existe un retentissement modéré sur le plan familial ou social dans 2/3 des cas et pour 1/3 des patients sur le plan professionnel. L'évolution sous traitement antidépresseur a été favorable dans 71 % des cas.

Le profil clinique et évolutif du TP ainsi identifié dans notre pays est comparable à celui constaté dans les études occidentales avec quelques différences liées à la culture.

Mots clés : Trouble panique, Epidémiologie, Aspects cliniques, Evolution, Traitement.

12. Troubles factices :

Les pathomimies cutanées. A propos de 45 cas. Approches cliniques et psychologiques. [Bouzid Khaled, Sfax 1991]

Les pathomimies: Approche clinique et thérapeutique (A propos de 4 cas). [Ben Moussa Nabil, Tunis 2001]
La pathomimie est une affection rare qui interpelle les diverses spécialités de la médecine.

Notre étude s’est appuyée sur la présentation de quatre cas cliniques pour illustrer les complexités tant clinique et psychopathologique que thérapeutique posées par les différentes formes de pathomimies. Le diagnostic de pathomimie a été retenu chez toutes les patientes avec précisément le syndrome de Munchausen chez le cas n°1 et n°4.

A travers notre échantillon on a pu relever des paramètres qui concordent avec les données de la littérature :

-La pathomimie est une pathologie de la femme jeune.

-Les symptômes les plus fréquemment rencontrés sont les lésions cutanées, les hémorragies et les fièvres factices.

-Elle affecte des sujets socialement isolés, célibataires ou vivant une relation conjugale perturbée.

-Le diagnostic positif est très retardé : le délai moyen de consultation en psychiatrie est de 5 ans et ½ pour notre échantillon.

L’absence d’une conduite thérapeutique claire nous a amené à réfléchir sur les éléments d’orientation pouvant constituer une plate-forme commune de nature à édifier les prémices d’une conduite unifiée.

Mots clés : Syndrome de Munchausen, Simulation, Trouble factice.

La pathomimie en milieu militaire: Spécificités éthiopathogéniques, cliniques, et aspects médico-légaux: A propos de 18 cas. [Oumaya Mohamed, Tunis 2004]
La pathomimie est un trouble des conduites caractérisée par la production du sujet lui-même de symptômes authentiques en dissimulant les méthodes employées.

Notre travail se propose d'étudier certaines caractéristiques de cette pathologie à travers une étude rétrospective de 18 cas, réalisée au sein du service de dermatologie de l'Hôpital Militaire de Tunis en collaboration avec le service de psychiatrie.

Les résultats retrouvés se rapprochaient de ceux de la littérature (sauf pour le sexe : 95% étaient de sexe masculin du fait du recrutement de l'armée) :

- L'âge moyen était jeune : 22,5 ans.

- Le niveau socioéconomique était bas.

- Le motif de consultation le plus retrouvé était un prurit surtout des membres.

- La majorité des patients présentaient un trouble de la personnalité.

- La prise en charge a consisté en un traitement symptomatique (77%) ou chirurgicale

associé dans certains cas à une psychothérapie.

- Tous les patients ont été sujets à une décision d'aptitude ou de réforme.

Bien que rare, la pathomimie pose un réel problème diagnostic et thérapeutique impliquant une approche multidisciplinarité (dermatologie, psychiatrie, psychologie...).

Mots clés : Troubles factices, Médecine militaire, Diagnostic, Etiologie.

13. Troubles dissociatifs :

L'hystérie : Malaise ou maladie? Tentative de réponse à partir de 270 cas. [Ben Abdennebi Rafiaa, Tunis 1983]

14. Troubles somatoformes :

La Douleur Chronique en Psychiatrie. Etude de 54 cas de trouble Somatoforme Douloureux. [Guelmami Tarak, Monastir 1996]*

15. Troubles sexuels et troubles de l’identité sexuelle :

Le comportement sexuel féminin. A propos d'une enquête effectuée auprès de 347 femmes dans le grand Tunis. [Belhaj Ahlem, Tunis 1993]
Les connaissances sur la réalité du comportement sexuel sont limitées en Tunisie. Les médecins, les psychiatres sont confrontés à des demandes sans cesse croissantes d’assistance dans le domaine de la sexualité.

Nous avons mené une enquête auprès de 347 femmes choisies selon la méthode des quotas. Le questionnaire a porté sur les connaissances, les attitudes et les pratiques sexuelles des femmes interrogées.

Il ressort de notre étude que les femmes bénéficient rarement d’une éducation sexuelle (21,6%). Elles ne connaissent pas leur corps dans 71,2% des cas. Le poids des traditions reste lourd. En effet, 87,7% des femmes désapprouvent les relations sexuelles préconjugales. 20% d’entre elles n’ont jamais eu de relations sexuelles dans leur vie. La fréquence moyenne est de 1 à 3 rapports par semaine. Alors que 62,2% des femmes déclarent être satisfaites de leur sexualité, moins du tiers a fréquemment des orgasmes. Le jeune âge et l’amélioration du niveau d’instruction favorisent l’élargissement du champ des pratiques érotiques et la levée des inhibitions sociales.

Mots clés : Sexualité, Femmes, Société, Psychologie.

Contribution à l'étude des dysfonctions sexuelles masculines. A propos de 86 cas suivis à la consultation externe de psychiatrie de l'EPS de Monastir. [Mechri Anouar, Monastir 1996]

La sexualité des jeunes Tunisiens: Résultats de l'enquête nationale auprès de 2700 jeunes. [Ben Azzouz Hichem, Monastir 1996]

Les caractéristiques du comportement sexuel et contraceptif des jeunes dans la région de Sousse. [Nciri Samia ép Hadji, Sousse 1999]
L'étirement de la période de l'adolescence et la mutation sociale ont engendré une expression plus prononcée de la sexualité des jeunes. L'augmentation de la prévalence de la grossesse non désirée chez l'adolescente et la recrudescence des MST, sont deux indicateurs confirmant le caractère non protégé de l'activité sexuelle à cet âge malgré l'existence des moyens contraceptifs techniquement valables.

Ce travail s'est fixé comme objectif d’étudier les caractéristiques du comportement sexuel et contraceptif des jeunes. Il s'agit d'une étude exploratoire descriptive portant sur 232 jeunes âgés de 15 à 24 ans ayant répondu à un questionnaire auto-administré détaillant les connaissances, les attitudes et les pratiques des jeunes dans le domaine de la santé sexuelle et reproductive.

- 27,2% des jeunes de notre étude déclarent être sexuellement actifs. L'âge moyen du premier rapport sexuel est de 16,9 ans, il est plus précoce pour les garçons. 63,5% des jeunes sexuellement actifs ont eu un seul partenaire au cours des 12 mois précédents. Presque la moitié des jeunes de notre étude pensent qu'on peut avoir des relations sexuelles avec quelqu'un qu'on n'aime pas. Seulement 31,7% des jeunes parmi les sexuellement actifs ont utilisé un moyen de contraception. Le préservatif est utilisé dans un cas sur deux. Dans 35% des cas, ils utilisent un moyen non fiable.

- La quasi-majorité des interrogés (90,5%) ont été déjà informés de l'existence des méthodes de contraception. L'âge d'acquisition de cette formation est en moyenne de 17,1 ans. Les filles sont plus précocement et mieux informées en matière de contraception que les garçons. Beaucoup d'attitudes négatives à l'égard du préservatif ont été retrouvées particulièrement chez les garçons.

- 70% des jeunes expriment un besoin d’acquérir une éducation sexuelle à travers les relais suivants :

Enseignants, les pairs bien préparés à cette tâche et les professionnels de la santé.

En conclusion, la sexualité des jeunes d'aujourd'hui est une réalité à ne pas nier. Elle se caractérise par sa précocité, par sa monogamie, la clandestinité et elle est non protégée, il existe des problèmes en rapport avec l'image de masculinité (la responsabilité) et un problème de communication. Enfin, les jeunes expriment un besoin en matière d'éducation sexuelle qui semble être dans ses thèmes actuels non adaptée, non persuasive et incomplète.

D'autres enquêtes utilisant le même support (le questionnaire : la prise de décision relative au projet sexuel et contraceptif) sur un échantillon plus représentatif sont recommandées.

Mots clés : Médecine communautaire- Jeune Adolescence- Sexualité- Contraception- Education sexuelle.

Le comportement sexuel masculin en Tunisie: A propos d'une enquête réalisée auprès de 300 hommes dans la région du grand Tunis. [Troudi Hichem, Tunis 2003]
La sexualité occupe une place très importante dans la vie de l’être humain. En Tunisie, le comportement sexuel masculin est un continent non encore exploré. Dans ce travail, nous avons essayé de décrire les connaissances et les attitudes des hommes en matière de sexualité, de tracer un profil des comportements sexuels des hommes en Tunisie et d’analyser les facteurs qui les déterminent.

Nous avons mené une enquête auprès de 300 hommes choisis selon la méthode des quotas sur une période d’un an s’étalant du 1er février 2002 au 31 janvier 2003.

Il ressort de notre étude que les amis représentent la source essentielle d’information sexuelle avec 82,8%. Le poids des traditions reste lourd avec 83,7% des hommes qui pensent qu’une femme doit préserver sa virginité jusqu’au mariage et 77,3% qui pensent que l’homosexualité est la pratique sexuelle la plus mal acceptée par la société. 85,6% des hommes se sont masturbé et un homme sur trois reconnaît avoir eu une relation homosexuelle et avoir pratiqué des rapports anaux. L’âge du premier rapport était de 28,1 ans et la durée moyenne du coït était de 1min et 13 sec. La communication sexuelle était quasi inexistante avec 35,9% qui expriment leur désir sexuel avant le rapport et 13% qui parlent, après le rapport, de sa qualité. 65,7% déclaraient être satisfaits de leur vie sexuelle. Enfin, 6,3% des hommes disaient présenter un trouble sexuel et seulement moins de la moitié d’entre eux (47,3%) ont consulté un médecin.

En conclusion nous dirons qu’il existe en Tunisie deux sexualités à deux vitesses :

La première accablée par les tabous et les traditions, se retrouve surtout chez les hommes mariés âgés d’origine rurale, alors que la deuxième, un peu plus libérée se retrouve surtout chez les jeunes célibataires résidant dans le milieu urbain. Enfin, l’école ne paraît pas remplir son rôle de formation et d’éducation sur le plan sexuel.

Mots clés : Sexualité, Hommes, Tunisie, Société, Psychologie.

16. Troubles du sommeil :

Typologie du sommeil. [Charaa Nejib, Sousse 1998]
Le rythme circadien des états de vigilance et du sommeil — éveil est de nature endogène. Il est caractérisé par deux aspects fondamentaux : la durée du sommeil et ses horaires spontanés habituels, qui présentent une large variabilité interindividuelle dont les raisons profondes sont jusqu'à nos jours très mal connues.

L'étude de la distribution de la typologie circadienne du sommeil dans une population de 813 sujets trouve : 30,3% sujets du matin. 59,2% sujets intermédiaires et 10,5% sujets du soir. L'heure moyenne de meilleure forme était à 10 heures pour les gens du matin, à 11 heures 30 minutes pour les intermédiaires et à 14 heures 30 minutes pour les gens du soir.

Pour les durées du sommeil la distribution des 493 sujets restants après exclusion des gens qui manifestent des troubles du sommeil montre que : 8,3 % sont des gros dormeurs, 1,8 % sont des petits dormeurs et 89,9 sont des moyens dormeurs.

Certains facteurs paraissent agir sur la typologie ;

- facteurs déterminants s hérédité (liée au chromosome X ?) et photopériode néonatale.

-facteurs influençants ; direct (âge) et indirect (mode de vie et consommation du tabac et des excitants).

La typologie du sommeil implique des conséquences sur le comportement et sur la qualité des états de vigilance.

Mots clés : Neurologie, Physiologie, Sommeil, Chronobiologie, Rythme circadien.

Prévalence de l'insomnie dans la population générale. [Ben Touati Abdelmajid, Tunis 2002]
L’insomnie est la plainte le plus fréquemment retrouvée en pathologie psychiatrique, elle occupe la plupart sinon la totalité des tableaux psychiatriques observés.

Grâce aux différentes études pratiquées à travers le monde la prévalence de ce trouble est de mieux en mieux connue ; mais les résultats retrouvés restent assez variables et ce en raison de la grande diversité des critères et des définitions requises par chaque équipe.

Dans notre étude nous avons eu recours à certaines sections du « Composite International Diagnostic Interview » auquel nous avons soumis une population de 3831 personnes.

Cette étude rétrospective, descriptive et comparative a été menée sur une population âgée de 15-65 ans et plus ; il en est ressorti les résultats suivants : la prévalence de l’insomnie a été estimée à 23,5% ; avec une nette prédominance du trouble chez les femmes âgées de 55-59 ans. L’atteinte somatique, toxique, ou due à l’effet direct d’une substance est aussi prédominante à cette tranche d’âge.

L’étude catégorielle des insomnies a permis de constater une fréquence plus importante des troubles de l’initiation du sommeil estimée à 21,3% des cas ; le trouble du maintien du sommeil et l’insomnie matinale étant quand à elles respectivement évaluées à 12,6% et 9,7%. L’hypersomnie est elle estimée à 8,7% et prédomine chez les jeunes femmes.

L’étude analytique des sous-types d’insomnie et de l’hypersomnie a par ailleurs conclu à une prédominance de l’insomnie chez les femmes notamment l’insomnie d’endormissement à la tranche d’âge de 35-39 ans avec une différence significative (P=0,030). De même l’insomnie sévère notamment d’endormissement est à prédominance féminine nette à l’âge de 15-19 ans avec une différence plus significative (P=0,003).

