THÈSE Pour le diplôme d'Etat de DOCTORAT EN MEDECINE Psychiatrie en Tunsie
ÉTUDE DES THÈSES DE PSYCHIATRIE EN TUNISIE

Résultats


(d) Géronto-psychiatrie :

Troubles somato-psychiques du sujet âgé. Approche médico-socio-culturelle à travers une consultation de psychiatrie. A propos de 211 cas. [Kallel Sami, Sfax 1996]

La morbidité psychiatrique chez le sujet âgé. A propos d'une enquête cas - témoins. [Guizani Lamia, Sousse 1999]
L'augmentation de l'espérance de vie contribue au vieillissement progressif de la population, ce qui constitue un problème majeur de société. En Tunisie, ce problème commence à prendre de l'ampleur pour des raisons à la fois démographiques et sociales.

L'objectif de notre travail est d'analyser les facteurs de risque psychosociaux de la morbidité psychiatrique chez le sujet âgé. Il s'agit d'une étude cas-témoins portant sur un groupe de patients âgés de plus de 60 ans suivis à la consultation externe du Service de Psychiatrie de Monastir, qui a été comparé à un groupe témoin de 50 sujets, indemnes de toute pathologie psychiatrique, appariés selon l'âge et le sexe.

Les résultats ont fait ressortir l'implication de plusieurs facteurs de fragilisation, en particulier:

• L’existence d'antécédents personnels d'infirmité, retentissant sur l'autonomie et la vie de relation;

• Un niveau socio-économique significativement plus faible chez les patients que chez les témoins;

En ce qui concerne les données cliniques, la dépression était la pathologie la plus fréquente, caractérisée par une tendance à la somatisation et à l'hypochondrie.

Notre étude a souligné les particularités culturelles et sociales en rapport avec la pathologie du sujet âgé et la nécessité d'une approche globale dans la prise en charge.

Mots clés : Psychiatrie - Epidémiologie - Vieillard - Facteur de Risque - Société Dépression - Démence

Evolution de la symptomatologie dépressive chez les personnes âgées consultant en psychiatrie. [Garrab Riadh, Monastir 2000]

La pseudodémence dépressive: A propos de cinq observations cliniques. [Darragi Mohamed Montacer, Tunis 2002]
Devant un sujet âgé qui présente un tableau clinique d'allure démentielle, deux diagnostics peuvent être évoqués : La démence et la pseudo démence dépressive.

Le présent travail a pour but de rechercher des critères cliniques et paracliniques qui peuvent orienter le diagnostic face à un tel tableau, ainsi que de dégager des réflexions sur la prise en charge de ces patients.

Notre travail s'est appuyé sur l'étude de cinq observations cliniques. L'âge de nos patients se situe entre 57 et 75 ans. Quatre de nos patients, présentent une pseudodémence dépressive. Un de nos patients, présente une maladie d'Alzheimer compliquée par un épisode dépressif.

Il s'en sort qu'une analyse sémiologique fine, ainsi que certains examens paracliniques peuvent orienter le diagnostic. Cependant, il est parfois difficile de différencier un pseudodément déprimé d'un dément déprimé, du fait qu'il existe une intrication clinique et parfois paraclinique de ces deux pathologies.

Au terme de ce travail, nous concluons que devant une démence débutante il convient d'éliminer une pseudodémence dépressive et au moindre doute entreprendre un traitement d'épreuve par les antidépresseurs. En outre, il faut assurer à ces patients une surveillance au long cours, afin de guetter une évolution démentielle.

Mots clés : Dépression, Démence, Antidépresseurs.

La dépression des personnes âgées dans la région de Sousse. Enquête réalisée dans un centre de santé de base et au centre de protection des personnes âgées de Sousse. [Beyou Feriel ép Belaïd, Monastir 2004]
La plupart des études publiées montrent que les troubles dépressifs sont souvent méconnus chez le sujet âgé.

L'objectif de notre travail était de calculer la prévalence des états dépressifs dans une population de sujets âgés fréquentant les structures de soins publics dans le gouvernorat de Sousse, de dresser le profil clinique et épidémiologique des sujets présentant un état dépressif majeur et de formuler des hypothèses sur les facteurs de risque de la dépression, afin de proposer des axes d'intervention pour la prévention et la prise en charge de la dépression dans cette population.

Nous avons mené une étude transversale sur un échantillon de 120 personnes âgées, hébergées dans le centre de protection pour personnes âgées et fréquentant un centre de soins de santé de base à Sousse à l’aide d'une fiche épidémiologique et d'un questionnaire standardisé : « Le mini international neuropsychiatrie interview (MINI) ».

L'analyse des résultats a porté sur les données recueillies pour les sujets déprimés, en ce qui concerne l'étude descriptive et sur la comparaison des résultats entre le groupe des sujets déprimés et non déprimés en ce qui concerne l'étude analytique des facteurs associés à la dépression.

La fréquence des troubles dépressif représentait 36.7% des cas parmi lesquels 25.8% d'états dépressifs majeurs, 4.2% de troubles de l'adaptation avec humeur dépressive ; 3.3% de dysthymies et 3.3% de troubles dépressifs non spécifiés.

La dépression rentrait dans le cadre d'un trouble dépressif majeur récurrent dans 48.4% des cas. Elle se caractérisait par l'importance des troubles cognitifs (71%), des idées suicidaires (90.2%), et du risque suicidaires (83.9%) avec des antécédents rares (0.8%). Aucun sujet déprimé n'était sous traitement antidépresseur. Les états dépressifs majeurs étaient plus fréquents parmi les veufs (51.6% vs 22.4%, p = 0.002), les divorcés (19.4% vs 14.5%, p = 0.002), et lorsqu'ils existaient, plusieurs facteurs de stress (16.1 %vs 3.9%, p= 0.001).

Cette étude concernant la dépression majeure chez les personnes âgées nous a permis de montrer que diagnostiquer et traiter la dépression doit être une priorité de santé publique, tant dans les structures de soins que d'hébergement pour personnes âgées.

Mots clés : Etat dépressif - Sujet âgé - Epidémiologie - Facteurs de risques

(e) Psychiatrie Médico-légale :

L'expertise psychiatrique en matière pénale (Comparaison entre la procédure Française et la procédure Tunisienne). [Krichen Mohamed, Sfax 1984]

Délinquance et psychiatrie. [Tanazefti Ahmed, Tunis 1985]

L'expertise psychiatrique au pénal. [Hadrich Mohsen, Sousse 1989]
L'expertise psychiatrique au pénal, est un acte par lequel, le juge appelle l'expert psychiatre, à préciser l'état mental de l’inculpé au moment de l'acte délictuel commis, c'est un Avis important pour l'appréciation du degré de responsabilité pénale pour le juge.

Cette mission est complexe, et pose des problèmes épineux, d'ordre technique et moral.

Dans notre pays, des lacunes législatives subsistent concernant la procédure de l'expertise et le devenir de l'inculpé déclaré irresponsable, ou partiellement respon-sable à cause des troubles mentaux; ces lacunes devraient être comblées au plus vite, pour faciliter le bon déroulement de l'expertise et la validité de celle-ci, autant que son suivi, car l'expertise n'est qu'un moment privilégié pour la prise en charge du problème de la criminalité pour troubles psychiques.

Dans ce but, une commission d'hommes de loi et de psychiatres tunisiens a été récemment formée. Nous espérons que notre travail, soit une contribution même modeste à ses travaux.

Mots-clés : Médecine Légale - Droit Pénal - Psychiatrie Médico-légale - Démence.

La législation de la santé mentale en Tunisie et ses répercussions chez l'omnipraticien. [Ridhoine Mohamed, Sfax 1994]

L’Expertise Médico-légale des Séquelles Psychiques Des Traumatisme Crâniens. [Ben Mamoun Maher, Monastir 1994]

Le meurtre dans la schizophrénie. [Boukadida Leila ép Ben Nasr, Tunis 1995]
Notre étude a pour objectif de vérifier la dangerosité du schizophrène par rapport aux autres malades mentaux, de rechercher d'éventuels éléments prédictifs du passage à l'acte meurtrier chez celui-ci.