Tous ces résultats correspondent à ceux de la littérature hormis ceux en rapport avec la prédominance de l’insomnie à l’âge de 55-59 ans. En effet, dans la littérature la prédominance nette est située après l’âge de 60 ans. Cette différence serait en rapport avec à la fréquence élevée des atteintes organiques et à l’effet direct d’une substance, à la tranche d’âge de 55-59 ans de notre population d’étude.

Mots clés : Prévalence, Insomnie, Qualité vie, Troubles mentaux, Epidémiologie.

Insomnie et qualité de vie. [Elhani Iadh, Monastir 2003]
L'insomnie est, de tous les troubles du sommeil, celui qui est le plus souvent rencontré en pratique médicale courante et concerne près du tiers de la population adulte sur une base occasionnelle, épisodique ou persistante. Elle affecte la santé mentale et s'accompagne le plus souvent d'une détresse psychologique altérant par la même la qualité de vie des personnes qui en sont affectées.

Le présent travail est le fruit d'une enquête transversale réalisée sur une période de deux mois du premier Février jusqu'au 31 Mars 2002, auprès de 350 patients dans cinq CSSB de la région de Mahdia.

Le but est de contribuer d'une façon objective à l'évaluation de l'impact de l'insomnie sur la santé mentale et la qualité de vie de ces patients en vue de parfaire, d'améliorer et d'optimiser la qualité de la prise en charge globale.

La prévalence de l'insomnie dans notre étude est estimée à 38%. Il s'agissait d'une insomnie à type de difficultés d'endormissement (49,7%), survenant toutes les nuits (41,1%) et ayant une ancienneté variant de 1 à 5 ans (41,6%), une origine présumée en rapport avec une fatigue intellectuelle (48,5%) et une prise en charge dans seulement 18% des cas.

La mesure dé la santé mentale nous a permis d'identifier une détresse psychologique chez 38,6% de l'ensemble des consultants et 89,5% pour le groupe des consultants avec plainte d'insomnie.

L'évaluation de la qualité de vie nous a permis de retrouver un score moyen global de 57,62. Chez les consultants avec plainte d'insomnie ce score est de 44,75 marquant une altération significative de la qualité de vie comparativement à celui des consultants sans plainte d'insomnie estimé à 73,50.

L'approche analytique nous a permis de relever que la probabilité de présenter à la fois une plainte d'insomnie, une détresse psychologique et une altération de la qualité de vie est corrélée aux variables suivantes : l'âge supérieur à 44 ans, le statut marital de veuf ou de divorcé, le niveau d'instruction bas et la présence d'antécédents médicaux et psychiatriques.

L'étude du lien entre santé mentale et qualité de vie nous a permis de retrouver que la présence d'une détresse psychologique est corrélée à une altération de la qualité de vie.

Mots clés : Insomnie, Qualité de vie, Santé mentale, Evaluation.

L'insomnie au cours des troubles psychiatriques. Etude déscriptive de 216 cas. [Guerfel Chiheb, Tunis 2005]
Le but du travail est d'étudier et décrire les paramètres quantitatifs et qualitatifs de la plainte insomnie ainsi que son retentissement et son rapport avec les différentes pathologies mentales chez les patients externes en psychiatrie.

Nous avons procédé pour atteindre ce but à l'administration d'un questionnaire chez 216 patients : 136 présentant un trouble de l’humeur (groupe H) et 80 présentant un trouble psychotique (Groupe P) vus à la consultation externe du service de psychiatrie D de l'hôpital Razi.

L'insomnie apparaît volontiers de façon concomitante à la maladie mentale (60,3% du groupe H et 56,3% du groupe P) ; selon un mode progressif (68,3% du groupe H et 73,3% du groupe P) ; d'évolution chronique (69,9% du groupe H et 68,8% du groupe P) et plutôt ancienne (durée d'évolution 70,55 ±81,29 mois du groupe H et 53,17 ± 72.1 mois chez le groupe P).

Pour les groupes H et P ; le nombre moyen de nuits d'insomnie par semaine était respectivement de 4,68 ± 1,95 et de 3,7 ±1,91 ; la latence d’endormissement était supérieure à 30 minutes chez 80% du groupe H et 76% du groupe P.

Le nombre moyen de réveils nocturnes était de 2,92 ± 1,58 pour le groupe H et de 2,55 ± 1,63 pour le groupe P. Ces réveils étaient de durée inférieure à 30 minutes chez 14,1 % des patients du groupe H et chez 26,1% des patients du groupe P. La durée de ces réveils était longue (> à 120 minutes) chez 34,3% du groupe H et 20% du groupe P. Le temps total du sommeil moyen était de 4,2 ± 1,46 heures. Pour le groupe H avec une efficience moyenne de 53,60 ± 18,67 % et 4,96 ± 2,13 heures pour le groupe P avec une efficience de 53,07 ± 19,71%.

La prépondérance des mauvaises habitudes d'hygiène du sommeil était respectivement pour les groupes H et P de 47% et 55% concernant le temps passé au lit pendant la journée; de 39,5% et 46,2% pour les horaires de coucher et de lever irréguliers; de 59,5% et 45 % concernant le temps prolongé passé au lit après le réveil. Une fatigue diurne était présente chez 92,5% du groupe H et 81,4% du groupe P ; La somnolence diurne était rapportée par 69,1% du groupe H et 52,5% du groupe P.

Ces données suggèrent que le sommeil et le fonctionnement diurne des patients insomniaques consultant en psychiatrie est profondément perturbé. L'insomnie est rapportée par les patients en terme de mauvais sommeil ; de gène concernant le sommeil ou de sommeil non réparateur ; la quantification et le typage en profil de cette plainte contribue à affiner le diagnostic positif et le suivi du stade évolutif de la pathologie chez ces patients. Une étude analytique dans ce sens mérite de l’intérêt.

Mots clés : Insomnie, Entretien, Troubles mentaux.

17. Troubles de l’adaptation :

Les troubles de l'adaptation: Profil épidémiologique, clinique et évolutif. A propos de 115 cas hospitalisés au service de psychiatrie du C.H.U de Monastir. [Moussi Mohamed Naceur, Monastir 1999]

18. Troubles de la personnalité :

Personnalité Borderline; à propos de 50 cas hospitalisés: Etude clinique, épidémiologique et thérapeutique. [Abassi Olfa, Tunis 2000]
La personnalité borderline, historiquement rattachée à la schizophrénie, est une entité de création récente qui a constituée un pôle d’intérêt considérable dans les études des vingt cinq dernières années.

De multiples instruments de diagnostic standardisés ont été conçus pour aider le diagnostic clinique, mais ils présentent divers inconvénients, objets de contre verse, qui incitent à être améliorer. Parmi ces instruments, les critères du DSM IV inspirés de l’échelle de GUNDERSON demeurent les plus adaptés.

L’objectif de notre étude, rétrospective, est l’analyse de la comorbidité de l’axe I chez 50 patients hospitalisés de personnalité borderline selon les critères du DSM IV.

Notre étude a révélé la prépondérance chez ces personnalités :

-Des troubles liés à l’utilisation de substances (76,5%).

-Des troubles de l’adaptation (42%).

-Et des troubles dépressifs majeurs (37,5%).

La présence d’une comorbidité multiple et complexe trouve toute son importance dans l’orientation du diagnostic de personnalité borderline.

Elle constitue aussi un des éléments fondamentaux de présomption pour un diagnostic le plus précoce possible en vue d’une prise en charge thérapeutique adéquate.

Mots clés : Personnalité limite (borderline), Diagnostic, Comorbidité, Traitement.

Personnalité dépendante du DSM IV et troubles dépressifs majeurs. [Naanaa Maher, Tunis 2003]
L'objectif du travail est de déterminer, par le SCID-II (Structured clinical Interview for DSM-IV axis II personality disorders), la prévalence de la personnalité dépendante chez un groupe de patients présentant une dépression majeure unipolaire.

La population étudiée est composée de 91 patients présentant une dépression majeure unipolaire (épisode dépressif majeur isolé ou dépression majeure récurrente).

La fréquence de la personnalité dépendante chez les patients présentant une dépression majeure est de 20.9%. Comparés aux sujets non dépendants, les sujets ayant une personnalité dépendante ont significativement plus d'antécédents de séparation précoce d'avec leurs parents (79% vs 29%) et de distorsions éducatives (94% vs 35%). Ils sont plus fréquemment les benjamins de la fratrie (36% vs 10%) et ont plus d'antécédents de pathologies somatiques invalidantes pendant l'enfance (42% vs 15%). Les épisodes dépressifs majeurs des sujets ayant une personnalité dépendante sont plus souvent d'allure névrotique (89% vs 53%) et plus fréquemment déclenchés par des événements de vie (79% vs 42%) avec une différence significative entre les deux groupes.

Nos résultats rejoignent les données de la littérature rapportant une comorbidité fréquente entre personnalité dépendante et épisodes dépressifs majeurs. Ils confirment l'impact de la personnalité dépendante sur l'expression clinique de la dépression et le rôle des événements de vie dans le déclenchement des décompensations dépressives chez les sujets dépendants.

Mots clés : personnalité dépendante, dépression, évaluation personnalité, prévalence.

19. Facteurs psychologiques influençant une affection médicale :

Contribution à l'étude des aspects psychosomatiques des obésités. [Souilem Jameleddine, Tunis 1982]

Approche psychosomatique du Psoriasis. Etude des événements de vie et du test de Rorschach de 30 cas. [Zghal Ahmed, Tunis 1994]
Le Psoriasis nous a servi de paradigme expérimental pour étudier les interactions entre esprit et corps et plus particulièrement entre psychisme et peau.

Notre travail consistait en une enquête qui portait sur une population de 30 patients adultes atteints de Psoriasis, comparés à un groupe témoin de 30 patients atteints d’onychomycose chronique.

Les objectifs de cette recherche étaient :

- d’étudier les événements de vie qui précèdent d’un an l’apparition du Psoriasis.

- d’étudier l’image du corps et plus particulièrement de l’enveloppe chez les psoriasiques.

Un questionnaire et le test de Rorschach ont été administrés aux patients.
Il ressort de notre étude que les événements de vie récents étaient retrouvés de façon significativement plus élevée chez les psoriasiques que chez les témoins dans une proportion de 9 pour 1 (P<0,001), il en était de même pour la perte dans une proportion de 7,5 pour 1 (P<0,001).

La comparaison du groupe expérimental par rapport au groupe témoins de point de vue de l’étude des indices barrière et pénétration au test de Rorschach ne montrait pas de différence.

Le rapport barrière / pénétration était de 4,36 pour le groupe total des psoriasiques et de 5,08 pour ceux qui présentaient une perte, ce qui témoigne d’une perturbation de la perception de l’enveloppe.

Ces résultats confirment l’importance du psychisme dans le Psoriasis.

Mots clés : Psychosomatique, Psoriasis, Peau et Psychisme, Evénements de vie, Test de Rorschach.

Analyse des facteurs de risque psychologiques de l'obésité chez la femme. A propos d'une étude cas-témoins. [Hamrouni Fayçal, Tunis 1998]
L'obésité est un problème important de santé publique en rapport avec le coût des pathologies qui lui sont associées, diabète et maladies cardio-vasculaires en particulier.

Ce travail a pour objectif de décrire les caractéristiques sociodémographiques et cliniques de l'obésité et d'analyser les facteurs psychopathologiques susceptibles de la sous-tendre à partir d'une étude cas-témoins de 50 femmes obèses comparées à un groupe de 50 femmes normo-pondérales choisies dans la fratrie des patientes.

Dans notre population, on relève 96% de troubles des conduites alimentaires chez les patientes obèses contre 14% seulement dans le groupe témoin. La fréquence significative des troubles dépressifs (42%) et de l’hyperphagie boulimique (42%) dans le groupe des obèses reflète la comorbidité des troubles psychiatriques avec l'obésité.

L'étude du profil psychologique d'un groupe de 24 obèses a mis en évidence une fragilité au niveau de la structure de la personnalité. On conçoit l'intérêt d'une approche multifactorielle et, donc multidisciplinaire, dans laquelle psychiatres et psychologues jouent un rôle essentiel dans la prise en charge des obèses.

Mots clés : Obésité, Dépression, Conduite alimentaire, Profil psychologique.

Approche psychosomatique du Vitiligo. Etude transversale à propos de 50 cas. [Charrad Imed, Sfax 1998]

Cancer du sein et psychisme. De l'importance des troubles psychoaffectifs dans l'évolution et le pronostic. [Louiz Houssem, Tunis 1999]
Le diagnostic de cancer du sein, premier cancer de la femme, est généralement reconnu comme étant un événement stressant comportant plusieurs éléments de menace tels la mort, la douleur, la mutilation. Cet événement est souvent responsable d’un bouleversement de la vie psychique des patients induisant souvent des décompensations dépressives et / ou anxieuses.

Ce travail a pour objectif de détecter les troubles dépressifs et anxieux et d’identifier leur rôle dans l’évolution et le pronostic de l’affection cancéreuse chez 70 patientes porteuses d’une tumeur suspecte du sein et hospitalisées pour chirurgie diagnostique et thérapeutique.

Dans notre population, nous avons relevé une forte prévalence de troubles anxieux (71,4%) et de troubles dépressifs (62,9%) ; les formes mineures étant les plus fréquentes. Les troubles dépressifs majeurs n’ont été retrouvés que dans 17,1% des cas. L’analyse des résultats a trouvé que l’apparition de métastases et la courte survie des patients sont corrélées à une forte prévalence dépressive au début de la maladie.

On conçoit la nécessité d’une détection précoce des troubles psychiatriques associés aux maladies cancéreuses et de l’intégration d’interventions psychothérapeutiques et psycho pharmacologiques dans les protocoles thérapeutiques classiques des maladies cancéreuses.

Mots clés : Psycho-oncologie, Psycho-immunologie, Cancer, Dépression, Anxiété.

Troubles dépressifs et infarctus du myocarde. [Ghodhbane Souheil, Tunis 2001] Ce travail a pour objectif de déterminer les prévalences sur la vie et ponctuelle des troubles dépressifs chez les patients ayant soufferts d’un infarctus du myocarde (IDM), ainsi que la prévalence du comportement de type A et des événements stressants, classiquement associés à l’IDM.
Notre étude, de type enquête transversale par questionnaire a porté sur un échantillon exhaustif de 186 patients ambulatoires ayant un diagnostic d’IDM qu’il soit symptomatique ou silencieux. Nous avons utilisé le Composite international Diagnostic Interview (CIDI) pour le diagnostic des troubles dépressifs et l’auto questionnaire de Bortner pour l’évaluation du comportement de type A. La fréquence des troubles dépressifs chez nos coronariens est élevée, particulièrement celle du trouble dépressif majeur, dont le taux de prévalence ponctuelle est de 29% et le taux de prévalence sur la vie est de 51,6%, soit 6 fois celui de la population générale. Ces taux sont respectivement de 1,1% et de 5,4% pour le trouble dysthymique.

Le début du trouble dépressif majeur précède de 19 ans, en moyenne, la survenue de l’infarctus du myocarde.

Aucun patient souffrant d’épisode dépressif majeur au moment de l’enquête ne recevait d’antidépresseurs et aucune mention du diagnostic de dépression n’existait sur les dossiers.

Le style comportemental de type A était rare chez nos coronariens (8,5%), mais significativement associé au trouble dépressif majeur sur la vie. Un quart (24,5%) des patients ont relaté la survenue d’un événement stressant dans les 24 heures précédant leur IDM. Ces événements se rapportaient en premier lieu à la famille (57,7%), puis au travail (19,2%).

Au terme de cette étude, il nous parait nécessaire d’impliquer les cardiologues dans le diagnostic et la prise en charge des troubles dépressifs, fréquents, chez les sujets atteints d’IDM.

Mots clés : Infarctus myocarde, Trouble dépressif, Comportement type A, Stress psychologique.

20. Syndrome malin des neuroleptiques :

Le syndrome malin des neuroleptiques. Revue de la littérature et étude de cas. [Elabassi Lotfi, Tunis 1991]

Le Syndrome malin des neuroleptiques reste une complication redoutable des traitements neuroleptiques et ce, en dépit des progrès enregistrés au cours de ces dernières années, tant au plan physiopathologique que thérapeutique.

L’une des principales difficultés auxquelles est confronté le praticien réside dans la similitude clinique du SMN avec certaines entités psychiatriques. C'est pourquoi les recherches portent également sur des critères diagnostiques qui permettraient une meilleure délimitation de cette affection.

Mots clés : S.M.N. (syndrome malin des neuroleptiques), neuroleptiques, stress, catatonie.

21. Dyskinésies tardives induites par les neuroleptiques :

Epidémiologie des dyskinésies tardives en Tunisie (À propos de 500 cas). [Ben Amor Leila, Tunis 1990]
La prévention des dyskinésies tardives dépend de la connaissance de ce trouble et de ses facteurs de risque ainsi que de la bonne indication et surveillance du traitement neuroleptique.

Dans ce but, une étude sur 500 patients neuroleptisés depuis au moins deux mois, nous à permis de retrouver une prévalence de 21% des dyskinésies tardives, complication majeure du traitement neuroleptique au long cours et effet secondaire extrapyramidal tardif de ce traitement. Les facteurs de risque déterminés sont : l'âge, la durée de neuroleptisation, le sexe féminin, la continuité thérapeutique, les antécédents de sismothérapie, l’association aux antiparkinsoniens et les troubles de l'humeur.

Mots clés : Dyskinésie tardive, Neuroleptique, Epidémiologie, Facteurs de risque, Prévention.

22. Problème relationnel avec le partenaire :

Conflits conjugaux et santé de la femme. [Ellouze Faten ép Elfekih, Tunis 2003]
Le but de ce travail est de déterminer les conséquences physiques et mentales des conflits conjugaux sur la femme.

Notre échantillon est composé de 139 femmes représentatives de la population du grand Tunis à qui on a passé un questionnaire comportant quatre parties : une d'identification, une concernant le mariage, une autre concernant les conflits et une dernière sur leur retentissements. On a aussi fait passé trois tests : Beck de dépression, Beck de l'anxiété et le Lock Wallace (Test de satisfaction conjugale).

La fréquence des conflits est importante 43,5%. Les problèmes financiers sont en cause dans 85% des cas.

70,9% des femmes pensent que le conflit conjugal retentit sur leur santé.

95% des femmes présentant un trouble somatique déclarent que ce trouble est postérieur aux conflits.

* Concernant le retentissement physique des conflit : 0n trouve plus d'asthénie, de troubles de la petite circulation, de migraine, de pathologie gastrique, dermatologique et infectieuse dans le groupe de femme avec conflit. Les femmes sans conflit, rapportent quand à elles, plus de pathologie cardio-vasculaire et rhumatologique. Les troubles endocriniens sont retrouvés dans des proportions comparables chez les deux groupes.

*Concernant le retentissement psychique des conflits : 96% des femmes victimes de conflit souffrent de dépression selon le Beck, il s'agit d'une forme légère dans 20% des cas contre 38% moyenne et 38% sévère.

76% des femmes ayant des conflits conjugaux présentent des troubles anxieux selon le Beck, il s'agit dans 30% des cas de formes légères contre 32% moyenne et 14% sévères.

Le conflit agirait de plusieurs manières : en favorisant le déclenchement de la maladie, en aggravant le pronostic, en favorisant les rechutes et le passage à la chronicité.

Mots clés : couple, conflits conjugaux, femme, santé mentale, dépression, anxiété.

23. Abus physique d’un adulte :

Violence conjugale: étude épidémiologique. A propos de 424 femmes consultant dans des centres de soins primaires. [Bouasker Anissa ép Saï, Tunis 2003]
La violence conjugale est considérée dans les pays occidentaux comme un problème de santé publique. En Tunisie, peu d'études médicales se sont intéressées à ce phénomène de la violence conjugale qui demeure ignoré sinon banalisé.

Pour étudier l'ampleur du phénomène, nous avons effectué une enquête auprès de 424 femmes choisies au hasard, parmi les consultantes dans un dispensaire local et d'un planning familial de deux régions différentes du grand Tunis (la cité Ettadhamen et l’Ariana).

Nous avons pu montrer que la violence conjugale est un problème fréquent, puisque la prévalence sur la vie dans notre échantillon a été de 33.4% avec une différence significative entre les deux régions étudiées (27% à l’Ariana vs 41% à la cité Ettadhamen) et une prévalence sur les 12 derniers mois de 22%.

Ainsi, les mauvaises conditions socio-économiques, le chômage, les troubles caractériels chez le mari, la proximité avec la belle famille, et les antécédents de violence parentale ont pu être isolés comme facteurs de risque.

Les répercussions de la violence conjugale sur la santé de la femme ont pu être mises en évidence. En effet, les femmes victimes de violences fréquentent plus souvent les structures de soins : 5.03 fois par an vs 3.56 pour les femmes témoin (p<0.0l). Elles font plus de grossesses 4.52 Vs 3.31 et 2 fois plus de fausses couches (p<0.0l). Les femmes violentées souffrent plus de troubles de l'appétit 46% vs 26% et plus de troubles du sommeil 4.4% vs 31% chez les femmes témoins (p<0.00l).

D'autre part, ces dernières consultent plus souvent en psychiatrie : 13.8% vs 6%. Ainsi, nous avons pu constater à travers un dépistage systématique de la dépression par l'échelle de Beck que les femmes victimes de violence conjugale durant les 12 derniers mois, font 3 fois plus de dépressions en général et 10 fois plus de dépressions sévères en particulier (p<0.001).

Nous avons relevé qu'elles font 3 fois plus de tentatives de suicide (17% vs 5%) et qu'elles comptent parmi elles deux fois plus de tabagiques (p<0.00l).

Les femmes violentées se trouvent par ailleurs piégées dans leur rôle de victimes. Leurs démarches pour sortir de la relation violente sont entravées aussi bien par le manque de structures appropriées que par les freins socioculturels.

La violence conjugale est donc un problème fréquent, grave et mal pris en charge dans notre contexte.

Les causes et les réponses à apporter tant en terme de traitement que de prévention se situent à l’interface médico-psycho-socio-judiciaire.

Mots clés : Violence conjugale, Epidémiologie, Facteurs risque, santé mentale.

24. Abus sexuel d’un adulte :

Contribution à l'étude du viol: Etude statistique des attentats aux mœurs en Tunisie de 1971 à 1980 et considérations médico-légales à propos du viol. [ Kouki Sadok, Tunis 1983]

25. Non Observance du traitement :

Les facteurs de l'observance thérapeutiques chez les patients atteints de schizophrénie. [Ben Amor Imen, Tunis 2002]
Les schizophrénies constituent un groupe de maladies fréquentes d'évolution chronique et invalidante. Les neuroleptiques en sont un traitement efficace mais l'observance médicamenteuse est médiocre exposant les patients aux rechutes.

Le but du présent travail était d'identifier les divers facteurs pouvant influencer l'observance.

Il s'agit d'une étude transversale ayant inclus tous les patients souffrant de schizophrénie et ayant consulté au mois d'avril 2000 (200 patients). L'observance a été évaluée pour l'année précédant l'étude. Une liste d'items a été établie comprenant des facteurs liés aux patients, des facteurs liés à la maladie et des facteurs liés au traitement.

L'observance était parfaite chez 56 % des patients, partielle chez 25 % et mauvaise chez 19 % d'entre eux. L'âge, le sexe, le niveau d'études, l'origine urbaine ou rurale, la durée d'évolution du trouble et la complexité de la prescription médicamenteuse n'étaient pas significativement liés à l'observance. Les facteurs associés à une bonne observance comprenaient le bon fonctionnement social, le bon niveau socioéconomique, l'existence d'un traitement retard, le bon accès aux soins et une relation médecin malade de qualité. Les facteurs associés à une mauvaise observance étaient la sévérité des troubles, la forme de schizophrénie désorganisée, le mauvais insight, les effets indésirables sédatifs.

Dans la littérature, les taux de non observance sont évalués à 50 %. Il se dégage essentiellement, comme facteurs de bonne observance, la simplicité du schéma thérapeutique, l'absence d'effets indésirables gênants, un environnement de qualité et surtout la qualité de l’insight et de la relation médecin malade.

Mots clés : schizophrénie, observance prescription, neuroleptiques, relation médecin malade.

L'observance des médicaments psychotropes. Enquête auprès de 200 consultants en psychiatrie. [Bali Atef, Sfax 2002]

26. Deuil :

Deuil et pathologies psychiatriques. [Fradi Imen, Tunis 2002]
Le deuil faisant suite à la perte d’un être cher est une expérience universelle, il peut prendre divers aspects cliniques : deuil normal, deuil compliqué, et deuil psychiatrique.

Notre étude a pour but d’étudier les pathologies psychiatriques apparues après un deuil, de recenser les symptômes les plus souvent rencontrés et de suspecter les facteurs de risque liés aux complications psychiatriques du deuil.

25 patients présentant un deuil pathologique parmi les consultants ou les patients hospitalisés à l’hôpital Razi ont été recrutés sur une période de un an allant de juillet 2001 à juillet 2002.

L’âge moyen des patients est de 36.72, le sexe ratio est de 1.

La durée moyenne des troubles est de 45 mois.

92% des patients présentent un épisode dépressif majeur et 52% un trouble anxieux (20% un état de stress post traumatique, 20% un trouble panique, 8% un trouble anxiété généralisé, 4% une phobie sociale). La comorbidité épisode dépressif majeur trouble anxieux est de 48%.

L’analyse sémiologique révèle certaines particularités symptomatiques des manifestations dépressives au cours du deuil pathologique.

Au sein de notre population, les symptômes décrits comme étant spécifiques du deuil pathologique sont les suivants : regret nostalgique (92%), conservation pathologique des objets du défunt (56%), dialogue avec le mort (52%), symptômes intrusifs (72%), symptômes d’évitement (52%), comportement comme si le défunt n’était pas décédé (56%), stupéfaction (44%), difficultés à accepter la perte (68%), incrédulité (20%), conduites de recherche du défunt (40%), impression d’entendre le défunt (56%), de voir le défunt (52%).

Certains de ces symptômes ont fait l’objet d’études de validation afin d’établir des critères pour le diagnostic de deuil pathologique.

Enfin, certains facteurs de risque semblent favoriser la survenue d’un deuil pathologique : le jeune âge du défunt, le jeune âge de l’endeuillé, la parenté au premier degré avec celui-ci, le décès du fils, la proximité affective importante avec le défunt, le décès brutal, les antécédents de deuils antérieures et la présence d’antécédents familiaux psychiatriques.

Mots clés : Deuil, Dépression, Etat anxiété, Facteur risque.

27. Pathologie mentale et autres manifestations cliniques:

La catatonie: Nouveautés diagnostiques et thérapeutiques. [Kissi Yousri, Sousse 2001]
La catatonie est un syndrome qu’on croyait il y a peu relégué au domaine de l’histoire de la clinique psychiatrique. Elle suscite aujourd’hui un regain d’intérêt notamment par l’élargissement du champ de ses étiologies et par le remaniement de ses aspects thérapeutiques.

L’objectif de ce travail est de présenter un aperçu sur le diagnostic et le traitement de cette entité dans un service de l’hôpital Razi et de tenter d’en dégager les particularités éventuelles.

Notre étude s’est principalement appuyée sur la présentation de cinq observations cliniques illustratives des principales étiologies de la catatonie.