Cette étude est rétrospective et porte sur 32 schizophrènes meurtriers comparés à 64 schizophrènes non meurtriers, durant la période allant de janvier 1979 à janvier 1995.

Il ressort de notre travail que le schizophrène est plus dangereux et que le passage à l'acte survient, en moyenne. 5 ans après le début des troubles chez tes malades suivis. 70% des patients prenaient un traitement avant le passage à l'acte meurtrier. Le meurtre immotivé et impulsif ne représente que 3,1% des cas. Le délire constitue le premier motif, 46,7% des cas. Il n'existe pas d'éléments prédictifs donc de prévention du passage à l'acte meurtrier chez le schizophrène.

Mots clés : Schizophrénie, Meurtre, Passage à l’acte, Risque, Prévention.

Criminalité féminine: Essai d'explication. A propos de 33 expertises psychiatriques. [Skandrani Amel, Tunis 1996]
La criminalité féminine est un phénomène social encore mal étudié dans le monde et encore moins en Tunisie. L'étude de 'dossiers d'expertises psychiatriques de 33 femmes ayant commis des infractions de gravité variable a fait ressortir les particularités suivantes :

* L'existence d'une véritable spécialisation féminine en matière d'infractions avec une surreprésentation de l'infanticide et de la prostitution clandestine.

* La rareté des actes de violence chez la femme (6,06%).

* Les actes majeurs de criminalité sont souvent associés à une pathologie mentale, les affections les plus en cause étant la schizophrénie et les retards mentaux (69,7%).

*En absence d'affections psychiatriques, un élément passionnel est fréquemment retrouvé (78%).

*Les victimes se recrutent essentiellement dans le cercle limité des relations familiales (les enfants: 37%; le mari : 35,2%).

Malgré l'existence fréquente de pathologie mentale chez la femme criminelle, aucune prise en charge adaptée n'existe actuellement en Tunisie et il n'existe pas non plus de structure spécialisée. Ce constat nous amène à proposer la création de centres médico-pénitentiaires et d'un service de psychiatrie légale avec un pavillon réservé aux femmes. La prise en charge de ces femmes criminelles, malades mentales ou non, devra tenir compte des particularités de ce type de criminalité.

Mots clés : Criminalité féminine, Expertise psychiatrique, Maladies mentales criminogènes.

Etude de l'application de la loi n: 92-83 du 3 Août 1992 en matière d'hospitalisation d'office du 1èr Janvier 1993 au 31 décembre 1994. [Karaoud Afef ép Charrad, Tunis 1997]
Les nouvelles dispositions légales depuis le 3 Août 1992, concernant l’hospitalisation des malades mentaux, a commencé son application le 1er Janvier 1993. Le but de notre travail est d'étudier l'application de cette loi à l'hôpital RAZI.

L'étude clinique et épidémiologique des dossiers de malades hospitalisés d'office dans les 7 services de l'hôpital RAZI durant les 2 premières années d'application a montré les résultats suivants :

* L'âge moyen à l'admission est de 32, 48 ans.

* 81 % de ces malades sont des hommes.

* 71 % sont célibataires.

* 60 % ont un niveau scolaire bas.

*72 % sont en chômage chronique, soit travaillant épisodiquement comme journalier.

*4 % des malades avaient des antécédents d'hospitalisation d'office.

*79 % des patients sont psychotiques.

*Les épileptiques et les débiles représentent 6 %.

*4 % des malades correspondent au code additionnel du DSM IV.

*La durée du séjour moyenne est de 44,54 j / personne.

Ce constat nous amène à proposer la création de deux services nationaux de médecine légale psychiatrique et la formation d'équipes soignantes pour une prise en charge plus spécifique et mieux codifiée.

Mots clés : Loi 92-83, Hospitalisation d’office, Etats dangereux.

Dangerosité et maladies mentales. [Ben Abla-Houissa Thouraya, Tunis 1999]
L'objectif de ce travail est de présenter un état des lieux de la dangerosité psychiatrique par un abord conceptuel, clinique et prédictif.

Les difficultés en matière de prédiction nous ont conduit a étudier les données statistiques. Celles ci révèlent que les malades mentaux sont rarement délinquants, exceptionnellement meurtriers. Pour appuyer notre démarche, nous avons présenté quatre dossiers cliniques rapportant des observations où l'évaluation du danger est prépondérante: un meurtre immotivé commis par un patient schizophrène, un état de fureur produit par un malade présentant une bouffée délirante aiguë, un double filicide par une père psychotique halluciné et un tueur en série psychotique avec aménagement pervers.

Certains éléments anamnestiques et cliniques nous sont apparus suffisamment pertinents pour évoquer la nécessité de voir se développer une échelle de prédiction de la dangerosité psychiatrique validée en Tunisie. Ceci pourrait améliorer la prédiction de cette potentialité d'agression que la pratique courante nous amène très souvent à évaluer. Par ailleurs, notre travail nous a permis de relever le hiatus juridique concernant l'acheminement du malade jugé dangereux à l'hôpital ainsi que l'évaluation du risque de récidive. Ce constat nous a incité ainsi à suggérer un complément de reforme de la loi 92-83.

Mots clés : Dangerosité, Homicide, Délire, Impulsivité, Prédiction, Hospitalisation d’office, Loi 92/83.

Comportement dangereux et pathologie mentale. [Hamdi Hichem, Sfax 1999]
Nous avons au cours de ce travail, essayé de réfléchir sur la notion de dangerosité appliquée au champ psychiatrique, à partir d'une étude clinique rétrospective non exhaustive, de notre propre échantillon et des données de la littérature. Le concept d'état dangereux, notion trop statique et imprécise, a évolué durant les dernières années, pour aboutir à celui de situation dangereuse, concept obéissant à une dynamique impliquant l'auteur, en situation d'agresseur, la victime en situation d'être agressée et un tiers qui peut être réel ou symbolique, être humain, institution ou circonstance.

Ceci a permis d'innocenter en partie la maladie mentale, considérée alors comme seule responsable du passage à l'acte antisocial chez le malade, et d'aider à une meilleure compréhension du comportement dangereux, son émergence, sa récidive et son éventuelle prédictibilité. Nous avons vu comment les sociétés ont réagi à cette évolution et comment elles ont répondu à la dangerosité psychiatrique à travers leurs législations. En Tunisie, dans un souci de protection de la société en général, et de l'individu en particulier, l'article 38 du code pénal, la jurisprudence et la loi du 3 Août 1992 relative à la Santé Mentale sont venues légiférer et réglementer la conduite à tenir devant un malade mental dangereux.

Cependant, un travail reste à faire notamment en matière de développement de la psychiatrie extra-hospitalière et pénitentiaire, et dans la création de services pour malades difficiles. Egalement, une meilleure communication entre les autorités publiques, juges et professionnels de la santé mentale reste nécessaire.

Mots clés : Dangerosité - Agressivité - Psychiatrie légale - Psychiatrie pénitentiaire - Malade difficile - Expertise - Législation psychiatrique - Droit pénal.

Profil psychiatrique des auteurs d'homicide ou de sa tentative à travers l'expertise psychiatrique (À propos de 63 cas). [Ben Hamida Lotfi, Sfax 2000]

La loi 92-83 du 3 Août 1992 relative à la santé mentale et aux conditions d'hospitalisation en raison de troubles mentaux: Etude analytique, critique et pratique. [Zalila Haïfa, Tunis 2001]
L’objectif de notre travail est d’étudier l’applicabilité de la loi 92-83 relative à la santé mentale. Notre étude, rétrospective, a porté sur 2144 hospitalisations d’office durant la période allant de 1994 à 1999. Durant la période d’étude les hospitalisations d’office ont doublé. La plupart des patients sont des adultes d’âge moyen, de sexe masculin, originaires du nord ouest. La demande de l’hospitalisation d’office émane essentiellement des forces de l’ordre. Le certificat médical à l’origine de l’hospitalisation n’a été disponible que dans 19% des cas, nous avons noté plusieurs vices de procédure. La décision de l’hospitalisation émane du président du tribunal de première instance dans les trois quarts des cas. Dans le cas où c’est le procureur de la république qui décide l’hospitalisation, le président du tribunal de première instance a respecté le délai de 8 jours dans 84% des cas, la notion de danger imminent n’a été retrouvée que dans 48,3% des cas.

Le certificat de 48 heures signale dans 26,5% des cas des symptômes qui ne remplissent pas les critères d’une hospitalisation sans le consentement, ces symptômes sont essentiellement présents lorsque l’examen médical initial a été réalisé par un omnipraticien. Dans la moitié des cas, il s’agit d’une demande de levée de l’hospitalisation d’office.

Le président du tribunal de première instance met en moyenne 7 jours pour ordonner la levée, une fois la levée parvenue la sortie définitive du patient se fait au bout de 19 jours. La durée moyenne d’hospitalisation est de 40 jours, les femmes passent 11 jours de plus à l’hôpital. Au terme de notre étude, nous avons relevé une amélioration de l’applicabilité de certains paramètres, mais aussi certains vices de procédure, une certaine difficulté d’applicabilité du texte de loi et quelques violations de certains droits fondamentaux des malades mentaux. Nous avons finalement essayé de proposer les recommandations qui nous semblent adéquats à ces failles.

Mots clés : Assistance médicale, Soins psychiatriques, Santé mentale, Législation, Urgences, Liberté, Droits hommes.

Du passage à l'acte chez le paranoïaque: A propos de 30 cas. [Kitar Mourad, Tunis 2002]
La dangerosité du passage à l'acte chez le paranoïaque, fréquemment rencontrée dans notre pratique quotidienne, pose souvent des difficultés d'évaluation et de prise en charge.

But du travail : Dresser un profil épidémio-clinique et criminologique des paranoïaques qui ont passé à l'acte hétéroagressif. Prévenir le passage à l'acte, à travers une meilleure connaissance des éléments de prédiction, et de leur valeur prédictive.

Matériel et Méthodes : Notre étude est rétrospective. Elle porte sur l'étude de deux groupes de patients paranoïaques hospitalisés à l'Hôpital Razi entre les années 1984 et 2000. Le premier (ML), constituées de 30 patients qui ont commis des actes médico-légaux, hospitalisés dans le service médico-légal .Le second (T), témoin, formé de 30 patients qui n'ont pas commis d'acte médico-légal.

Résultats :

1. Dans les 2/3 des cas, l'acte médico-légal est un meurtre ou tentative de meurtre, commis 4,8 ans après le début de la maladie. L'arme blanche est le moyen utilisé dans 47% des cas.

2. Le conjoint est la victime dans les 2/3 des cas.

3. Comme éléments prédictifs de passage à l'acte, nous soulignons l'importance des facteurs suivants :

- Un début précoce de la maladie

- L'existence d'antécédents de menace

- Une ancienneté de 5 ans d'évolution du délire, en dehors de toute prise en charge (P=0,018)

- L'absence d'antécédent d'hospitalisation dans le groupe ML (p=10-7).

Mots clés : trouble paranoïaque, Délire, Passage à l’acte, Comportement dangereux, Prévention.

L'expertise psychiatrique au pénal. A propos de 125 cas. [Zouari Lobna ép Hachicha, Sfax 2003]

(f) Pathologie mentale et coût financier :

Réflexions sur le Coût Hospitalier d’un Malade en Psychiatrie. [Samir Ayadi, Sfax 1985]*

Psychiatrie et médicaments: A propos du coût de la chimiothérapie en pathologie mentale ambulatoire (Evaluation rétrospective de 14000 consultants de l'hôpital Razi). [Boukhari Skander, Tunis 1990]
La maîtrise de l’économie de la santé est aujourd’hui indispensable. Elle permet essentiellement l’optimisation des dépenses de la santé.

Notre travail est une contribution dans ce sens. Nous avons abordé ce problème par une étude pratique portant sur l’incidence budgétaire de la consommation médicamenteuse à la consultation externe de l’hôpital Razi. Ensuite nous avons formulé quelques propositions à la lumière de nos résultats avec une prévision possible de l’avenir de la santé mentale en général er de l’hôpital Razi en particulier.

Mots clés : Psychiatrie, Médicaments, Ambulatoire, Coût

Etude prospective comparative du coût - efficacité de deux traitements antidépresseurs: Tianeptine versus Clomipramine. [Salhi Jameleddine, Sousse 1999]
L’intérêt croissant pour les évaluations médico-économiques provient de la rareté des ressources dont dispose une société. Des choix entre les différentes alternatives thérapeutiques doivent être pris pour satisfaire l'ensemble de la demande.

L’objectif de notre étude est de comparer le coût du traitement d'un épisode dépressif majeur dans deux groupes de patients : l'un traité par clomipramine et l'autre par tianeptine tout en comparant l'efficacité et l’acceptabilité de ces deux antidépresseurs.

Il s'agit d'une étude prospective sur six mois portant sur un groupe de patients suivis à la consultation externe du service de psychiatrie de Sousse et présentant un épisode dépressif majeur selon les critères du DSM IV.

Deux échantillons de patients ont été constitués : tianeptine (n = 43), clomipramine (n=41).

Les résultats de notre étude sont les suivants :

Les deux échantillons sont homogènes ne présentant pas de différence significative quant aux caractéristiques socio-démographiques et cliniques.

L’efficacité des deux antidépresseurs, jugée sur la diminution des scores de l’échelle de dépression de Hamilton et sur les items 1 et 2 de l’ échelle des impressions cliniques globales, est équivalente.

L’acceptabilité clinique de la tianeptine est nettement supérieure à celle de la clomipramine.

Le coût global (direct et indirect) du traitement d'un épisode dépressif majeur par la tianeptine est légèrement inférieur à celui par la clomipramine.

Mots-clés : Psychiatrie - Dépression - Coût - Economie – Antidépresseurs.

(g) Psychiatrie et enseignement médical :

L'enseignement de la psychiatrie à la faculté de médecine de Tunis. [Béji Karim, Tunis 2001]
Dans un souci de réactualiser en permanence le programme d'enseignement de la psychiatrie et celui de la formation des résidents futurs psychiatres, nous avons effectuer un sondage d'opinion auprès des enseignants de la psychiatrie, des résidents en psychiatrie et de deux cent étudiants choisis au hasard. Cette enquête nous a permis de retenir que 10% des étudiants désirent devenir psychiatre, qu'il existe une inadéquation théorico-pratique, que la décentralisation de la psychiatrie est devenue impérative et que les stages d'externat et d'internat sont de grandes importances. Cependant la formation des psychiatres à Tunis est jugée globalement satisfaisante, à la fois par les résidents et les enseignants. Un consensus se dégage sur l'enseignement surtout adéquat de la clinique et de la sémiologie. Il est ainsi essentiel d'envisager une participation active des résidents à des travaux de recherche, de leurs prévoir une formation spécifique dans une sous spécialité, mais surtout d'organiser un enseignement théorique et pratique en psychothérapie.

Mots clés : Enseignement médical, Evaluation, Psychiatrie, Faculté de médecine, Tunisie.

(h) Le Médecin généraliste et la pathologie mentale :

Perception de la santé mentale par les omnipraticiens à travers une enquête (70 médecins). [Khalifa Zitoun, Sfax 1998]
Signataire de la convention «La santé pour tous, en l'an 2000», la Tunisie a eu un Programme National de Santé Mentale (PNSM) à partir de l'année 1986. Ce programme, comportant plusieurs volets, dont l'intégration des soins de santé mentale dans les Centres de Soins de Santé de Base (CSSB). C'est dire que le médecin généraliste est appelé à jouer un rôle important dans cette politique.