Il en ressort que la catatonie est un trouble rare souvent rattaché à la schizophrénie et à moindre degré à la dépression et encore traitée de manière non spécifique.

Elle continue à poser des problèmes de diagnostic positif, différentiel et étiologique, ainsi que de prise en charge thérapeutique.

Mots clés : Catatonie, Diagnostic, Etiologie, Traitement.

28. Pathologie mentale et période gravido-puerpérale:

Les psychoses puerpérales: Aspects éthiopathogéniques, cliniques, évolutifs et thérapeutiques en fonction des progrès du planning familial en Tunisie. Réflexions et conclusions centrées sur l'analyse de 100 cas observés dans un pavillon de 44 lits à l'hôpital psychiatrique universitaire Arrazi de la Mannouba. [Bouali Sadok, Tunis 1977]

Profil clinique et évolutif des psychoses puerpérales (À propos de 104 cas). [Turki Jamel, Sousse 1985]

Contribution à la connaissance de la pathologie de psychose puerpérale (À propos de 100 cas). [Mrad Dali Ahmed Imed, Sousse 1986]

Les troubles psychiques du post-partum. Etude épidémiologique à propos de 60 cas. [Boudabous Fethi, Sfax 1996]

Troubles psychiques de la gravido-puerpéralité. A propos de 63 cas. [Elalami Idrissi M'Hamed Afilal, Monastir 1998]

Les troubles mentaux liés à la gravido-puerpéralité (Aspects cliniques, évolutifs et préventifs). A propos de 41 cas et une revue de la littérature. [Gharbi Moez, Tunis 2000]
Notre étude rétrospective a porté sur 41 cas de troubles mentaux de la gravido-puerpéralité ayant été hospitalisés entre le 01.01.1989 et le 31.12.1998. Le but de notre travail était de décrire le profil épidémiologique, de dégager les facteurs de risque et de rapporter les aspects cliniques et évolutifs de ces troubles. Le taux d'admission pour troubles psychiatriques de la gravido-puerperalité par rapport au nombre total des hospitalisations féminines était de 5,9 %. L'âge moyen des patientes était de 30 ,7 ans. Toutes les parturientes étaient mariées et majoritairement issues de milieux ruraux avec un niveau d'instruction bas (90 %). Des conflits avec l’époux ont été notés dans 26,9 % des cas et avec la famille dans 10 % des cas. Le nombre moyen d'enfants par femme était de 3,4 : la plupart des patientes (87,8 %) avaient entre un et cinq enfants. 19,5 % ont accouche à domicile et 22 % par césarienne. Le quart des patientes avaient des antécédents d'interruption des grossesses. La durée moyenne entre les grossesses était de 2,38 ans. Il y avait, concernant le sexe du nouveau-né, autant de garçons que de filles. Un problème de santé majeur du nouveau-né a été signalé dans 12,2 % des cas et 12,2 % des patientes ont vu leurs enfants décéder avant l'hospitalisation. 37 % des patiences avaient des antécédents psychiatriques. Les troubles étaient survenus suite à 1 accouchement dans tous les cas avec un délai moyen de 4,37 mois. Les diagnostics principaux étaient les troubles de l'humeur (46,34 %), les troubles schizophréniformes (36,6 %) et les troubles schizo-affectifs (7,3 %). L'évolution de ces troubles était relativement favorable, la durée de l'hospitalisation était relativement brève (14 jours) ; Cependant, 20,7 % ont rechuté à court terme (entre 6 mois et un an), les récidives à long terme sont survenues chez le 1/4 de cette population.

Mots clés : Puerpéralité, Post partum, Troubles de l’humeur, Troubles schizophréniformes, Troubles schizoaffectifs, Epidémiologie, Facteurs de risque, Interactions précoces, Prévention.

La dépression du post partum (Prévalence et facteurs associés). [Slim Raoudha ép Gaaliche, Monastir 2003]
La dépression du post-partum constitue la complication psychiatrique la plus fréquente après la délivrance. Sa fréquence serait en augmentation et ses facteurs de risque sont multiples et variés.

Les objectifs de notre étude étaient de valider l'Edinburgh Post-natal Depression Scale, en vue de déterminer la prévalence de la dépression du post-partum et de rechercher ses déterminants.

Une enquête prospective descriptive et comparative, a été réalisée au Service de Gynécologie et d'Obstétrique du CHU de Monastir, incluant toutes les femmes (n=600) ayant accouché à la maternité durant une période de trois mois de Janvier 2002 à Avril 2002.

L'étude s'était déroulée en deux temps. La 1ère évaluation, appelée T1, a eu lieu entre la 1ère et la 2ème semaine du post-partum et a intéressé la totalité de l'échantillon, et la 2ème évaluation, notée T2, a eu lieu entre la 6ème et la 10ème semaine du post-partum et a réuni 279 nouvelles accouchées.

La prévalence de la dépression du post-partum était à T1 égale à 10% et à T2 de 1,1%.

La dépression du post-partum était significativement associée au lieu de résidence, à la situation matrimoniale, au niveau socio-économique, aux antécédents personnels psychiatriques, à la désirabilité et au suivi de la grossesse, à l'état de santé du nouveau-né, à la qualité du support social et au degré de satisfaction conjugale.

Ces résultats consacrent l'existence de grossesse à risque psychiatrique, et appellent à des mesures de prévention en prénatal par la mise en place d'une procédure de dépistage fiable et de mesure d'orientation de bonne qualité, lors de l'accouchement, en favorisant l'approfondissement d'une culture psychosociale dans les équipes des maternités et en post-partum par un dépistage précoce en maternité ou lors des visites systématiques aux Centres de Protection maternelle et infantile.

Mots clés : Dépression - Post-partum - Validation - EPDS - MINI Prévalence - Facteurs associés.

La dépression du post partum : Prévalence et facteurs de risque (dépistage de 103 femmes). [Ben Aïcha Asma, Tunis 2005]
La dépression du post partum complique près de 15 à 20% des accouchements selon les études. L’objectif de notre travail est d’évaluer la fréquence de la dépression du post partum (DPP) sur un échantillon de 103 jeunes mères et d’en relever les facteurs de risque, après avoir validé la traduction tunisienne de l’échelle d’Edinburgh de Dépistage de la Dépression Postnatale (EPDS).

L’étude de la sensibilité et de la spécificité du test montre que le meilleur seuil est de 12,5 avec une sensibilité de 90% et une spécificité de 86%. L’analyse factorielle du test trouve 4 facteurs qui fournissent une description des différentes composantes de la DPP. L’étude de la reproductibilité montre une bonne cohérence interne (indice α de Cronbach : 0,71).

La prévalence de la DPP était de 21%. Parmi les facteurs de risque étudiés nous avons retenu que la mésentente conjugale et la mauvaise relation avec la mère semblent être les facteurs de risque les plus corrélés à la DPP. Les femmes ayant quitté leur travail à cause de la grossesse auraient également un risque de DPP plus élevé.

La dépression post natale est une pathologie fréquente. L’EPDS est un test valide de dépistage, facile à administrer et à la portée de tous les praticiens. Un diagnostic précoce et une prise en charge adéquate améliorent le pronostic de la mère et de l’enfant.

Mots clés : Dépression post partum, Echelle d’évaluation en psychiatrie.

29. Pathologie mentale et Comorbidité somatique :

Pathologie organique en milieu psychiatrique. [Sfaya Abderraouf, Tunis 2000]
La pathologie somatique comorbide du trouble mental représente un facteur de mauvais pronostic, une source de difficultés thérapeutiques et une cause de surcoût financier.

L'objectif de notre travail était d'établir un profil épidémiologique et clinique de la comorbidité somatique chez des malades mentaux hospitalisés dans le service de médecine interne de l'hôpital RAZL

665 sujets ont été inclus dans cette étude rétrospective (226 malades mentaux et 439 témoins non psychiatriques). Une étude comparative de pathologies organiques colligées a été réalisée d'une part pour ces 2 groupes, et d'autre part dans le premier groupe selon la nature du trouble mental.

Les maladies somatiques les plus fréquemment retrouvées chez les patients psychiatriques par rapport aux témoins appartiennent par ordre de fréquence décroissant au système endocrinien et métabolique (28.2% contre 21.4%, p < 0.005), aux maladies infectieuses (17.3% contre 7.5%, p< 0.005), au système cardio-vasculaire (15% contre 21.4%, p < 0.005), aux maladies hématologiques (9.3% contre 5%, p< 0.005), iatrogènes (7% contre 0%, P < 0.005), neurologiques (5.4% contre 6%, P = 0.74%), et systémiques (4% contre 8.2%, p < 0.005).

Par ailleurs, il n'existe pas de différence significative dans la répartition de ces pathologies dans le groupe des malades mentaux selon la nature psychotique ou névrotique du trouble mental.

Malgré ses limites méthodologiques, ce travail confirme la fréquence et l'importance de la comorbidité somatique chez les malades mentaux et incite davantage à son dépistage précoce et à son traitement efficace par le développement des prises en charges multidisciplinaires.

Mots clés : Maladie, trouble mental, morbidité associée, psychoses, affections iatrogéniques.

30. Pathologie mentale et Psychopathologie :

Processus originaire et identité. Approche théorique et clinique. [Rabhi Noureddine, Tunis 1985]

Psychiatrie et Religion. A propos du délire mystique. [Touzri Fethi, Tunis 1989]

Guerre et santé mentale. Les répercussions psychopathologiques de la guerre du Golfe en Tunisie. [Taktak Jamil Taktak Jamil, Tunis 1992]
Evénement multifactoriel, la guerre est un phénomène difficile à cerner sous tous ses rapports.

Ses implications sur l'équilibre psychique des individus sont loin d’être négligeables.

Son retentissement sur la santé mentale des populations, combattantes et civiles, directement impliquées dans un conflit armé, est très largement documenté Alors que son impact psychopathologique et psychosociologique sur des populations éloignées du champ de bataille mais moralement concernées par le conflit n’a guère été abordé.

La guerre du Golfe nous a donné l'occasion de mener une telle étude et d'ébaucher, en même temps q’une approche compréhensive des répercussions de la crise du Golf dans notre pays, une réflexion sur l’événement Guerre, en général.

Mots clés : Guerre, Santé mentale, Psychopathologie, Appartenance communautaire.

Du déclenchement de la psychose. [Lakhal Najoua, Monastir 1995]

Profil psychopathologique des mères célibataires en Tunisie. (Etude prospective à propos de 50 cas). [Ben Salah Jamel, Tunis 1999]

La psychose est le type même de l'aliénation, c'est un drame.

Nous avons essayé, en partant de cas cliniques et en référence à la littérature d'approcher le "moment" où un sujet jusque là libre, du moins apparemment, bascule dans l'aliénation.

Notre intérêt s'est porté sur le moment -si jamais il existe- où un sujet, sensé produire des signifiants, devient un signifié.

Mots clés : Psychose, Délire, Déclenchement, Clinique, Psychopathologie.

31. Pathologie mentale, tests et explorations :

31-a- Tests psychométriques :

Introduction à l'adaptation du M.M.P.I en Tunisie. [Jaoua Abdelaziz, Tunis 1983]

Place du questionnaire général de santé dans le repérage de la morbidité psychiatrique mineure en Médecine générale. [Bouazza Karim, Monastir 1994]

Troubles affectifs majeurs et personnalités du cluster C du DSM IV. Evaluation par un questionnaire: le SCID II. [Ben Khedher Mondher, Tunis 2001]
L’objectif de ce travail est de déterminer, chez un groupe de patient présentant un trouble affectif majeur, la fréquence des personnalités du cluster C du DSM IV évaluée par le SCID II*.

La population étudiée est composée de 100 patients (50 H et 50 F) présentant un trouble affectif majeur en rémission (32 unipolaires et 68 bipolaires).

La fréquence des personnalités du cluster C chez les patients présentant un trouble affectif majeur est élevée (54%). Elle est plus importante chez les unipolaires (75 %) comparée aux bipolaires (44.1%) avec une différence statistiquement significative. Les personnalités évitante et obsessionnelle compulsive sont prédominantes (53.1% vs 20.5% et 31.3% vs 23%) chez les unipolaires et la personnalité dépendante est prédominante chez les bipolaires (3.1% vs 7.4%), mais la différence n'est significative que pour la personnalité évitante.

Nos résultats rejoignent les données de la littérature mettant en évidence la comorbidité imposante entre troubles affectifs majeurs et personnalités du cluster C du DSM IV et invitent à accorder une attention particulière à ces troubles de la personnalité dans la prise en charge des troubles thymiques.

Enfin, notre travail a permis une première adaptation du SCID II à notre contexte socioculturel.

*: SCID II: Structured Clinical Interview for DSM IV axe II personality disorders.

Mots clés : Troubles affectifs majeurs, Troubles de la personnalité, Prévalence, morbidité associée, questionnaire.

Vulnérabilité à la schizophrénie: Validation d'un questionnaire de schizotypie et étude d'un marqueur électrophysiologique (PEE). [Gassab Leila, Monastir 2001]

31-b- Tests Biologiques :

Test de freination à la dexamethasone (DST) et dépression. Une première application en Tunisie. [Labbane Raja, Tunis 1985]
De très nombreuses études ont montré, depuis déjà une quinzaine d'années qu'un certain nombre de déprimés présentaient une réponse anormale au DST (dexamethasone suppression test), qu'il s’agisse d'une absence de freination ou d'un échappement précoce. Cette découverte vient étayer les hypothèses étiopathogéniques biologiques de la dépression, en mettant plus particulièrement l'accent sur les relations entre dépression et régulation de l'axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien.

Le DST apparaît comme un véritable marqueur biologique de la dépression endogène, avec une spécificité de 98 % et une sensibilité variant, selon les auteurs, entre 45 et 78%.

Une première application du DST en Tunisie a concerné une population de 38 déprimés et a permis de valider le test en lui retrouvant une spécificité de 97,6% et une sensibilité 73%.