Dans ce sillage, nous avons voulu connaître les motivations et les connaissances nécessaires, de la part de ces médecins, pour jouer pleinement leur rôle dans ce programme. Ainsi, nous avons procédé à une enquête comportant 77 questions et concernant les domaines suivants, jugés importants dans le domaine de la santé mentale, au niveau curatif de CSSB :

- Santé mentale en général.

- Sexualité et santé mentale.

- Activité clinique et santé mentale.

- Activité thérapeutique et santé mentale.

- Le malade mental dans la société.

Notre échantillon, non représentatif, se compose de 70 médecins de la santé publique, répartis selon le sexe et l'âge de façon relativement équilibrée, de gouvernorats de Sfax et Gabès.

Les résultats globaux de cette enquête sont selon les axes :

1- Santé mentale en général :

Il se dégage une nette impression que la santé mentale constitue un problème, souvent projeté sur la population ou le manque de structures. Dans l'ensemble l'omnipraticien semble prêt à collaborer avec le psychiatre et jouer un rôle dans le PNSM.

2- Sexualité et santé mentale :

Bonne surprise de cette enquête, le médecin est conscient des «problèmes sexuels» qui agitent la société. Cependant, il est, souvent, incapable d'une prise de position objective (conseiller le mariage pour des troubles sexuels).

3- Activité clinique :

Ici apparaissent beaucoup de lacunes, la plupart des troubles psychotiques ou névrotiques, sont mal diagnostiqués, les causes toxiques (alcool, drogues) passent pour inexistants...

Seuls troubles psychosomatiques sont convenablement diagnostiqués. Concernant l'étiologie, on retrouve la multicausalité, quelques médecins pensent, tout de même, que «mauvais œil et sorcellerie» peuvent être des facteurs étiologiques valables.

4- Activité thérapeutique :

C'est bien sûr, le point faible de toute l'enquête. L'omnipraticien refuse la prise en charge des malades mentaux lourds et légers. La conduite à tenir et invariablement «fiche de liaison», les psychotropes sont très peu manipulés et suscitent une grande peur.

Seule gratification dans ce gouffre, un médecin sur deux ferait des séances de psychothérapie, c'est-à-dire qu'il écoute et discute avec son malade. Nos médecins sont, aussi, assez souvent pour les associations thérapeutiques, ou tout au moins, conseillent à leurs malades la pratique du sport, et l'écoute de la musique...

5- Le malade mentale dans la société :

Les réponses des omnipraticiens sont encourageantes, le malade mental doit être intégré dans la société, et toute mesure aidant à cela, doit être encouragée.

Ils sont donc pleinement conscients, qu'une bonne politique de santé mentale, ne saurait s'appuyer seulement, sur les médicaments et les institutions hospitalières.

Nous voyons donc, globalement, que les omnipraticiens, sont sensibilisés à la santé mentale, mais, avec parfois de lacunes importantes. Il existe un degré de motivation, verbalement affiché, pour jouer un rôle actif dans le PNSM, à condition de leur assurer une formation.

Il apparaît, donc, qu'aujourd'hui l'omnipraticien ne se sente pas prêt à assumer la charge d'une participation active dans le PNSM, et il renvoie la balle aux psychiatres. Tous pensent que la santé mentale est l'affaire du spécialiste.

Ces prises de position ne sont pas loin de celles des élèves et d'enseignants, qui ont eu à répondre à une enquête un peu similaire. La perception de la santé mentale du médecin est à peu près celle d'un lycéen, c'est-à-dire d'un individu quelconque de la société, phénomène retrouvé ailleurs (Nunally). Cette identité de perception est un handicap pour la promotion de la santé mentale ; le médecin appelé à agir sur la population, se comporte et pense comme elle, donc, refusera d'agir. Ces refus rejoint celui de la reconnaissance de la folie et de la souffrance mentale par la population et la nécessité de s'en débarrasser, de préférence loin des hôpitaux généraux et de villes.

La formation et l'éducation sont deux points développés par les médecins enquêtes. Notre enquête avait, elle-même, ce caractère éducatif, dans la mesure où elle permettait à chacun de mesurer ses insuffisances et lacunes. La formation doit être, avant tout, une auto-formation, point sur lequel les médecins ont fait une impasse totale.

Mais cette enquête a joué le rôle d'un révélateur, en mettant un point sur toutes les insuffisances de notre système de santé. Tout d'abord, il y a un problème de motivation, et ceci ne peut être résolu qu'en incluant la santé mentale comme priorité au niveau de l'école même, ensuite, il y a tous les programmes des facultés de médecine à revoir.

Mais, le médecin, n'est pas le seul intervenant dans le domaine de la santé mentale. Il est, clair, que la santé mentale, est un problème de société et tous les membres de la société sont concernés pour réussir un programme aspirant à améliorer leur santé mentale. Il ne s'agit pas de mettre médecins et psychiatres dos à dos, face à ce problème, dans la mesure ou la santé mentale, l'aspect préventif doit prendre largement le pas sur l'aspect curatif.

Le PNSM, pour réussir, doit d'abord être autonome et non pas un appendice de l'activité de la DSSB, et pour lequel, des moyens matériels et humains doivent être mobilisés. Des échéances à bref, moyen, long et très long terme, doivent être mises sur pied, afin de réaliser les différentes étapes de la santé mentale, à savoir, le curatif, la réadaptation, l'aide sociale, et la prévention. Chacun des acteurs joue un rôle bien déterminé et ses relations avec les autres acteurs nettement délimitées. Tout ceci suppose une direction de la santé mentale, au sein de Ministère, très active et très lucide.

Notre dernière impression, est que les omnipraticiens ont montré une ambivalence au cours de cette enquête : d'une, part, ils voudraient jouer un rôle positif dans le PNSM, mais, ils ont peur de faire les frais de cette volonté, se retrouvant face à des malades qu'ils sont obligés de prendre en charge, sans en avoir les moyens et les possibilités en tout genre.

Mots clés : Perception - Santé mentale - Programme National de Santé Mentale - Omnipraticien

Les médecins généralistes de libre pratique du gouvernorat de Tunis face aux troubles psychiatriques. [Choubani Zied, Tunis 1998]
La part des troubles psychiatriques dans la pratique du médecin généraliste est estimée dans la littérature à 30%.

Partant de l'importance de ce chiffre, notre travail a consisté en une étude transversale exhaustive auprès des médecins généralistes de libre pratique du gouvernorat de Tunis.

Un questionnaire, portant sur la formation du médecin généraliste en psychiatrie, sa pratique dans ce domaine, sa perception des troubles mentaux ainsi que ses relations avec les psychiatres, a été distribué à 182 praticiens. 80% d'entre eux nous ont répondu.

Il ressort de notre enquête que :

- 63% des médecins enquêtés déclarent rencontrés souvent des patients présentant des troubles psychiatriques. Ce taux varie significativement avec l'âge et la formation du médecin (p< 0,05).

- 82% déclarent que ces troubles ne sont pas du seul ressort du spécialiste mais 70% déclarent ne pas les prendre souvent en charge.

- Pour 87,7%, la dépression est la pathologie qu'ils rencontrent le plus souvent, les psychoses, celles qu'ils adressent le plus fréquemment aux psychiatres essentiellement du privé.

Ce qui est en défaut, c'est leur formation : ils sont 88,4% à en être insatisfaits.

Un enseignement post-universitaire ainsi qu'une meilleure collaboration avec les psychiatres hospitaliers semblent nécessaire.

Mots clés : Médecins généralistes de libre pratique, troubles psychiatriques, Formation, Perception, Pratique.

L'hystérie et le médecin généraliste. [Karra Hamadi, Sfax 2002]

Les médecins généralistes de la santé publique de la région du grand Tunis et la santé mentale. A propos de 140 cas. [Anane Cyrine, Tunis 2005]

La santé mentale est un problème de santé publique. Un Programme National de Santé Mentale a été adopté depuis plus d’une dizaine d’années pour répondre à ce besoin sanitaire. Le médecin généraliste de la santé publique s’est ainsi vu être l’un de ses principaux acteurs.

Nous nous sommes intéressés au rôle du médecin généraliste de la santé publique de la région du grand Tunis dans la prise en charge des troubles psychiatriques et nous avons tenté d’évaluer sa contribution à la réalisation des objectifs du Programme National de Santé Mentale.

Nous avons pour cela procédé à une étude transversale et exhaustive reposant sur un questionnaire auto-administré.

Quarante pour cent (40%) des médecins nous ont répondu (n=140).

Il ressort de notre travail que :

- La formation des médecins généralistes en psychiatrie est insuffisante.

- 70% des médecins déclarent rencontrer fréquemment des troubles psychiatriques notamment anxieux (55,7%) et dépressifs (85,7%).

- Près de la moitié d’entre eux estiment (43,9%) que la prise en charge des patients psychiatriques n’est pas de leur recours.

- La majorité d’entres eux rapportent des difficultés diagnostiques, thérapeutiques et une collaboration insuffisante avec le milieu spécialisé.

- La contribution des médecins généralistes à la réalisation des objectifs du Programme National de Santé mentale est contestable.

Une formation mieux adaptée aux besoins propres des soins primaires, un travail de sensibilisation quant à l’intérêt de prendre en charge les troubles psychiatriques en première ligne et un réajustement des objectifs du Programme National de Santé Mentale en fonction de la réalité du terrain sont nécessaires.

Mots clés : Médecin généraliste, Santé publique, Santé mentale, Enseignement médical.

2) Evolution du nombre des thèses de doctorat soutenues à la Faculté de Médecine de Tunis :

La première thèse de Doctorat a été soutenue à la Faculté de médecine de Tunis (FMT) en 1971.

De 1971 à 2004, prés de 6500 thèses de médecine ont été soutenues. (Figure 3)


La moyenne annuelle du nombre de thèses de doctorat (toute spécialité confondue) soutenues à la FMT était de 132 avec un écart type égal à 100 durant la période de 1971 à 1987 et de 249 avec un écart type égal à 45 durant la période de 1988 à 2004.

Les deux premières thèses de doctorat en Médecine traitant d’un sujet de psychiatrie ont été soutenues en 1977 à la FMT ([Les psychoses puerpérales: Aspects éthiopathogéniques, cliniques, évolutifs et thérapeutiques en fonction des progrès du planning familial en Tunisie. Réflexions et conclusions centrées sur l'analyse de 100 cas observés dans un pavillon de 44 lits à l'hôpital psychiatrique universitaire Arrazi de la Mannouba, Bouali Sadok] et [Les aspects psychosociaux de l'alcoolisme en Tunisie (À propos de 306 cas), Annabi Mhamed]).

Par la suite, le nombre de thèses de psychiatrie a rapidement progressé et il est passé de 13 thèses soutenues durant la période 1977-1984 à 58 thèses soutenues durant la période 1998-2005. (Figure 4)


3) Identification du thésard, du directeur de thèse, du président et membres du Jury :

(a) Le thésard :

La moyenne d’âge des thésards était de 30 ans avec un écart type égal à 2 ans.

Les thésards étaient majoritairement de sexe masculin. (Tableau I)


(b) Le directeur de thèse :

Les directeurs de thèses avaient le grade d’assistants hospitalo-universitaires, de maîtres de conférences agrégés ou de professeurs en médecine.

Ils étaient dans 82,7 % des cas des psychiatres adultes et dans 8,9 % des cas des pédopsychiatres. (Figure 5)


(c) Le président et les membres du jury :

Les thèses ont été présidées par des maîtres de conférences agrégées ou des professeurs en médecine.

Les présidents de Jury étaient dans 77 % des cas des psychiatres adultes , dans 8,8 % des cas des pédopsychiatres.

Ils étaient dans 14,2 % des cas des spécialistes d’autres disciplines médicales dont les plus représentées étaient la médecine légale et la médecine interne.

Le nombre des membres du jury était en moyenne de 4 avec un écart type égal à 1.

4) Approche quantitative des thèses :

(a) Le titre, le sous titre et les mots clés :

La moyenne du nombre de mots composant le titre était de 12 avec un écart type égal à 5.

La médiane des nombres de sous titres était de 1 avec un minimum de 0 et un maximum de 3 sous titres. Aux percentiles 25 et 75 correspondaient respectivement les valeurs 0 et 3.

La moyenne du nombre des mots clés était de 4 avec un écart type égal à 2.

(b) Les nombres de pages composant les différentes parties de la thèse :

La médiane des nombres de pages composant les thèse était de 105 avec un minimum de 27 et un maximum de 418. Aux percentiles 25 et 75 correspondaient respectivement les valeurs 86 et 134.

La moyenne du nombre de pages composant le chapitre introduction était de 2 avec un écart type de 1.

La médiane des nombres de pages composant la partie théorique était de 41 avec un minimum de 0 et un maximum de 283 pages. Aux percentiles 25 et 75 correspondaient respectivement les valeurs 24 et 69.

La médiane des nombres de pages composant la partie pratique était de 59 avec un minimum de 0 et un maximum de 174. Aux percentiles 25 et 75 correspondaient respectivement les valeurs 45 et 80.

La médiane du nombre de pages composant le chapitre Matériel et Méthodes ou son équivalent était de 3 avec un minimum de 0 et un maximum de 43. Aux percentiles 25 et 75 correspondaient respectivement les valeurs 2 et 6.

La médiane du nombre de pages composant le chapitre Résultats était de 28 avec un minimum de 5 et un maximum de 109. Aux percentiles 25 et 75 correspondaient respectivement les valeurs les valeurs 20 et 41.

La médiane des nombres de pages composant le chapitre Discussion était de 20 avec un minimum de 0 et un maximum de 110. Aux percentiles 25 et 75 correspondaient respectivement les valeurs 11 et 31.

La moyenne du nombre de pages de la partie conclusion était de 5 avec un écart type égal à 2.

(c) Le nombre des références :

La médiane du nombre de références citées était de 103 avec un minimum de 6 et un maximum de 455 références. Aux percentiles 25 et 75 correspondaient respectivement les valeurs 71 et 137.

La médiane du nombre des ouvrages (livres ou encyclopédies) cités dans les références était de 12 avec un minimum de 0 et un maximum de 84 ouvrages. Aux percentiles 25 et 75 correspondaient respectivement les valeurs 7 et 20.

5) Etude de la qualité rédactionnelle et méthodologique des thèses :

(a) Le titre :

Les mots en position forte dans les titres étaient à contenu informatif dans 78,9 % des cas. (Tableau II)

Le ton des titres était neutre dans 96,3% des cas. (Tableau III)




Les titres étaient imprécis dans 25,2% des cas (y compris le type courant). (Tableau IV)




Les titres comportaient des mots inutiles dans 60,2% des cas. (Tableau V)

6% des titres comportaient des abréviations.

Les mots composant les titres ont été partiellement ou totalement repris par les mots clés dans 95,7% des cas. La médiane des pourcentages des mots composant les titres et répétés par les mots clés a été estimée à 21% avec un minimum de 0% et un maximum de 100%. Aux percentiles 25 et 75% correspondaient respectivement les valeurs 13 et 33%.

Les titres ont été jugés inadéquats au thème traité dans 19,5% des cas. (Tableau VI)



(b) Les mots clés :

Le mot clef le plus cité était : Psychiatrie. (Tableau VII)



(c) La structure du plan adoptée par les thèses :

La structure « IMRAD partiellement respectée » a été la plus adoptée par les thèses de notre échantillon. (Tableau VIII)


La structure « IMRAD partiellement respectée » a été la plus représentée dans les thèses quel que soit la faculté de soutenance. Les structures personnalisées avec « IMRAD non respectée » sont de moins en moins adoptées. (Figures 6 et 7)

(d) L’introduction :

Quatre (1,5 %) thèses ne comportaient pas de partie introduction.