Ainsi, le DST met au service du psychiatre le premier instrument biologique de diagnostic, de pronostic et de traitement, de pratique courante.

Cette contribution objective au diagnostic, à la classification et au traitement des dépressions est loin d'être négligeable, dans un domaine où précisément, la symptomatologie varie en fonction des cultures notamment, revêtant dans bien des cas, les masques les plus trompeurs.

Mots clés : Test de freination à la dexamethasone, Dépression, Culture, Neuro-endocrinologie.

31-c- Examens Radiologiques :

Apport de l'imagerie cérébrale dans la schizophrénie. [Kalalou Khaled, Sfax 1997]

Apport de l'imagerie cérébrale dans les maladies psychiatriques (Une revue de la littérature). [Ghaoui Soumaya ép Hadj Hmida, Sousse 1999]
La recherche d'un substratum cérébral des troubles mentaux a pris ces dernières années un essor considérable grâce aux nouvelles techniques d'imagerie cérébrale: imagerie par résonance magnétique, tomographie par émission de positon TEP, tomographie par émission de simple photons SPECT.

Dans ce travail, nous avons essayé d'examiner à travers une revue de la littérature, les résultats obtenus, dans différentes entités nosographiques.

Plusieurs anomalies morphologiques et fonctionnelles ont été retrouvées dans la schizophrénie, les troubles de l’humeur, le TOC, l'autisme et les troubles alimentaires cependant ces résultats sont peu spécifiques et leur interprétation nécessite la construction de concepts théoriques cohérents. Le rôle de l'imagerie dans le diagnostic et dans la prédiction du pronostic en psychiatrie ne nous paraît pas justifié.

Mots-clés : Psychiatrie, Schizophrénie, Troubles Dépressifs, Anxiété, Démence, Imagerie par Résonance Magnétique, Tomographie.

32. Pathologie mentale, diagnostic et Classification :

Le diagnostic en Psychiatrie. Limites et perspectives. [Douki Saïda, Tunis 1979]

Diagnostic and statical manual of mental disorders, Third edition (DSM III). Intérêt et limites. [Hajji Hamadi, Tunis 1986]

Le dossier médical en Psychiatrie à travers la méthodologie du DSM III. [Joober Ridha, Tunis 1988]

Intérêts et limites des nouvelles classifications en psychiatrie: Application du DSM-III-R et de la CIM 10 aux psychoses et troubles affectifs (thymiques). [Ben B'Dira Hatem, Tunis 1992]
L'élaboration des nouveaux systèmes de classification en psychiatrie (DSM-III-R et CIM-10) constitue une réponse aux problèmes de défaut de fidélité et de stabilité dont souffrait les systèmes classiques (CIM-9, DSM-II, et nomenclature de l'INSERM). Les nouveaux systèmes se distinguent par l'adoption de critères diagnostiques qui permettent une meilleure approche descriptive et une meilleure inférence diagnostique. L'étude comparative a montré que, malgré des critères symptomatiques semblables, les différences entres les catégories diagnostiques sont énormes pour les troubles psychotiques aigus et la schizophrénie. L'identification par la CIM-10 d'un groupe de symptômes dit "schizophréniques" organise de façon plus discriminante les troubles schizoaffectifs.

La CIM10 pousse la limite de durée tolérée à 3 mois pour les troubles à prédominance délirante.

Les différences par rapport au DSM-III-R semblent être en faveur de la CIM-10.

Toutefois ces deux systèmes tendent à vider la psychiatrie de l'apport de la psychopathologie, chose qui est indispensable pour la prise en charge thérapeutique.

Mots clés : Classification, critères diagnostiques, CIM10, DSMIIIR, Troubles psychotiques, Troubles affectifs.

33. Pathologie mentale et thérapeutique :

Art-thérapie et institution (Film de 50 mn avec synopsis). A partir de transformation institutionnelle du Service Ibn-Rochd-Pinel Hôpital Razi. [Mili Chaker, Tunis 1980]

La lithothérapie en psychiatrie. Avantages et difficultés dans la pratique tunisienne (À propos de 15 cas). [Hachemi Zouhaier, Tunis 1980]

Place des neuroleptiques à action prolongée dans le traitement des affections psychiatriques au long cours. [Hadfi Amor, Sfax 1983]

Le suivi au long cours du malade adulte sous neuroleptique retard à propos de 219 cas. Etude rétrospective sur deux années 1983-1984. [Laabidi khaled, Sfax 1987]

La musicothérapie en médecine. Application à la dépression. [Chichti Semir, Tunis 1987]

Profil de prescription des psychotropes en Tunisie. [Rezgui Mohamed Hédi, Tunis 1989]

Électroconvulsivothérapie. Indications actuelles et résultats. Etude rétrospective de 1984 à 1988 (À propos de 126 cas). [Hachfi Soussi Mounir, Tunis 1992]
L'éléctroconvulsivothérapie consiste à provoquer une crise d’épilepsie généralisée au moyen d'un courant électrique.

Notre étude a porté sur 126 patients hospitalisés à Razi de 1984 à 1988 dont 107 hommes et 19 femmes. L'âge varie de 15 à 56 ans, l'âge moyen est de 27 ans 9 mois. 11,11 % des malades sont non scolarisés, 69,8 % célibataires, 26,2 % sans profession. La technique adoptée est la méthode bilatérale, directe, sans anesthésie ni curarisation, utilisant un courant électrique de 70 à 120 Milliampères avec un temps de passage de 2/l0e de seconde et à raison de 3 électrochocs par semaine. Les indications ont intéressé surtout les schizophrénies (63,8 %) et les troubles thymiques (18,42 %). Les complications les plus fréquentes sont les troubles mnésiques observés chez 11,11 % des patients.

Le taux d'efficacité à court terme est de 94,07 %, cependant les rechutes restent fréquentes : 35 % au cours de la première année.

Mots clés : Éléctroconvulsivothérapie, troubles de l’humeur, schizophrénie.

Les indications de la carbamazépine en psychiatrie. [Srairi Samia, Tunis 1992]
Ce travail a été réalisé dans le but de définir les indications psychiatriques de la carbamazépine dans la pratique tunisienne et d'évaluer son efficacité dans le traitement et la prévention des affections comportant des troubles thymiques.

Une étude rétrospective a été menée, incluant 170 patients, sélectionnés selon des critères d'inclusion cliniques (troubles affectifs majeurs ou troubles du comportement) et thérapeutiques (prise de carbamazépine pendant une durée minimum de 15 jours). Les patients présentant des troubles organiques cérébraux et/ou une épilepsie n'ont pas été retenus dans cette étude.

Il en ressort que ce produit demeure de prescription peu courante (3,5% des malades hospitalisés entre le 01.01.89 et le 31.12.91 ont reçu la carbamazépine), malgré une efficacité notable, essentiellement préventive, dans les affections dysthymiques et notamment la psychose maniaco-dépressive.

Dans cette pathologie, la carbamazépine semble constituer par rapport au lithium une alternative de choix au niveau d'un sous-groupe de patients ayant un profil clinique particulier (jeune âge, absence d'antécédents psychiatriques familiaux, précocité du premier accès dysthymique et accès rapprochés).

Cette efficacité situe la carbamazépine en très bonne place dans l'arsenal thérapeutique du psychiatre, d'autant plus que son maniement est relativement aisé.

Mots clés : carbamazépine, thymorégulateur, troubles affectifs majeurs.

Le traitement comportemental dans la phobie. " A propos de 30 cas". [Ben Abroug Zeineb, Tunis 1993]
Les méthodes cognitivo-comportementales, fondées sur les théories de l'apprentissage, représentent la thérapie de choix des troubles phobiques. Nous avons appliqué ce traitement, dont la durée varie de 3 à 12 mois à 30 patients phobiques adultes. Il comporte, en association et selon les cas, la relaxation, la désensibilisation systématique, l'affirmation de soi et la correction cognitive.

Le résultat du traitement a été évalué et a montré une amélioration clinique et psychométrique de l'ordre de 60 à 100% chez 21 patients.

La suppression de la chimiothérapie dans 64,3% des cas confirme l'efficacité de ces méthodes.

Mots clés : Troubles phobiques, Panique, thérapies comportementales, Evaluation.

Réinsertion Professionnelle du Schizophrène : Dimension et Importance du Travail Dans le Traitement. [Kissi Mohamed, Sousse 1994]*

Psychose maniaco-dépressive et thymorégulateurs en Tunisie. Etude rétrospective. [Ennaifer Zine Elabidine, Tunis 1996]
Notre travail s'est proposé d’étudier les modalités de prescription des thymorégulateurs dans la psychose maniaco-dépressive et de comparer l'efficacité et les inconvénients des thymorégulateurs les plus prescrits en Tunisie.

Nous avons comparé deux groupes de 50 patients suivis pour une psychose maniaco-dépressive, qui étaient sous thymorégulateurs depuis une durée d'au moins deux ans .

Le premier groupe était sous lithium et le second sous carbamazépine. Nous avons montré que les modalités de prescription de ces produits dépendaient en grande partie des critères sociodémographiques prédictifs de la compliance thérapeutique (dans 85% à 90% des cas), alors que les critères cliniques passaient au second plan (dans 10% à 15% des cas). La fréquence des rechutes par an dans le groupe des malades sous lithium était plus basse que celle dans le groupe des malades sous carbamazépine (0,19 contre 0,29). Par contre les effets secondaires étaient plus fréquents chez les malades sous lithium (dans 64% des cas) que chez les malades sous carbamazépine (48% des cas).

Mots clés : Psychose maniaco-dépressive, thymorégulateurs, Lithium, Carbamazépine.

Consommation des psychotropes à titre externe au C.H.U de Monastir. [Ben Brahim Hichem, Monastir 1996]

Les Anxiolytiques. Profil de Prescription et Dépendance. [Mamouri Anass, Monastir 1996]*

La prescription des sels de lithium en psychiatrie (À propos de 70 cas). [Khalifa Khelifa, Tunis 1997]
Utilisé depuis 1949, le lithium a introduit une nouvelle classe de médicaments, à savoir les thymorégulateurs. Cependant, plusieurs accidents ont freiné au début son utilisation. Actuellement, les modalités de sa prescription sont bien codifiées, limitant l'apparition des effets indésirables.

Ce travail a pour objectif de dresser le profil épidémiologique et clinique de 70 malades traités par les sels de lithium, de comparer l'évolution clinique et l'observance thérapeutique de deux groupes de malades: bipolaires (G1) et schizoaffectifs (G2).

Le lithium n'est jamais prescrit seul au début du traitement. La fréquence d'accès diminue nettement après instauration du lithium, elle passe de 0,9 à 0,32 accès par an. L'évolution clinique est meilleure pour le groupe bipolaire, avec une rémission complète à J180 dans 80% des cas, contre 60% chez les schizoaffectifs. Au long cours, les effets indésirables les plus constatés sont: la prise de poids (41%) et le syndrome polyuro-polydipsique (34%). La dysthyroïdie est diagnostiquée dans 13,6% des cas. L'observance thérapeutique est bonne chez seulement 36,4% des patients.

Nous recommandons la création d'une "clinique du lithium" afin de superviser en continu le suivi du traitement et d'adopter une attitude pédagogique, aussi bien à l'égard du patient, qu'à celui de son entourage.

Mots clés : Lithium, Observance, Trouble bipolaire, Trouble schizoaffectif

Le psychodrame: Application à un groupe de jeunes en difficultés universitaires. [Ouertani Salim, Monastir 1998]

Utilisation des neuroleptiques atypiques dans la dépression chez les schizophrènes. A propos d'une étude prospective de la prescription de l'Olanzapine chez onze patients schizophrènes déprimés. [Jaziri Akram, Monastir 2002]

34. Pathologie mentale et passage à l’acte suicidaire :

Etude épidémiologique des intoxications volontaires. [Rezgui Mohamed Naceur, Tunis 1983]

Suicide et tentative de suicide dans la collectivité militaire Tunisienne. Approche épidémiologique. [M'Rad Mohamed Fadhel, Tunis 1987]

Le suicide dans le centre Tunisien: Etude épidémiologique et médico-légale à propos de 105 cas. [M'Hadheb Abdessamed, Sousse 1993]
L'étude rétrospective de 105 cas de suicide ayant subi un contrôle médico-légal au Service de Médecine légale de l'Hôpital Universitaire F. Hached de Sousse durant une période de 5ans (de janvier ,988 à décembre 1992) nous a permis de constater que :

- Le suicide représente 7,2 % de l'activité autopsique totale avec une moyenne annuelle de 21 cas.

- L âge moyen des suicidés est de 29,9 ans avec 7,6% des victimes âgées de moins de 16 ans.

- Le sexe masculin est touché dans 56,2% des cas,

- Les célibataires représentent 62 % des victimes

- La majorité des suicidés (80% des cas) provient des milieux ruraux.

- Des antécédents psychiatriques sont signalés chez 38,1% des victimes

- Un facteur déclenchant le passage à l'acte est mentionné dans 53,4% des cas.

- Toutes les catégories socio-professionnelles sont touchées par ce phénomène social

- La pendaison occupe la première place des moyens suicidaires suivie par la noyade et les intoxications,

- La défenestration, la précipitation devant un train, les armes blanches et les armes à feu constituent des moyens rares dans notre série.

Mots clés : Médecine légale : Psychiatrie, Suicide, Autopsie, Epidémiologie.