La partie introduction comportait en moyenne 14 phrases avec un écart type égal à 9.

La médiane du nombre de lignes écrites était de 39 avec un minimum de 9 et un maximum de 314 lignes. Aux percentiles 25 et 75 correspondaient respectivement les valeurs 29 et 54.

Le sujet d’étude a été précisé dans 98,1% des cas.

Le but de l’étude n’a pas été précisé dans 23% des cas.

La partition de l’introduction n’a pas été respectée dans 31,9% des cas.

Les thèmes de psychiatrie adulte traités variaient dans leur répartition en fonction des années. Les thèmes les plus étudiées à la Faculté de Médecine de Tunis durant la période 2001-2005 étaient par ordre de fréquence décroissant : les troubles de l’humeur, les troubles anxieux ou de personnalité, la schizophrénie, les systèmes de classification ou l’enseignement en psychiatrie, la thérapeutique et la toxicomanie. (Figure 8)

Le nombre moyen des objectifs cités était de 2 avec un écart type égal à 1.

L’objectif principal le plus cité était la description du profil d’une maladie ou d’un comportement dans une population donnée. (tableau IX)

La médiane du nombre de références citées était de 1 avec un minimum de 0 et un maximum de 43 références. Aux percentiles 25 et 75 correspondaient respectivement les valeurs 0 et 4.

La partie introduction a été jugée précise dans 72,8 % des cas.

Les erreurs recensées étaient représentées par :

La présentation d’une information ou d’une donnée chiffrée sans référence : dans 43,6% des cas.

L’emploi du futur : dans 26,8% des cas.

Une digression : dans 20,6% des cas.

La citation d’un auteur sans sa référence : dans 14% des cas.

L’emploi d’une expression émotionnelle : dans 10,5% des cas.

L’adoption d’un système de référence différent de celui qui a été utilisé dans la partie références : dans 10,2% des cas.

Un rappel historique : dans 7,8% des cas.

Un style littéraire : dans 7,4% des cas.

L’utilisation d’une abréviation inexpliquée : dans 7% des cas.

L’utilisation d’etcetera (etc) alors qu'il n'y a pas de répétition d'une action : dans 1,5% des cas.

(e) Le chapitre étude théorique :

La partie théorique a été retrouvée dans 95% des thèses.

Les parties théoriques comportaient des revues : des concepts, des systèmes de classifications, des définitions, des étiopathogénies des troubles psychiatriques, de la clinique, du pronostic et de la prise en charge des différentes pathologies mentales.

(f) Le chapitre Matériel et Méthodes :

Il a été parfois appelé Méthodologie, Protocole de l’étude ou Patients et Méthodes.

Les critères d’inclusion des populations étudiées n’ont pas été précisés dans 24,4% des cas.

Les critères de non inclusion des populations étudiées n’ont pas été précisés dans 62,2% des cas.

Les périodes d’études n’ont pas été précisées dans 16,9% des cas.

Les populations d’études n’ont pas été décrites dans 74% des cas.

Les populations sources n’ont pas été décrites dans 84,6% des cas.

Les échantillonnages n’ont pas été précisés dans 47,8% des cas.

Les échantillonnages étaient de type :

systématiques dans 30% des cas.

tirages au sort dans 8,3% des cas.

Arbitraires dans 13,9% des cas.

La médiane des effectifs des différentes populations d’études était de 100 avec un minimum de 2 et un maximum de 10316. Aux percentiles 25 et 75 correspondaient respectivement les valeurs 50 et 281.

Les populations témoins ont été étudiées dans 14,2% des thèses. Leurs critères d’inclusion ont été précisés dans 72,2 % des cas et leurs critères d’exclusion ont été

Précisés dans 22,2 % des cas.

La chronologie d’exposition des critères de jugement la plus utilisée était de type : critères accessoires puis critères principaux. (Tableau X)

Les dossiers médicaux ont été exploités dans 70,8% des cas.

Les systèmes de classifications ont été précisés dans 44,3% des cas.

Les outils utilisés pour le recueil des données n’ont pas été précisés dans 26,5% des cas.

Les fiches épidémiologiques ont été utilisées dans 51,8% des cas alors que les questionnaires ont été utilisés dans 21,7% des cas.

Des tests psychométriques ont été utilisés dans 32,5% des cas.

Les tests statistiques ont été précisés dans 47% des cas.

Des logiciels statistiques ont été utilisés dans 41,9% des cas.

Les trois logiciels statistiques les plus utilisés étaient : EPI INFO (27,7%), SPSS (7,1%) et SYSTAT (2,8%).

Les erreurs recensées étaient représentées par :

L’emploi d’un style télégraphique : dans 27,8% des cas.

La présence d’un commentaire : dans 21,9% des cas.

La présence de données marginales : dans 13% des cas.

L’emploi d’abréviations inexpliquées : dans 7% des cas.

L’emploi du futur : dans 6,1% des cas.

L’utilisation d’expressions émotionnelles : dans 5,3% des cas.

L’exposition des résultas : dans 2,8% des cas.

(g) Le chapitre Résultats :

1. Les tableaux :

La médiane des nombres de tableaux utilisés était de 18 avec un minimum de 0 et un maximum de 108. Aux percentiles 25 et 75% correspondaient les valeurs 10 et 34.

Les tableaux étaient présents dans 87,3% des cas.

22,8% des tableaux n’étaient pas numérotés.

42,6% des tableaux ont été numérotés par des chiffres arabes.

29,1% des tableaux étaient sans titres.

49,3% des corps de tableaux comportaient des unités de mesure.

16,7% des tableaux comportaient des chiffres mal alignés.

35,7 % des tableaux n’ont pas été appelés dans le texte.

61,7% des tableaux avaient des souches non respectées.

12,3 % des tableaux comportaient plus que 7 colonnes.

51,5% des tableaux comportaient plus que 7 lignes.

11,5% des tableaux contenaient des symboles ou abréviations inexpliquées.

15,4% des tableaux comportaient des cases vides.

2. Les figures :

Les figures étaient présentes dans 73,5% des cas.

La médiane des nombres de figures utilisés était de 9 avec un minimum de 0 et un maximum de 86. Aux percentiles 25 et 75% correspondaient les valeurs 1 et 19.

Les trois types de figures les plus utilisées étaient :

Les histogrammes en bâtonnets: dans 56,9% des cas.

Les camemberts : dans 30,8% des cas.

Les tracés de courbes : dans 6,7% des cas.

21,4% des figures étaient non numérotées.

3,3% des figures étaient numérotées en chiffres Romains.

14,1% des figures étaient sans titres.

34,4% des figures n’étaient pas appelées dans le texte.

8% des camemberts comportaient plus de sept secteurs.

24,7% des Histogrammes en bâtonnets comportaient plus de sept bâtonnets.

Les figures ont été estimées compréhensibles seuls dans 95,1% des cas.

3. Présentation des résultats :

La chronologie d’exposition des critères de jugement a été respectée dans 90,7% des cas.

Les pourcentages étaient présentés sans intervalles de confiance dans la majorité des cas (99,6%).

24,8% des décimales dans les pourcentages étaient inadéquates par rapport aux effectifs étudiés (Présence d’une décimale pour des effectifs <100 ou deux décimales pour des effectifs <1000).

64,7% des moyennes n’étaient pas accompagnées par des écarts types.

Les variables subjectives étaient mesurées dans 27,5% des cas. Elles étaient exprimées par des scores dans 100% des cas. Les échelles visuelles analogiques n’ont jamais été utilisées.

4. Les erreurs :

Les erreurs recensées étaient représentées par :

La présence de commentaires : dans 57,2% des cas.

Une allusion à la population étudiée (en dehors de la situation ou le profil de l’échantillon est un objectif cité à l’introduction): dans 53,6% des cas.

La présence d’explications : dans 47,6% des cas.

Un appel à des références : dans 27,2% des cas.

Une allusion à la méthode de travail : dans 24,4% des cas.

La présence de comparaisons avec d’autres études : dans 18% des cas.

La présence de résultats marginaux : dans 10,4% des cas.

L’emploi du futur : dans 2,4% des cas.

L’emploi d’expressions émotionnelles : dans 2% des cas.

(h) Le chapitre Discussion :

Le chapitre discussion était présent dans 96,1%.

Elle a été parfois appelée commentaires ou étude analytique.

95,2% des discussions n’ont pas statué sur le fait que l’objectif fixé au départ a été atteint ou non.

56,6 % des discussions n’ont pas jugé la validité de leurs résultats.

33,1% des discussions n’ont pas déterminé la portée de leurs résultats.

28,5% des discussions n’ont pas respecté la chronologie d’exposition des critères de jugement.

23,5% des discussions n’ont pas procédé à des comparaisons avec d’autres études.

48,6% des discussions n’ont pas expliqué les raisons de leurs choix.

57,5% des discussions n’ont pas exposé les biais statistiques.

Les biais statistiques les plus cités étaient les biais de sélection (76%) puis de mesure (54,4%).

Les erreurs recensées étaient représentées par :

Une discussion sur des généralités : dans 32,3% des cas.

La répétition de ce qui a été dit dans l’introduction : dans 8,8% des cas.

La présentation d’un résultat non cité dans le chapitre Résultats : dans 8% des cas.

L’emploi d’une expression émotionnelle : dans 8% des cas.

La citation d’un auteur sans le référencer : dans 7,6% des cas.

L’emploi du futur : dans 6% des cas.

(i) Le chapitre conclusion :

Les conclusions ont représenté les équivalents de longs résumés.

Elles ont, en général, exposé les sujets d’étude, les objectifs fixés, la méthodologie suivie puis ont réuni les résultats les plus importants et ont fini par émettre des conclusions et des perspectives d’avenir dans certains cas.

(j) Les résumés :

54% des thèses comportaient des résumés.

La médiane des nombres de mots composant les résumés était de 218 avec un minimum de 61 et un maximum de 1030. Aux percentiles à 25 et 75% correspondaient respectivement les valeurs 171 et 295.

Les résumés étaient informatifs dans 95,7% des cas.

Les résumés ont adopté la structure IMRAD dans 56% des cas.

Les erreurs recensées étaient représentées par :

L’emploi d’une expression émotionnelle : dans 9,3% des cas.

L’utilisation d’adjectifs ou adverbes creux : dans 5,7% des cas.

L’utilisation d’abréviations inexpliquées : dans 4,3% des cas.

L’emploi du futur : dans 0,7% des cas.

Le recours à une note en bas du résumé : dans 0,7% des cas.

(k) Les références, la liste des abréviations et les annexes :

Les chapitres références ont été appelés bibliographies dans 60,5% des cas.

Les références citées étaient majoritairement des articles médicaux (comparés aux ouvrages).

Les références les plus anciennes étaient des ouvrages dans 26,1% des cas.

Les références les plus récentes étaient des ouvrages dans 3,4% des cas.

Le système de classification des références le plus utilisé était le système alphabétique numérique. (Tableau XI)

La rubrique référence était placée avant la rubrique annexe dans 13% des cas.

La rubrique annexe était absente dans 40,2% des cas.

La rubrique liste des abréviations était présente dans 16,1% des cas. Elle était placée avant le plan dans 5,4% des cas.

(l) Extraits des différentes erreurs du style rédactionnel :

Nous avons recensé l’emploi d’adjectifs, d’adverbes creux et des expressions inutiles :

« Leur description frappe par leur côté spectaculaire et leur souci de détail clinique ».

« Nous avons été frappés par la fréquence de cette mort qualifiée de mystérieuse ».

« Nous avons été frappés par la montée en fréquence des conduites suicidaires ».

« La carence des études est d'autant plus frappante que… ».

« Notre but est d'apporter une contribution objective à l'évaluation de l'impact de la maladie sur la santé… ».

« Le but est d'apporter une contribution objective à l'évaluation de l'impact... ».

« Apporter une modeste contribution à l'étude clinique de ces psychoses ».

« Notre but était de contribuer à l'étude de … ».

« …apporter une modeste contribution…cette longue et pénible tache… ».

« Ce travail sur…a la modeste prétention de contribuer au bon usage des neuroleptiques... ».

« ….apporter une contribution personnelle à…. ».

« Ce constat pessimiste…Face au développement extraordinaire d'autres branches de la médecine…».

« L'obésité constitue un problème épineux, irritant… ».

« L'accroissement préoccupant…a intrigué ... ».

« Notre espoir est de susciter chez les médecins un intérêt même minime pour… ».

« Il serait hautement souhaitable dans un autre travail de comparer... ».

« De même, il est indéniable que notre environnement peut nous laisser indifférents face à cette problématique de taille… ».

« Dans ce cadre notre maître Pr… a mis en place… ».

« Sur les conseils de notre maître le professeur…».

« …poursuivant le travail de notre ami… ».

« Le travail de notre maître …a objectivé ».

« Notre maître…nous a fait le grand honneur de nous y associer …nous tenons encore à remercier à nouveau notre maître le Pr... ».

« Nous avons été fascinés depuis 1992…du degré d'intrication entre la pathologie somatique et la pathologie psychiatrique ».

« Malheureusement à l'heure actuelle, nous ne disposons d'aucune donnée chiffrée concernant les troubles dépressifs... ».

« Il est de ce fait, souhaitable d'approfondir nos connaissances des formes de début précoce… ».

« Le diagnostic en psychiatrie a été l'objet de nombreuses attaques de la part de...».

« Dans notre pratique, il est banal de rencontrer des patients schizophrènes qui se sentent déprimés ».

« Il nous est agréable de leur rendre hommage ainsi qu'à tout le corps enseignant, et au directeur de cet établissement ».

« Ce travail n’a pas la prétention de répondre à toutes ces interrogations …c'est simplement un modeste essai et une mise au point théorique sur le sujet ».

« Surpris par ces contradictions… nous nous sommes proposés de …. ».

« Nous visons qu'à effleurer ce sujet… ».

« ….nous laisse espérer que nos résultats... ».

« Les documents concernant…nous ont cruellement fait défaut ».

« Nous avons été surpris lors de la revue de la littérature, par la rareté des travaux épidémiologiques concernant… ».

« Pour conclure, nous aimerions souligner l'intérêt et le plaisir d'avoir contribué à l'approche du concept de qualité de vie liée à l'état de santé ».

« Nous espérons ainsi contribuer à promouvoir la santé mentale des femmes…

Notre souhait est de… ».

« Ce récit de drame très touchant illustre bien le lien qui existe entre ... ».

« Il serait prétentieux que de vouloir en étudier tous les aspects… ».

« J'espère par notre travail, avoir contribué un tant soit peu à l'avancement des données de la littérature... ».

« À la fin de cette étude nous émettons quelques souhaits qui méritent à notre égard toute bien vaillance pour une meilleure prise en charge... »

« C'est donc avec regret que nous constatons l'absence de cette… »

Quelques thèses comportaient des extraits de poèmes ou de chansons écrites sous les titres de différentes pages intercalées entre les chapitres.

II. Etude critique et comparative :

L’analyse des différents types d’études épidémiologiques a objectivé une différence entre la nature de l’étude mentionnée et celle évoquée par la méthodologie suivie. (Figures 9 et 10)

31% des thèses n’ont pas statuées sur la nature des études épidémiologiques menées.

7% des thèses ont été considérées comme étant des études prospectives alors que seules 0,8% d’entre elles répondaient aux critères de définition de ce type d’études.

16,6% des thèses ont été considérées comme étant des études transversales alors que nous avons trouvé un pourcentage plus important de l’ordre de 29,2%.

2% des thèses ont été considérées comme étant des cas rapportés alors que nous avons trouvé un pourcentage moins important de l’ordre de 0,8%.