Conduites suicidaires et maladie mentale. [Bouden-Zouaoui Asma, Tunis 1991]

Les Conduites Suicidaires. A propos de 79 cas de tentatives de suicide admis au SAMU de Sfax. [Ghorbel Houlem épouse Khemekhem, Sfax 1998]*

La récidive des tentatives de suicide: Etude analytique auprès d'une population de 38 récidivistes et 52 primo suicidants. [Ajmi Faouzia, Monastir 1999]

Contribution à l'étude épidémiologique et médico-légale du suicide. A propos de 278 cas. [Ben Ameur Hédi, Sfax 2001]

Trouble dysphorique prémenstruel et comportement suicidaire. [Chaabane Sami, Tunis 2002]
Le trouble dysphorique prémenstruel (TDPM) est un trouble mental entretenu par une réponse inadaptée aux changements hormonaux liés au cycle menstruel. Il est fait de troubles caractériels comme la labilité émotionnelle, l’irritabilité et la perte de contrôle du soi. Les conduites auto-agressives peuvent également être observées et représenter un versant comportemental de TDPM.

Le but de ce travail a été d’étudier l’apparition de comportements suicidaires chez les femmes présentant un TDPM. Ces comportements seraient déclenchés par les oscillations graves de l’humeur, aussi bien que par les symptômes physiques et par l’anxiété.

Une enquête épidémiologique rétrospective a été réalisée au Centre d’Assistance Médicale Urgente de Tunis. Cent femmes en âge de procréation ayant toutes tenté de se suicider ont été examinées. Le diagnostic de TDPM était retenu chaque fois qu’il répondait aux critères diagnostiques du DSM IV.

Dans les 2/3 des cas, les femmes qui ont tenté de se suicider étaient jeunes, âgées de moins de 24 ans. Le toxique le plus employé était un psychotrope ou un antiépileptique. Un trouble dépressif a été observé dans environ ¼ des cas. Un stress psychosocial a été noté dans 92% des cas.

Le tiers des femmes (33%) ont tenté de se suicider au cours de la période prémenstruelle et 32% présentaient un TDPM.

Les tentatives de suicide sont significativement plus élevées chez les femmes présentant un TDPM, mais ses tentatives de suicide ne surviennent pas nécessairement au cours de la période prémenstruelle.

Ce travail permet de conclure que, dans le cadre de l’évaluation psychiatrique de toute femme suicidante en âge de procréation, il est impératif de rechercher la notion de syndrome prémenstruel. Il est un facteur associé au comportement suicidaire. En effet, la forme grave de ce syndrome favorise l’éclosion d’idées suicidaires et peut même précipiter leur concrétisation en dehors même de la période prémenstruelle.

Mots clés : Syndrome prémenstruel, Tentative suicide, Intoxication, Troubles mentaux, Femmes.

35. Pathologie mentale et Urgences psychiatriques:

Les urgences psychiatriques à l'hôpital général. A propos d'une enquête à l'hôpital Farhat Hached de Sousse. [Regaieg Imed, Sousse 1992]
L'autonomie de l'urgence psychiatrique est désormais acquise mais elle reste ancrée dans le circuit général des urgences médico-sociales des hôpitaux généraux. Dans ce travail, nous nous sommes proposés d'étudier les urgences psychiatriques au sein du CHU de Sousse durant une période de six mois. Cette enquête a porté sur 1536 patients qui représentent 9,02% de l'ensemble des consultants. Les principaux résultats montrent une légère surreprésentation féminine (56%), une nette prédominance de la tranche d'âge 20-40 ans (70%), une répartition géographique en majorité urbaine (91%). La notion de problèmes psychoaffectifs est retrouvée chez 52% des malades alors que les antécédents psychiatriques ne se rencontrent que chez environ 6% des patients. Du point de vue clinique, nous avons noté l'importance des troubles affectifs, des troubles de l'adaptation et somatoformes ; les tentatives de suicide constituent un signe d'appel majeur...

La prise en charge apparait inadéquate puisqu'elle se limite à l'administration d'un sédatif ; l'écoute bienveillante, l'entretien psychiatrique, l'analyse de la situation psychosociale et le soutien psychothérapique sont généralement absents.

Nous concluons que l'intérêt du malade implique que l'on réponde à sa demande là où il a choisi de la formuler, d'autant plus qu'il s'agit, dans la plupart des cas, de détresse psychosociale et non d'une maladie mentale proprement dite et que les médecins doivent avoir la meilleure formation psychiatrique possible afin d'imposer une approche globale du patient dans son contexte psychologique et somatique mais aussi dans ses références familiales, professionnelles, sociales et économiques.

Mots clés : Psychiatrie, Intervention période de crise, Santé mentale, Psychiatrie communautaire.

Urgences psychiatriques: Etude rétrospective à propos de 8520 actes. [Zouheïr Aissa, Tunis 1992]
Les urgences psychiatriques sont constituées par des crises aiguës relevant d'états psychotiques ou névrotiques divers. La crise vient du fait qu'un individu se trouve à un moment donné, en face d'une situation dépassant ses capacités d'adaptation.

Nous avons effectué une étude analytique de l'activité annuelle du service d'urgence de l'Hôpital RAZI s'étalant du 1/ 5/89 au 30 /4/90.

8520 actes ont été effectués durant la période étudiée. 2/3 des patients ont entre 20 et 40 ans. 63% sont de sexe masculin. 58% sont originaire de Tunis. 80% des demandeurs sont des anciens malades de l'Hôpital. Les motifs répondent aux critères de la classification choisie pour son intérêt pratique et pronostic séparant :

1-Les urgences vraies qui représentent 2/3 des cas et qui comportent:

* Le risque d'aggravation d'une souffrance mentale : 56,75 % des cas.

* La notion de dangerosité: 5,34% des cas.

* La notion de détresse psycho-sociale : 2,84% des cas.

* Le risque vital : 2,35% des cas.

2- Les urgences "prétextes " dominées par les renouvellements de traitement: 21,78% des cas.

L'hospitalisation a été décidée dans 56% des cas.

Mots clés : Urgences psychiatriques, Accueil, Prise en charge.

L'accueil des malades mentaux aux urgences psychiatriques et la coordination de leurs admissions en psychiatrie. (Les réhospitalisations entre les différents services de psychiatrie de Sfax A, B et C, sur deux années). [Chaari Elassaad, Sfax 1995]

Les urgences psychiatriques au C.H.U de Monastir. A propos d'une enquête prospective auprès de 1098 consultants. [Ammar Mohamed, Monastir 1997]

36. Pathologie mentale et hospitalisation en milieu psychiatrique :

L'hospitalisation en psychiatrie: Limites, alternatives. [Karray Hager ép Laarif, Tunis 1987]

L'hospitalisation en milieu psychiatrique. Approche épidémiologique (Service de Neuro Psychiatrie de l'HMPI de Tunis. Année 1985). [Jebali Halim, Tunis 1988]

Profil épidémiologique du malade hospitalisé pour la première fois en psychiatrie: Etude à propos de 303 cas. [Guetari Mongi, Tunis 1989]

Pronostic des états psychotiques après une première hospitalisation. Etude de l'hospitalisation après un recul minimal de 8 ans. [Mehdi Habib, Sfax 1990]

Evolution de l'hospitalisation en psychiatrie: Approches épidémiologiques et comparatives. [Nacef Fethi, Tunis 1996]
C'est dans le contexte où l'ordre du jour est à la réforme de l'assistance psychiatrique, qui en Tunisie, se confond encore pour l'essentiel avec des soins institutionnels en hôpital psychiatrique, que nous nous sommes proposés de tenter d'évaluer notre pratique à travers l'analyse de l'activité de deux services de l'hôpital Razi représentant environ le quart de l'activité hospitalière totale afin de mieux identifier la nature de la demande et d'apprécier la qualité des réponses apportées. Notre étude a été rétrospective, elle a concerné les patients qui ont été hospitalisés durant les années 1994 et 1995. Les informations ont été recueillies à l'aide d'une fiche informatisée comportant 36 items couvrant un certain nombre de données sociodémographiques et cliniques. Nous avons comparé nos observations à des études similaires décrivant l'activité de l'institution en 1975 et 1985 afin d'en analyser l'évolution depuis 20 ans. A l'issue de notre étude il apparaît que l'absence d'évolution dans les structures extra-institutionnelles d'assistance psychiatrique parallèlement à la nécessaire désinstitutionalisation opérée à l'hôpital Razi a contribué manifestement à réorienter l'activité hospitalière dans un sens asilaire privilégiant la prise en charge médicale et sociale de psychotiques chroniques et que s'il est certain que l'hospitalisation reste indiquée pour nombre de patients elle sanctionne trop souvent l'absence de soins extrahospitaliers. Il apparaît également qu'il suffirait de mieux utiliser les ressources existantes pour répondre aux garanties d'accessibilité et de continuité des soins en passant par une sectorisation géographique des services existants.

Mots clés : Epidémiologie, Troubles mentaux, Assistance psychiatrique, Hôpital psychiatrique.

Les hospitalisations prolongées en psychiatrie adulte. Réflexions et étude des alternatives à l'hospitalisation complète (à propos de 24 cas). [Naifer Sayed, Monastir 1997]

Le devenir à court terme des malades hospitalisés en psychiatrie (Etude effectuée sur deux ans). [Trabelsi Lotfi, Tunis 1997]
Le pronostic des affections psychiatriques est, peut être plus que dans toutes les autres disciplines médicales, fondamental car il permet de prédire l'évolution naturelle de la maladie dans un environnement social donné, afin d'essayer sinon de l'inverser, du moins d'en éviter les complications et de prévoir un mode d'adaptation du patient et de son environnement, aux troubles. Il est, dans ce contexte, important de savoir quel sera le devenir, à court terme, des patients, au terme de leur hospitalisation dans une institution psychiatrique.

Le but de ce travail était de préciser les facteurs prédictifs de l'évolution clinique, de mettre en évidence d'éventuels facteurs environnementaux sur lesquels il serait possible d'agir dans le but d'améliorer le pronostic. Cette étude a été réalisée dans un service Hospitalo-universitaire de psychiatrie à Tunis. Il s'agit d'un travail rétrospectif qui a concerné 196 malades admis pour la première fois durant l'année 1994. Les données cliniques et évolutives ont été notées durant une période de deux ans à compter de la date de sortie de l'hôpital.

Les nouvelles admissions représentent 26,5 % de l'ensemble des hospitalisations enregistrées au cours de cette année (1994). Les tableaux cliniques présentés concernaient en premier lieu les troubles schizophréniques, les psychoses non classées ailleurs et les troubles de l'humeur. Près de 40% des patients étaient perdus de vue avant la fin des deux années d'observation. Pour le reste des patients, le pronostic était bon pour 45 malades (31,9 %), moyen pour neuf malades (6,4 %), mauvais pour 59 malades (41,8 %), et incertain pour 28 malades (19,9 %).

Le pronostic dépendait de la qualité de l'aide fournie par la famille et de l'adaptation prémorbide, de la durée des troubles avant l'hospitalisation, des traits de la personnalité prémorbide et de l'observance du traitement, facteurs sur lesquels, pour la plupart, il est toujours possible d’agir.

Mots clés : Pronostic, Schizophrénie, Psychoses non classées ailleurs, Troubles de l’humeur, Observance, Facteurs environnementaux.

Epilepsie et hospitalisation en milieu psychiatrique. Approche épidémiologique, clinique et évolutive. [Kriaa Faouzi, Sfax 1999]

37. Equipe soignante et maladie mentale :

Agressivité des Malades Mentaux et Equipe Soignante. Enquête auprès de 79 personnels de psychiatrie. [Abdelmouleh Abdallah, Sfax 1999]*

38. Pathologie mentale, environnement socioprofessionnel et congés maladies :

38-a- Environnement Social :

Stratification sociale et psychiatrie. La mobilité sociale chez les schizophrènes: Aspects théoriques et étude épidémiologique. [Omrani Adel, Tunis 1994]
Ce travail étudie les relations existant entre le statut social et la maladie mentale, particulièrement la schizophrénie. Il comprend une étude théorique suivie d’une enquête épidémiologique (cas-témoins) sur la mobilité sociale chez les schizophrènes. L’enquête a étudié les principaux schémas de mobilité dans la schizophrénie, en les comparant à ceux des névrotiques et à ceux des psychotiques non schizophrènes. Nos résultats montrent l’existence d’un déclassement intergénérationnel environ deux fois et demi supérieur à celui des psychotiques non schizophrènes. Ces résultats confirment le rôle inhibiteur de la progression professionnelle et de la réussite sociale joué par la schizophrénie.

Mots clés : Schizophrénie, Statut social, Mobilité sociale.

38-b- Environnement Professionnel :

Stress au Travail. A propos d'une enquête transversale effectuée chez une population d'infirmiers au C.H.U de Monastir. [Khelil Adel, Monastir 1993]

Syndrome dépressif et absentéisme chez le personnel de la santé. A propos d'une étude épidémiologique réalisée à Sousse durant les années 1990-1991-1992. [Mekni Sarra, Sousse 1993]
Les professions médicales et para-médicales sont parmi les professions à haut risque pour la pathologie mentale, comme en témoigne l'absentéisme de longue durée.

L'étude présentée est une enquête descriptive rétrospective sur l'absentéisme pour dépression nerveuse du personnel de la santé du Gouvernorat de Sousse, qui s'est établie sur une période de trois ans (1990-1991-1992).

L'objectif de ce travail est de définir le personnel de la santé absent pour maladie dépressive, d'identifier ses caractéristiques socio-démographiques (âge, sexe, statut matrimonial) et professionnelles (catégorie professionnelle, service d'exercice et ancienneté dans l'établissement) et de déterminer les rapports entre les facteurs psychosociaux du travail et la dépression nerveuse.

Le taux d'absentéisme pour dépression nerveuse dans notre travail est de 0,18 %. L'étude montre que ce taux varie en fonction du centre de santé considéré. Une liaison significative entre les facteurs de risque professionnels et la décompensation de la pathologie mentale a été mise en évidence pour certains facteurs.