0,4% des thèses ont été considérées comme étant des séries de cas alors que nous avons trouvé un pourcentage plus important de l’ordre de 8,7%.

43% des thèses ont été considérées comme étant des études rétrospectives alors que nous avons trouvé un pourcentage plus important de l’ordre de 60,5% (parmi lesquels 14,2% des cas ont été des études cas témoins).

Nous avons estimé que seulement 78,5% des études étaient les plus appropriées aux objectifs fixés au départ.

Des différences significatives ont été retrouvés entre les thèses à structure IMRAD partiellement ou totalement respectée et les thèses à structure IMRAD non respectée :

Les thèses dont la structure IMRAD a été partiellement ou totalement respectée (Th R) ont été significativement plus nombreuses (62,5%) que les thèses IMRAD dont la structure IMRAD n’a pas été respectée (Th NR) (37,5%). [P<0,00]

La position forte dans le titre était plus fréquemment un contenu informatif dans les Th R (84,7%) que dans les Th NR (69,4%). [différence significative avec P<0,00].

Les mots-clés ont été significativement plus utilisés dans les Th R (97,5%) que dans les Th NR (78,4%). [p<0.000000]

Les parties Théoriques des Th NR comportaient significativement plus de pages que celles des Th R. [p<0,000]

Les chapitres Discussions des Th R comportaient significativement plus de pages que celles des Th NR. [p<0,000]

Les parties références ont été plus fréquemment appelées Bibliographie par les Th NR (76,5%) que par les Th R (50,9%). [p<0,0000]

Les références citées dans les chapitres Introduction ont été significativement plus nombreuses dans les Th R que dans les Th NR. [p<0,000]

Le sujet de chaque étude a été expliqué dans les chapitres Introduction par un nombre de Th R plus significatif que celui des Th NR. [P<0,00]

Le but de chaque étude a été mentionné dans les chapitres Introduction par un nombre de Th R (92,6%) plus significatif que celui des Th NR (50%). [p<0,000000]

La partition du chapitre Introduction a été respectée par un nombre de Th R (87,1%) plus significatif que celui des Th NR (35,1%). [P<0,000000]

Le nombre d’objectifs cités dans les chapitres Introduction était significativement supérieur dans les Th R que dans les Th NR. [p=0,02]

Les chapitres Introduction ont été jugées précises dans un nombre de Th R (90,8%) plus significatif que celui des Th NR (41,5%). [P<0,000000]

Les chapitres Introduction ont comporté des digressions dans un nombre de Th NR (41,5%) plus significatif que celui des Th R (8,6%). [p<0,000000]

Le nombre d’auteurs cités dans les chapitres Introduction et non référencés, était significativement plus important dans les Th NR (20,2%) que dans celui des Th R (10,4%). [p=0,02]

Les chapitres Introduction ont comporté des citations non référencées dans un nombre de Th NR (56,4%) plus significatif que celui des Th R (36,2%). [p<0,00]

L’emploi d’expressions émotionnelles dans les chapitres Introduction a été significativement plus fréquent dans les Th NR (17%) que dans les Th R(6,7%). [p<0,00]

L’emploi d’un style littéraire dans les chapitres Introduction a été significativement plus fréquent dans les Th NR (11,7%) que dans les Th R(4,9%). [p=0,04]

Les critères d’inclusion de la population étudiée étaient précisés par un nombre Th R (89%) significativement supérieur à celui des Th NR (51,6%). [p<0,000000]

Les critères de non inclusion de la population étudiée étaient précisés par un nombre Th R (51,5%) significativement supérieur à celui des Th NR (13,2%). [p<0,000000]

La période d’étude a été précisée par un nombre Th R (91,4%) significativement supérieur à celui des Th NR (68,1%). [p<0,00000]

L’échantillonnage a été précisé par un nombre Th R (62%) significativement supérieur à celui des Th NR (34,4%). [p<0,0000]

L’échantillonnage a été arbitraire dans un nombre Th NR (74,4%) significativement supérieur à celui des Th R (54,6%). [p<0,00]

Les effectifs des populations étudiées étaient significativement plus importants dans les Th R (médiane=115) que dans les Th NR (médiane=75). [p<0,000]

Des populations témoins ont été étudiées dans un nombre de Th R (19,6%) significativement supérieur à celui des Th NR (4,4%). [p<0,000]

Les critères d’inclusion de la population témoins étaient précisés par un nombre Th R (78,1%) significativement supérieur à celui des Th NR (25%). [p=0,02]

Les critères de non inclusion de la population témoins étaient précisés par un nombre Th R (78,1%) significativement supérieur à celui des Th NR (25%). [p=0,02]

Les chronologies d’exposition des critères de jugement « accessoires puis principaux » et «primaires puis secondaires » étaient significativement plus utilisées par les Th R (81% et 1,2%) que par les Th NR (61,5% et 0%). [p<0,000]

Les chronologies d’exposition des critères de jugement «immédiats puis tardifs » et « principaux puis accessoires» étaient significativement plus utilisées par les Th NR (22% et 16,5%) que par les Th R (11% et 6,7%). [p=0,01]

Le Dossier médical a été exploité par un nombre Th NR (81,1%) significativement supérieur à celui des Th R (65%). [p<0,00]

Les systèmes de classification ont été précisés par un nombre Th R (53,4%) significativement supérieur à celui des Th NR (27,8%). [p<0,0000]

Les outils de mesure ont été précisés par un nombre Th R (89,6%) significativement supérieur à celui des Th NR (44,4%). [p<0,000000]

Les tests psychométriques ont été utilisés par un nombre de Th R (42%) significativement supérieur à celui des Th NR (15,6%). [p<0,00000]

Les méthodes statistiques ont été précisées par un nombre de Th R (69,3%) significativement supérieur à celui des Th NR (13,3%). [p<0,000000]

Les tests statistiques ont été précisés par un nombre de Th R (66,9%) significativement supérieur à celui des Th NR (11,1%). [p<0,000000]

Des erreurs de type : commentaires, styles télégraphiques, données marginales et expressions émotionnelles ont été retrouvées dans les chapitres Matériel et méthodes ou leurs équivalents dans un nombre de Th NR significativement supérieur à celui des Th R. (Tableau XII)

Les tableaux ont été utilisés par un nombre de Th R(médiane=22) significativement supérieur à celui des Th NR (médiane=14). [p<000]

Les figures ont été utilisées par un nombre de Th R(médiane=11) significativement supérieur à celui des Th NR (médiane=3). [p<000000]

Les erreurs retrouvées dans les tableaux : Tableau XIII.

Les erreurs retrouvées dans les figures : Tableau XIV.

Les figures jugées incompréhensibles seules ont été retrouvées dans un nombre de Th NR (12,5%) significativement supérieur à celui des Th R (2,2%). [p<0,00]

La chronologie des résultats a été respectée par un nombre de Th R (96,9%) significativement supérieur à celui des Th NR (78,6%). [p<0,00000]

Des pourcentages ont été calculés dans un nombre de Th R (98,8%) significativement plus important que celui des Th NR (78,6%). [p<000000]

Les variables subjectives ont été utilisées par un nombre de Th R (36,2%) significativement supérieur à celui des Th NR (10,7%). [p<0,0000]

Les erreurs retrouvées dans la partie résultats : Tableau XV.

Comparaison des données du chapitre discussions : Tableau XVI.

Erreurs retrouvées dans les chapitres discussions : Tableau XVII.

Les études menées ont été jugées les plus appropriées dans un nombre de Th R (84,7%) significativement supérieur à celui des Th NR (68,4%). [P=0,001]

Les résumés ont été plus fréquemment retrouvés dans les Th R (64,4%) que dans les Th NR (36,7%). [P<0,0000]

Le nombre de mots composant les résumés ont été significativement plus importants (donc résumé plus long) dans les Th R (médiane=243) que dans les Th NR (médiane=218 ). [P<0,00]

Caractéristiques des résumés : Tableau XVII.

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© 2005 Karmous Riadh, Dr. Zghal Ahmed