La surveillance sociale et médicale des sujets vulnérables ainsi que la mise au point d'un programme de prévention visant tout le personnel de la santé se trouvent Justifiées.

Mots clés : Médecine Travail - Psychiatrie - Dépression - Absentéisme -Personnel santé - Epidémiologie

Syndrome Dépressif et Absentéisme chez le Personnel de L’Enseignement. A Propos d’une Etude Epidémiologique Réalisée a Sousse Durant les Années 1990-1991-1992. [Farjallah Abdelhamid, Sousse 1994]*

Morbidité psychiatrique en milieu du travail. A propos d'une enquête transversale dans une usine de textile. [Majbri Nabil, Monastir 1994]

Syndrome d'épuisement professionnel (Burn out syndrom), et activité hospitalière. A propos de sept observations. [Assadi Mongi, Sousse 2000]
Le phénomène d'épuisement professionnel « Burn Out » a incité les écrits des différents auteurs pour le définir et le comprendre. L'importance de ce syndrome réside dans le fait qu'il atteint les personnels de différents secteurs mais surtout ceux qui travaillent dans le secteur hospitalier

A travers notre étude, qui est faite à propos de sept observations, nous avons essayé d'expliquer ce phénomène et de dégager les facteurs étiologiques responsables avec une proposition des solutions à la fois curatives et préventives.

L'analyse des ces observations a montré que l'ancienneté au travail, le nombre de symptômes et le niveau de stress semblent être corrélés au niveau de l'épuisement professionnel.

L'importance de "Burn Out" en milieu de soins rend compte de la nécessité des mesures de prévention et leur efficacité à l'hôpital.

Mots Clés : Médecine travail, Syndrome d'épuisement Professionnel « Burn Out Syndrom », Activité Hospitalière.

38-c- Pathologie mentale et institution militaire :

Morbidité psychiatrique chez les appelés au service national hospitalisés de 1977 à 1981. [Ati Hassen, Sousse 1982]

38-d- Travail et Congés maladies :

Congé pour maladie de longue durée. [Boukhari Abdelhamid, Tunis 1999]
L'augmentation de l'absentéisme pour troubles psychiatriques, le Caractère plutôt subjectif des troubles et la limitation de la liste des maladies de longue durée posent les questions de l'indication, du contrôle médical, de l'aptitude au travail et de la législation.

Le but de notre travail est de répondre à ses questions et d'évaluer la situation actuelle.

Notre étude est une enquête descriptive, rétrospective sur l’absentéisme pour maladie de longue durée dans deux groupes :

- le premier concernant 158 affiliés à la Caisse Nationale de Sécurité Sociale examinés dans le cadre du contrôle médical au cours de l’année 1996.

- le deuxième groupe concerne 300 fonctionnaires examinés dans le cadre d’un contrôle médical dans un service de psychiatrie à l'hôpital Razi.

Le taux d'absentéisme pour une pathologie mentale est de 29,1% pour le premier groupe. Il existe une corrélation positive entre le sexe féminin, le type de pathologie, l’âge et la durée du congé.

Concernant le contrôle médical, trois constatations essentielles sont relevées :

- la prédominance de la pathologie dépressive parmi les fonctionnaires absents (64,5 %),

- le recours fréquent au psychiatre pour des affections organiques de longue durée non reconnues comme telles par la fonction publique,

- la discordance entre l’avis du médecin contrôleur et celui du médecin traitant :

• 32.2 % pour le premier groupe,

• 47 % pour le second.

Mots clés : Congé de maladie, maladie mentale, Législation, Contrôle médical.

Maladies mentales et congés de longue durée. [Bouattour Mourad, Tunis 2001]
L'anachronisme de la législation régissant les congés de longue durée dans le secteur public, et surtout la limitation des affections y ouvrant droit à 4 types de maladies, fait que dans l'opinion publique, ces CLD sont souvent perçus comme des avantages accordés par des médecins "peu scrupuleux" à certains fonctionnaires "privilégiés".

Le but de notre travail est de jeter la lumière sur cette législation et de cerner le profil de la population concernée.

Notre étude est une enquête descriptive, rétrospective, portant sur 1101 dossiers de patients contrôlés pour un CLD à l'hôpital RAZI (service de psychiatrie A) entre janvier1990 et décembre 1996.

Les points essentiels relevés sont :

- Les 3/4 des patients sont des femmes.

- Une pathologie organique associée est retrouvée dans 38% des cas.

- Un facteur de stress est retrouvé dans 42% des cas.

- Dans les 3/4 des cas le diagnostic du médecin contrôleur est soit un trouble de l'humeur (57%), soit un trouble de l'adaptation (20%).

- Enfin, seulement 10% des patients dépassaient la troisième année d'arrêt de travail.

Ces résultats nous permettent d'esquisser une réflexion critique sur cette législation et notamment sur sa nécessaire adaptation aux progrès à la fois sociaux et médicaux.

Mots clés : Congé maladie, Travail, Santé mentale, Psychiatrie, Législation

Prévalence des troubles mentaux chez les assurés sociaux de la région de Monastir: A propos d'une enquête auprès des sujets contrôles pour congés de maladie en 2001. [Hadj Ali Aïcha, Monastir 2004]
Le travail joue un rôle fondamental dans l'épanouissement de l'être humain et dans son équilibre psychique. Néanmoins, il peut être générateur de stress et source d'une souffrance physique et psychique. Les objectifs de ce travail étaient d'évaluer la prévalence des troubles mentaux chez les affiliés à la Caisse Nationale de Sécurité Sociale ayant fait l'objet d'un contrôle médical pour congé de maladie en 2001 et de décrire les facteurs individuels et professionnels associés à la dépression chez les ouvrières de confection et son retentissement sur leur vie relationnelle et professionnelle. Méthodologie : il s'agit d'une étude descriptive rétrospective réalisée en deux étapes. La première a concerné tous les sujets affiliés à la CNSS, contrôlés au bureau régional de Monastir pour congé de maladie en 2001 (N=21981). La deuxième s'est intéressée à un échantillon représentatif des ouvrières ayant fait l'objet d'un contrôle pour dépression durant la même période (N=50). Ces ouvrières ont été interviewées à l'aide d'un questionnaire préétabli contenant 46 items explorant leurs caractéristiques sociodémographiques, cliniques, professionnelles et le retentissement de la maladie sur leur vie sociale et professionnelle. Résultats : La dépression des troubles psychiatriques était de 1,57%. La dépression était observée dans 92,8% des cas. Les facteurs associés à cette affection étaient d'ordre professionnel (les nuisances physiques), personnel (liés aux antécédents psychiatriques et somatiques chargés) et à l'accumulation de charges familiales. La dépression était à l'origine d'une augmentation du taux moyen d'absentéisme, de la baisse de la productivité et de la dégradation de la qualité de la vie relationnelle.

Conclusion : Le dépistage des troubles mentaux en milieu professionnel s'impose afin d'éviter leurs complications individuelles et professionnelles.

Mots clés : Contrôle Médical - Dépression - Morbidité - Prévalence - Troubles mentaux - Stress Professionnel.

39. Pathologie mentale et qualité de vie :

Qualité de vie et troubles affectifs majeurs. [Kobbi selma ép Turki, Tunis 1999]
L'étude de la qualité de vie est un sujet d'actualité dont le but est d'améliorer la prise en charge psychosociale des sujets souffrant de troubles mentaux chroniques et récurrents.

Au cours ce travail, nous avons utilisé l'échelle de Lehman pour l'étude la qualité de vie de 47 patients tunisiens atteints de troubles de l'humeur : troubles bipolaires type I, type II (troubles bipolaires) et troubles dépressifs majeurs et récurrents (troubles unipolaires). Différents domaines de vie sont explorés : les conditions de vie, les occupations quotidiennes, les relations familiales, les relations amicales, la situation financière, le travail, la sécurité et la santé. La satisfaction de nos patients bipolaires est meilleure pour les domaines relatifs aux occupations quotidiennes, les relations familiales et amicales comparée aux patients unipolaires.

Pour les autres domaines, la différence est non significative.

Par rapport à l'étude de Russo et al, nos résultats sont superposables pour tous les domaines de vie, à part les domaines relatifs aux occupations quotidiennes et les relations amicales. Cette divergence des résultats est rattachée à des normes purement culturelles et sociales.

A partir de ce travail, on a pu conclure que les troubles de l'humeur peuvent constituer un problème de santé publique et sont source de morbidité aussi importante que toute autre pathologie chronique.

Nos efforts en matière de soins, parallèlement à la chimiothérapie, devraient s'adresser à la prise en charge psychosociale de patients, qui du fait de leur maladie, sont contraints d'assumer un désavantage permanent.

L'étude de la qualité de vie, nous permet d'avoir un autre regard sur le patient et sa maladie. En donnant la parole au sujet, on pourrait identifier les causes susceptibles de rompre son équilibre et altérer son niveau de bien - être. C'est ainsi qu'on pourrait réduire l'impact de la maladie sur la vie et sa qualité.

Mots clés : Qualité de vie, troubles bipolaires, Echelle d’évaluation, Adaptation sociale.

Schizophrénie et qualité de vie. [Jlidi Abderrahmen, Monastir 2004]
La schizophrénie, outre sa prévalence estimée à 1% et son incidence comprise entre 0,2 et 0,6‰, est une affection redoutable responsable d'une détresse psychologique et d'un handicap social important, posant ainsi le problème de prise en charge, de suivi et du devenir des patients qui en sont atteints. Certes, elle a connu un essor considérable en matière de pronostic, surtout après l'avènement des antipsychotiques conventionnels puis atypiques. Cependant et au-delà de la prise en charge thérapeutique qui demeure suspensive et non curative de la maladie, se pose le problème de la qualité de vie des patients schizophrènes, de leur autonomie sociale et de leur réintégration.

Le présent travail est une enquête transversale réalisée durant trois mois du 1er Février au 30 Avril 2003, auprès de 360 patients schizophrènes de la consultation externe de psychiatrie du CHU de Mahdia.

Le but était d'apporter une contribution objective à l'évaluation de l'impact de la schizophrénie sur la qualité de vie des patients. Nos objectifs étaient essentiellement d'évaluer la qualité de vie des patients schizophrènes et d'identifier les facteurs de risque quant à la survenue d'une éventuelle altération.

La mesure de la qualité de vie à l'aide de la SF-36 nous a permis de retrouver un score moyen global de 54,58 et une altération touchant 68,1% des patients portant essentiellement sur la vitalité (D5) avec un score moyen de 34,61.

L'approche analytique a révélé que la survenue d'une altération de la qualité de vie est corrélée essentiellement à une autonomie sociale altérée, à la présence d'effets secondaires sévères, au fonctionnement global altéré, à l'âge > 60 ans, au sous-type catatonique, à la symptomatologie négative, au cours évolutif continu, à l'observance nulle ou partielle, à l'association de psychotropes, à l'absence d'activité professionnelle, au niveau socio-économique bas, au statut matrimonial de veuf ou de divorcé et à la durée cumulée d'hospitalisations 18 mois.

La mesure de la qualité de vie entant qu'un moyen d'investigation supplémentaire, nous a offert la possibilité de rencontres innovantes avec les patients schizophrènes nécessitant une reprise des principes de l'évaluation et aussi une réflexion voire un renouveau dans plusieurs domaines afin de parfaire et d'optimiser la qualité de prise en charge en conjuguant le sanitaire au social.

Mots clés : Psychiatrie - Schizophrénie - Qualité de vie - SF-36-Facteurs de risque

Qualité de vie du déprimé. [Salhi Yahia, Monastir 2004]
La morbidité des troubles dépressifs n'est pas liée seulement aux seules modifications affectives, mais aussi atteint de nombreux aspects fonctionnels et psychosociaux pouvant aboutir à un véritable handicap social et une altération de la qualité de vie du déprimé. La mesure de l'atteinte fonctionnelle, désignée aussi qualité de vie directement reliée à la santé, constitue le premier niveau de l’approche de la question de la qualité de vie du déprimé.

Le présent travail est le fruit d'une enquête réalisée auprès de 360 patients déprimés parmi un total de 1685 consultants soit 21,3% de la file active de la consultation externe de psychiatrie du CHU de Mahdia, répartis en fonction du diagnostic retenu selon les critères du DSMIV comme suit:

Trouble dépressif majeur, Épisode isolé (TDMEI):13,3% ;

Trouble dépressif majeur, récurrent (TDMR) : 27,7% ;

Trouble dysthymique (TD) : 59%.

Notre but était d'étudier l'impact des Troubles dépressifs sur la qualité de vie des patients déprimés, nos objectifs étaient essentiellement d'évaluer la qualité de vie des patients, d'étudier les liens entre l'intensité de la symptomatologie dépressive et anxieuse et une éventuelle altération de la qualité de vie et d'identifier les facteurs de risque pouvant l'altérer.

L'étude descriptive concernant les caractéristiques générales des patients a révélé un sexe ratio de 0,18, une moyenne d'âge de 45,8 ans, un niveau d'instruction bas (84,4%), un niveau socioéconomique faible ou modeste (68,8%), une absence d'activité professionnelle (79,1 %) et un statut marital de marié (61,4%).

La mesure de la qualité de vie à l'aide du SF-36 a permis de retrouver un score moyen global de 44,6 et une altération de la qualité de vie en se référant à la valeur seuil de LEAN de 66,7 chez 81 % de l'ensemble des patients portant principalement sur la douleur physique (D3) et les limitations dues à l'état psychique (D5) avec respectivement des scores moyens de 38 et de 38,8.

L'approche analytique a montré que les facteurs suivants : présence d'antécédents de tentatives de suicide = 2, association de psychotropes, observance nulle ou partielle, sexe féminin, présence d'antécédents personnels médicaux et autonomie absente, sont corrélés à une altération de la qualité de vie.

L'étude des liens entre l'intensité de la symptomatologie dépressive et anxieuse et l'altération de la qualité de vie a permis de retrouver une corrélation positive.

L'évaluation de la qualité de vie liée à la santé en tant qu'une approche particulière des patients déprimés nous aide à concevoir toute personne dans sa vie entière et ne pas seulement sous le seul angle de la maladie dépressive; elle nous permet notamment de découvrir que ce qui est important pour les patients ne peut être pas ce que nous pouvons croire important pour eux, ce qui nous amène à être plus attentifs aux aspects de leurs vies qu'ils investissent et nous incite à moduler nos approches dans la pratique quotidienne en prenant compte de leurs demandes que de nos propres désirs.

Mots clés : Psychiatrie- Troubles dépressifs - Qualité de vie- SF-36- Facteurs de risque

40. Bilan de l’activité hospitalière :

A propos d'une expérience de transformation institutionnelle au niveau d'un service de psychiatrie. Etude de la phase asilaire et de la phase de médicalisation. [Bouzgarrou Abdelhamid, Tunis 1979]

Contribution à l'étude de l'évolution de la psychiatrie à Sfax. Activité du service de psychiatrie unité B en l'an 1980. [Amami Othman, Sfax 1984]

L’activité du Service de Neuro-Psychiatrie de l’hôpital Militaire de Tunis en 1984. Approche Epidémiologique. [Gallali Lamine, Tunis 1985]

L'expérience pilote de la consultation externe de psychiatrie de Sousse. Bilan et perspectives à partir de l'analyse de 1231 dossiers sur la base de 18 paramètres. [Nasr Mohamed, Tunis 1985]

Evaluation d'une expérience de désinstitutionalisation en psychiatrie. [Hamouda Chokri, Tunis 1989]

Contribution à l'évaluation du programme de création du centre de santé mentale et de prévention de Monastir. [Zaafrane Ferid, Sousse 1990]
Le Centre de Santé Mentale et de Prévention de Monastir créé en avril 1984 vise à répondre aux besoins en santé mentale de la population du centre tunisien en constituant une structure de soins accessible, acceptable, délivrant des soins appropriés et assurant une continuité thérapeutique et ce par la pratique d'une psychiatrie intégrée à l'hôpital général et ouverte sur la communauté.

Après plus de six ans de fonctionnement, l'évaluation de ce programme montre sa pertinence et son impact, et incite au niveau de son implantation à réfléchir le soin en dehors de l'hôpital par la multiplication des soins extrahospitaliers et le développement de la coopération avec les médecins de première ligne.

Mots clés : Psychiatrie, Santé mentale, Hôpital général, Programme, Autoévaluation.

Psychopédagogie médico-sociale a Sfax. Bilan d'une activité de 10 ans. (A propos de 1363 cas). [Ayadi Noureddine, Sfax 1992]

Approche du Profil du Consultant en Psychiatrie. A propos de l’activité d’une année de consultation (1983). [Ayadi Rabah, Sfax 1996]

Les consultations avancées de psychiatrie à Sidi Bouzid (Programme national de santé mentale). Evaluation de l'activité d'une année (1995). [Chebbi Souhaïl Nacir, Sfax 1997]

Hospitalisation en Psychiatrie: Bilan d'activité du service de psychiatrie C à l'EPS Hédi Chaker à Sfax durant l'année 1994. [Zouari Adel Ben M'Hamed, Sfax 1997]

Bilan D’Activité de L’unité des Consultations Externes de Psychiatrie du CHU Hédi Chaker a Sfax Durant L’année 1995. Approche Statistique Centrée sur les Nouveaux Consultants. [Halouani Rim épouse Bouaziz, Sfax 1999]*

Approche descriptive de la pratique de Psychiatrie de liaison à l'EPS de Monastir. A propos de 100 cas. [Khammouma Sami, Sousse 2000]
La psychiatrie de liaison a connu un essor croissant depuis l'intégration des services de psychiatrie au sein des hôpitaux généraux.

L'objectif de notre travail est de dégager le profil des malades examinés dans le cadre de la consultation psychiatrique de liaison.

Il s'agit d'une étude transversale portant sur un groupe de 100 patients hospitalisés dans les différents services médico-chirurgicaux du CHU de Monastir et examinés dans le cadre de la consultation de liaison (groupe d'étude) comparé à un deuxième groupe constitué de 100 patients appariés en fonction de l'âge et du sexe et tirés au sort parmi les consultants pour la première fois à titre externe au service de psychiatrie (groupe contrôle).

-La fréquence globale de la consultation de liaison était de 0,42%

-Les motifs de consultation étaient dominés par les intoxications : 57% des cas.

-Les troubles de l'adaptation étaient significativement plus fréquents dans le groupe d'étude (27%) contre 11% dans le groupe contrôle, suivis par les troubles dépressifs (19%) et les troubles somatoformes (16%).

Notre étude souligne l'intérêt d'une sensibilisation du corps médical a l'utilité de l'approche psychologique du malade et de son contexte pour améliorer la qualité des soins.

Mots clés: Psychiatrie, hôpital général, consultation liaison, trouble d'adaptation, trouble mentale organique, Intoxication, DSM IV.

Consultation avancée de psychiatrie à l'hôpital régional de Jebeniana (Programme national de santé mentale en Tunisie). Bilan d'activité de 20 mois. [Toumi Mounir, Monastir 2000]
Dans le cadre d'une stratégie de décentralisation des soins de Santé Mentale du Programme National de la Santé Mentale, L'équipe du Professeur Anouar Jarraya, a assuré, depuis Novembre 1997, des « consultations avancées » à l'hôpital Régional de Jebeniana, hebdomadairement.

Dans le présent travail, nous avons essayé de rapporter le bilan de 20 mois de fonctionnement, de cette consultation, et de souligner ses difficultés pratiques du terrain.

Il ressort de l'analyse des résultats de ce travail, les constatations suivantes :

- Une surcharge en demande et une incapacité pour cette consultation, de couvrir, à elle seule, toutes les demandes de soins, en matière de Santé Mentale, de la population de cette région.

- Un manque d'information, au niveau local et régional, dans le secteur sanitaire et extra-sanitaire, concernant l'existence et les objectifs de cette « consultation avancée ».

- Un manque de formation, théorique et pratique, en matière de Santé Mentale, des médecins de première ligne, que ce soit au cours des études médicales, ou au cours de leur exercice quotidien.

- Le profil épidémiologique et clinique de la cohorte des consultants a été caractérisé par :

- Sur le plan démographique et sociologique :

Une prédominance féminine (sex ratio H/F = 0.85), un âge moyen avancé (39 ans), un taux élevé d’analphabétisme ou de faible niveau scolaire (82%), une fréquence élevée du célibat (47 % ), et de malades sans profession stable (52 % des cas).

- Médicalement :

Des troubles mentaux, selon l'axe 1 du DSM IV, dominés par les troubles somatoformes (58 cas), les troubles anxieux (33 cas), les troubles psychotiques (48 cas) et les troubles de l’humeur (18 cas) et des troubles développementaux, selon l'axe II du DSM IV, représentés parle retard mental (35 cas) et les troubles de la personnalité (64 cas).

Une épilepsie a été retrouvée chez 34 malades, selon l’axe III.

Au vu de ces résultats, nous pensons que la promotion de la Santé Mentale dans la région, passe par le développement des grandes lignes suivantes :

Améliorer les conditions, pour gagner en efficience, du bon déroulement de cette consultation, dans l'attente de l'implantation d'une équipe de Santé Mentale à plein temps dans la région,

Couvrir cette consultation, d'une information suffisante, pour lui assurer une bonne implantation.

Promouvoir la formation et la sensibilisation des médecins de première ligne, de cette région, pour qu'ils puissent collaborer et se former en vue d'intégrer la composante de Santé Mentale, dans leur pratique quotidienne, en terme de dépistage, de prise en charge, et de traitement.

Promouvoir l'action, pour la Santé Mentale, dans les établissements scolaires locaux.

Favoriser l'adhésion de la population, à ce programme, par une éducation, et une sensibilisation de la population de la région, dans ces différentes catégories en y mobilisant les personnes-ressources.

Mots clés : Programme national de santé mentale, consultation avancée, maladie mentale, Prévention, Prise en charge, Médecin de première ligne.

Approche épidémiologique d'une consultation de psychiatrie dans un Hôpital Général. A propos de 1470 dossiers de patients ayant consulté au service de psychiatrie de l'Hôpital militaire de Tunis durant l'année 1998. [Toumi Raja ép Chaibi, Monastir 2002]

Psychopédagogie médico-sociale a Sfax: Bilan de huit ans d'activité (1991-1998). A propos de 1062 cas. [Mizouri Makram, Sfax 2002]
L'adolescence constitue une phase cruciale du développement psychoaffectif et intellectuel de l'individu. Elle peut s'accompagner de difficultés psychologiques et relationnelles, qui peuvent retentir sur l'adaptation scolaire, familiale, et/ou sociale, de l'adolescent.

Le Professeur ANOUAR JARRAYA. persuadé de l'acuité de cette problématique, avait crée l'unité de psychopédagogie médico-sociale, en 1980, en vue d'aide, à la prise en charge de l'adolescent, lycéen ou étudiant, en difficultés psychopédagogiques et/ou socio-familiales, pour lui permettre de concilier la prévention ou les soins, avec la poursuite de ses études.

Notre étude, rétrospective, a porté sur 1179 dossiers d'adolescents, ayant consulté pour la première fois, à cette unité, entre 1991 et 1998. L'étude de ces dossiers a permis de retenir :

-143 dossiers pédagogiques, pour des élèves (ou étudiants) qui ont consulté pour des problèmes exclusivement pédagogiques.

-919 dossiers médicaux, de patients, qui ont nécessité la consultation du psychiatre de l'unité. Nous avons étudié la biographie, la scolarité et les problèmes psychiatriques de ces patients.

De l'analyse des résultats, il ressort Un profil épidémiologique global, caractérisé par la prédominance d'élèves de sexe masculin (sex-ratio M/F=1.42), âgés de 18 ans en moyenne, originaires de Sfax (72.2 %), collégiens (28.7 %), lycéen (43.2 %), ou étudient (26.2 %), scolarisés dans un établissement étatique (93.3 %).

Le motif de consultation était représenté par les difficultés scolaires, dans 24.3 % des cas, les troubles de la conscience dans 20.6 % des cas, et de troubles du comportement dans 14.7 % des cas.

Les manifestations psychopathologiques ont été dominées par les troubles d'adaptation (anxiété, et/ou dépression situationnelle) (37.4%), les troubles névrotiques (21.5 %), les troubles psychotiques (1 3.3 %), et l'épilepsie (8.4 %).

Une intervention pédagogique avait intéressé 83 élèves (9 %).

Une psychothérapie spécialisée a été indiquée pour 10.3 % des patients.

L'évolution clinique a été marquée par la guérison, ou la stabilisation, dans 71 % des cas.

Après un an de prise en charge, le taux de réussite scolaire a été chiffré à 38 %, et l'état de santé de 20 % des patients a nécessité l'annulation de l'inscription. Les difficultés scolaires ont été remarquables chez les schizophrènes, avec arrêt des études dans 44 % des cas.

Mots clés : Psychopédagogie, Adolescence, Psychopathologie, Echec et difficultés scolaires, Aspects relationnels, Prise en charge coordination.

Bilan et évolution des activités de consultation et d'hospitalisation du service de psychiatrie de Monastir. [Ben Amara Sahbi, Monastir 2004]
De par son intégration à l'hôpital général, le service de Psychiatrie de Monastir était l'une des premières structures en Tunisie, témoignant de l'évolution des idées et des structures de soins en psychiatrie. Crée en 1984, il visait à répondre aux besoins de la population du Centre en matière de santé mentale.

Objectifs : décrire les caractéristiques épidémiologiques et cliniques des consultants et des hospitalisés dans le service durant les années 2000-2001 ; et l'évolution des activités du service depuis sa création.

Méthodologie : Il s'agit d'une étude descriptive rétrospective recensant tous les patients consultants et hospitalisées dans le Service de Psychiatrie de Monastir durant deux années 2000 et 2001. L'évolution des activités a été décrite au vu des résultats de bilans d'activités menés en 1988 et 1997.

Résultats

* Activité de consultation: Nous avons constaté une augmentation importante du nombre des consultants avec un triplement de la file active depuis 1984.

Les consultants étaient majoritairement adultes jeunes, de sexe masculin (55.5%) et résidaient au gouvernorat de Monastir (84.3%).

Ils présentaient principalement des troubles psychotiques (37.7%) et de l'humeur (27.5%), et secondairement des troubles anxieux (10.2%) et somatoformes (9.5%).

Le suivi était assuré quasi exclusivement par la consultation, et seuls 0.7% des patients étaient adressés pour un suivi en première ligne.

* Activité d'hospitalisation: Notre échantillon était composé de 640 malades, majoritairement de sexe masculin (60%) et originaire du gouvernorat de Monastir.

Les diagnostics enregistrés étaient principalement les troubles : de l'humeur (35.6%), psychotiques (34.4%) et de l'adaptation (12.8%).

La durée moyenne d'hospitalisation était de 13.8 jours et le suivi était assuré par la consultation de post cure dans 81.7% des cas. .

Notre travail a permis de constater une augmentation de la demande de soins en psychiatrie, témoignant d'une évolution de l'accessibilité et du besoin d'assistance psychiatrique. Il appelle à la nécessité de développer un travail en réseau, impliquant notamment les médecins de première ligne, passant au préalable par une formation, mise à niveau et encadrement du personnel de santé générale.

Mots Clés : Psychiatrie, Epidémiologie, Hôpital général, Consultation, Hospitalisation, DSM IV, Sectorisation.

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© 2005 Karmous Riadh, Dr. Zghal Ahmed